COMÉDIES
La! La! La! La! C'est bien, tu tiens le ruoiivement!... On dirait que l'on a des ailes... C'est charmant! On sent ce doux vertige aux angoisses étranges Que doivent sentir seuls les oiseaux — ou les anges!... Oh ! que c'est amusant 1 On plane ! On n'est plus soi I Est-ce moi qui te mène, Angèle, ou si c'est toi?..,
ANGÉLIQUE, tout en valsant.
Assez !
LUCIE, de même.
Non I Non ! Encore !
ANGÉLIQUE, de même.
Assez I ,
LUCIE, de même.
Comment I tu bâilles?
A ! général, voilà le fruit de vos batailles 1
ANGÉLIQUE, se dégngennt el se laissant tomber siii le catiape.
Grâce ! Je a'ec puis plusl
LUCIE
Ce serait inhnmnin
D'insister. Moi j'irais ainsi jusqu'à demain. ANGÉLIQUX, prenant son bougeoir.
Moi, je vais me coucher.
LUCIE
Quelle lieure peut-il être?
On n'a ni montre ni pendule... Ah I la fenêtre. . .
Elle va À la fenêtre et soulève le rideau. Tiens !
ANGÉLIQUE, allant À la fenêtre aiuiL
Quoi donc?
LUCIE
Tu vois bien ce liseré vermeil Tout au bord de la nuit 1 Eh ! bien, c'est le soleil.
Elle Ta prendre aussi son bougeoir.
ANGÉLIQUE, bâillant.
J'aime mieux que ce soit une autre qu'on marie.
LUCIE
4b 1 ce babyl Dodo ! Dodo I...
BUe l'embrasse.
22 GOUfiDIES
ANGÉLIQUE, l'embrassant aussi.
Bonsoir, chérie.
Elle va 7ers la porle de droite.
LUCIE, allant vers la porte de gauche.
Comment dis-tu? bonsoir!... tu peux dire bonjour I ANGÉLIQUE, à sa porte entr'ouverle et se retournant.
Rêve de mariage 1
LUCIE, de même, lui envoyant un baiser. Et toi, rêve d'amour!
Elles sortent. — La musique continue doucement jusqu'au baisser du rideau.
::j;LiC COL!^. — liiPiUiiiin!.; iiï. i. \
Pailleron, Edouard Jules Henri