‹ Pendant le terreurChapitre 80 sur 84 · DE MONTPELLIER · texte numérisé non relu

DE MONTPELLIER

Après la mort de Roucher, son frère le docteur lui fit élever à sa campagne, près de Montpellier, un monument funèbre dont voici la description :

Dans un cabinet de cyprès est un tombeau à la romaine, surmonté du buste du poète. Sur le piédestal on voit un laboureur qui se repose auprès de sa charrue et de ses bœufs, à l'ombre d'un saule pleureur ; aux branches sont

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pendus une lyre et un chalumeau. Ce laboureur grave sur le saule cette épilaplie que Roucher avait composée pour lui :

Flatteurs ! qu'au lieu d'euccus, de fleurs et d'iiécatombo, La main d'un laljnurour écrive sur uia tombe: Il aima la campague et sut la faire aimer.

De chaque coté s'élèvent deux obélisques dont l'un représente au-dessus d'une forêt de cyprès le mont Parnasse et les Muses, au milieu desquelles est Apollon. Sur le socle de l'obélisque sont gravés ces vers :

Et toi, chantre des Uois, à ta muse hautaine, Digne d'un autre temps et d'un destin meilleur, D'un berceau do cj-près J'offrirai la douleur.

(Castel, Poème des Plantes.)

Sur l'autre obélisque sont représentées deux nymphes des bois qui couronnent de lauriers et de roses le médaillon de Roucher. Sur le socle, on lit ces vers :

Et toi, Roucher aussi, ciiaiitrc pompeux des Mois, Je te vois couronné par les nymphes des bois. Los roses, les lauriers, les odorantes herbes Sont le modeste prix de tes accents superbes.

(Marnésia, Poème de ta Nature cliamiiélve.)

Ce mausolée a été recueilli depuis par Nf. Gombrus, arrière-petit-neveu du poète, et transporté dans sa propriété de Valflaunès, où il existe encore.

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