‹ Pensâees et fragments inâedits de MontesquieuChapitre 207 sur 263 · III. JUDAÏSME · texte numérisé non relu

III. JUDAÏSME

2153* (168. 1, p. 139). — €Dixit insipiens in corde suo : € Non est Deus. » — Cela ne s'applique aux athées que dans un sens étendu ; cela veut dire dans le sens littéral: c Non est Jehovahl » Il est parlé là 10 des nations qui méprisoient le Dieu d'Israël, et qui disoient qu'il étoit un Dieu imaginaire. Les Chaidéens n'étoient point sujets à l'athéisme, et il n'est parlé, en aucun endroit de l'Écriture, de cet énorme attentat.

i5 2154(374. 1, p. 359). — Une marque que l'intolérance est un dogme de la religion des Juifs, c'est qu'au Japon, où il y a (je crois) soixante -dix sectes, il n'y a aucune dispute entre elles sur la prééminence; quoique le Deiro (sic) soit le chef

20 d'une secte et considéré par l'Empereur plus que le Pape ne l'est par nos roix.

Je ne sache pas qu'il y ait des disputes à la Chine entre les sectes différentes '. Il y en a bien contre les Chrétiens : car nous commençons par dire :

a5 € Toutes religions sont mauvaises, excepté la nôtre. »

I. *Le père Du Halde rapporte l'ouvrage d'un lettré^ contre les sectateurs de Foê.

5l2 MONTESQUIEU

2155(560. 1, f 438). — Ce <lue c'est que l'enthousiasme I Pendant que les Juifs furent guidés par là, ils détruisirent avec une poignée de monde toutes les armées syriennes. Mais, lorsqu'après des succès si éclatants, ils se furent rendus maîtres de Jéru- 5 salem et eurent formé une principauté et donné la souveraineté à Simon, sous Hyrcan, son successeur, Antiochus Sîdétès, beaucoup plus foible que ses prédécesseurs, s'empara de la Judée, assiégea Jéruaalem, fut sur le point de la prendre, et on fut lo obligé de lui payer un tribut et de lui donner 5oo talents. C'est que, pour lors, on ne défendoit plus que les intérêts du Prince.

2156(558. 1,f° 437 V"). — Les Juifs, par leur seul enthousiasme, se défendirent mieux contre les i5 Romains, que tous les autres peuples qui furent engloutis dans cet empire (sic).

2157*(i564. II, P 461 v"). — Deutéronome , chap. xxviii. — tReducet te Dominus classibus in Egyp-

tum; ibi venderis inimicis tuis in servos suos et 10

ancillas, et non eril qui emat. » — Effectivement les Romains ne se soucioient pas beaucoup des Juifs pour esclaves, dit Égésippe. Ainsi, après la prise de Jérusalem, beaucoup à vendre, peu d'acheteurs. Josèphe dît qu'il en mourut 12,000 de faim pendant a5 qu'on séparoît ceux qui travailloient aux travaux publics, d'avec ceux qui dévoient être vendus.

Il est impossible, de présenter aux yeux des menaces et des promesses plus frappantes que celles

Page 1