I. Voyez page 27 de ce volume et page 220 de Vaatre
1018 (i58o. II, f" 455). — Je disois : c Les richesses, la naissance, etc., sont des médailles; l'estime publique et le mérite personnel sont de la monnoye courante. »
5 1019(14. I, p. 6). — Quand on veut abaisser un général, on dit qu'il est heureux. Mais il est beau que sa fortune fasse la fortune publique.
1020(708. 1, p. 479). — *I1 faudroit convaincre les hommes du bonheur qu'ils ignorent, lors même 10 qu'ils en jouissent*.
1021 (io55. II, f» 61 v^). — La prospérité tourne plus la tête que l'adversité; c'est que l'adversité vous avertit, et que la prospérité fait qu'on s'oublie.
1022(1211. II, f" 93 v°). — Je disois : c La Fortune i5 est notre mère; l'adversité, notre gouverneur. >
1023 (i635. III, fo I vo). — J'écrivois à Mad« deTalmont, sur la perte de son fils : « Nos malheurs diminuent à proportion de notre raison, qui veut que, comme le bonheur passé ne fait point le
20 bonheur à venir, le malheur passé soit de même. »
1024 (i 362. II, f* 195 v°). — Sur les malheurs de grêle ou de gelée, je disois qu'il étoit dans la nature que cela devoit arriver de temps en temps, et que l'on devoit savoir cela en général; qu'il étoit donc
25 indifférent que cela arrivât cette année ou une
autre; que ceux qui s'affligent de ces choses dévoient s'en affliger le premier jour qu'ils entroient dans leurs affaires.
1025 (i i52. II, f° 80). — C'est un malheur qu'il y a trop peu d'intervalle entre le temps où l'on est trop 3 jeune, et le temps où l'on est trop vieux.
1026* (i652. III, f° 10). — Malheureuse condition des hommes! Â peine Tesprit est-il parvenu au point de sa maturité, le corps commence à s'afFoiblir.
4027 (2i5i. III, f* 352). — Notre vie n'est pas 10 comme une comédie, qui doit avoir nécessairement cinq actes: les uns en ont un; les autres, trois; les autres, cinq.
1028(921. II, f* 1 5). — Les bêtes sont plus heureuses que nous : elles fuient le mal; mais elles ne i5 craignent point la mort, dont elles n'ont aucune idée.
1029(547. I> f° 4^)' — Il ^s^ bon qu'il y ait dans le Monde des biens et des maux : sans cela, on seroit désespéré de quitter la vie. *o
1030(390. I, p. 363). — Tous les gens malheureux ont recours à Dieu^ souvent par des vues humaines. Celui qu'on mène au supplice souhaite qu'il y ait un Dieu pour qu'il le venge de ses ennemis. Louis XI souhaite que Dieu communique au bon homme le 25