‹ Pénicillinothérapie de la Broncho-Pneumonie du ChienChapitre 31 sur 34 · ROUTE · texte numérisé non relu

ROUTE

amène le propriétaire à alimenter l'animal de force avec de l’eau sucrée et du jus de viande.

On diagnostique en outre une hépato-néphrite et

une entérite. Nul doute que nous ayons affaire à plusieurs formes très sévères de la maladie de Carré.

Nous commençons de suite le traitement habituel : 200.000 U. ©. de pénicilline retard (huile cholestérinée) en deux injection dans la journée, complété par des fumigations nombreuses, des injections de sérum glucosé (60 cc.), une friction sinapisée et 10 cc. d’huile camphrée. L'’entérite est traitée par deux comprimés de Talidine. Quatre jours de ce traitement ramènent la température à 39° 4. Les signes de broncho-pneumonie ont fait place à ceux de la bronchite : la respiration quoique rude est'moins accélérée, le jetages est séreux et moins abondant. L'appétit est revenu. Il y a donc une amélioration très nette, le traitement à la pénicilline est arrêté malgré la légère hyperthermie persistante. Trois jours après, l'amélioration espérée ne s’est pas manifestée. L'état du poumon n’a pas empiré mais on note une nouvelle poussée thermique. Après avoir injecté 200.000 U. ©. de pénicilline retard, nous conseillons l’expectative. Huit jours après, la température oscille encore entre 39° 5 et 40° bien que les signes pulmonaires restent stationnaires.

Pensant nous trouver en face de phénomènes de pénicillino-résistance naturelle ou acquise, nous instituons un traitement aux trisulfamides (sulfadiazine, sulfafhiazol, sulfamérazine), huit comprimés par jour.

Le résultat n’est guère meilleur, il se solde par une chute thermique de quelqus dixièmes de degré seulement après quatre jours de traitement.

La gamme d'’antiseptiques utilisés ne permet pas de conclure à un échec vis-à-vis des germes de sortie. 11 y à plutôt lieu de penser à une invasion très importante de l'organisme par le virus de Carré qui aurait entretenu l'infection. Cette hypothèse nous semble confirmée par le fait que l’animal entretenu par des soins hygiéniques assidus, à peu à peu éliminé sa bronco-pneumonie, tout en restant toujours en lègère hyperthermie; et que, à notre dernier examen, on a pu noter l'apparition de signes ‘herveux tardifs se

. re

traduisant par des contractions cloniques des crotaphytes qui dénotent une forme fréquente de la maladie de Carré.

Observation XVI

Chien Braque d'Auvergne, 4 mois.

La forme pulmonaire de la maladie de Carré a été précédée de la forme intestinale, La température oscille autour de 40°. L'animal est très abattu et ne mange pas. Un jetage abondant s'écoule des narines. La respiration est très pénible( la toux fréquente et quinteuse. À l’auscultation on entend des râles sibilants et crépitants. La percussion dénote de la sub-matité à gauche.

Quatre jours de traitement à la pénicilline retard à raison de 200.00 U.O. par jour, ne produisent qu’une amélioration très légère et passagère, La dyspnée et le jetage persistent. On pratique un abcès de fixation que l’on ponctionne trente-six heures après. Le mauvais état général nous incite à poursuivre le traitement quand apparaissent les premiers signes de complications cérébro-spinale qui nous conduisent à sacrifier l’animal.

Observation XVII

Chien courant tricolore, 3 mois.

Il est”présenté à la consultation en pleine évolution de la bronco-pneumonie. Le cas est très grave. On pratique une injection de 50.000 U. ©. de pénicilline retard en milieu de Romansky. Quelques heures après, l'animal meurt subitement alors qu’une très nette amélioration de son état général s'était manifestée.

Page 1