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ET LA RUE ROL'CIIER A MONTPELLIER

Roiiclier naquit dans uno maison de La rue Arc d'Arène, rue qui porta depuis le nom de Roucher et qui a disparu lors du percement de la rue Nationale. La maison natale du poète s'élevait tout près de l'emplacement actuel de l'hùtel des postes et télégraphes. Elle était déjà vieille en 17-4o ; avec un escalier de pierre et dans la cour, un vieux puits à margelle contournée, qui tombait en ruine lors de la démolition.

Les corapatrioles de Roucher renouvelleront-Us un jour riionneur qu'ils lui firenl en 18io?

Arrêté du 1 juin 1815.

Le maire de la ville de Montpellier, considérant :

1° Que la Société des sciences, belles-lettres et arts de cette ville a inséré dans ses bulletins l'éloge de Jean-Antoine Roucher, auteur du poème des Mois ;

2° Que cette Société a témoigné à M. le maire le désir de voir honorer la mémoire d'un homme illustre par ses talents, ses vertus et ses malheurs ;

Considérant qu'une cité s'iionore elle-même en rendant hommage aux grands hommes qu'elle a vus naître dans son sein;

Que cet hommage est un aiguillon puissant pour tous les citoyens ;

Arrête :

1° La rue où Jean- Antoine Roucher, auteur du brillant poème des Mois, a pris naissance portera, à l'avenir, le nom de ce poète aimable, de ce philosophe iiardi, de ce père tendre, de ce citoyen maliieureux ;

2" Copie de cet arrêté sera envoyée à son illustre lille, madame Cuillois, et sera insérée dans le journal du département de l'Hérault.

Montpellier, le 7 juin 1815.

Signé : Rigaud, adjoint.

(Ici se trouvait le cachet de la « bonne ville de Montpellier ».)

APl'ENDICE. 345

TRIBUNAL UÉVOLUTIONNAIRE

ÉTABLI A TARIS, AU TALAIS, PAR LA LOI DU 10 MARS 1793, l'an II DE LA RÉPUBLIQUE

Greffier du Tribunal,

Je t'envoie, citoyen, l'extrait du jugement qui condamne, à la peine de mort, Roucher, Gliénier et autres, en date du 7 thermidor, ainsi que celui d'exécution dudit jugement. Je t'invite à faire la consignation de ce décès sur le registre mortuaire et de m'accuser la réception de cet extrait,

A Paris, le 7 thermidor de l'an second de la République française une et indivisible.

Neirot, commis-greffiei'.

Au citoyen commis à l'enregistrement des actes, contenant Tétat civil des citoyens, à la municipalité de Paris.

[Aixhives nationales, cart. W, 504.)

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