‹ Pensâees et fragments inâedits de MontesquieuChapitre 42 sur 263 · IV. AFFECTIONS · texte numérisé non relu

IV. AFFECTIONS

4077' (1 554. II, f^» 249). — Prévention des Pères. — Ce n'est pas la prévention de l'homme; c'est celle 35 de la nature.

4078 (668. I, p. 465). — On aime mieux ses petitsenfants que ses fils. C'est que l'on sait, à peu près au juste, les secours que Ton tire de son fils, la fortune et le mérite qu'il a; mais on espère et Ton se flatte sur son petit-fils. 5

1079(1235. II, f» 100, V®). — Les neveux sont des enfants quand on le veut ; les enfants le sont malgré nous.

4080(290. I, p. 3io). — Quiétistes. — Il est impossible d'avoir du sens et de ne pas sentir que l'amour- 10 propre et l'amour d'union est (sic) une même chose; et un amant qui veut mourir pour sa maîtresse ne le fait que parce qu'il s'aime, qu'il s'imagine qu'il goûtera le plaisir de sentir qu'il a fait de si grandes choses pour elle. Son cerveau n'est pas modifié de l'idée i3 de la mort, mais du plaisir de l'amour qu'il a pour sa maîtresse.

4081 (1012. II, f^ 37 v<>).— Mad« la p de Lix.

m'ayant demandé mon avis sur son mariage avec M. de M., je lui envoyai ces maximes : 20

I. L'amour ne révèle jamais les choses que l'extrême amitié a fait dire.

II. Tout amour qu'il est, il a ses règles; et, dans les âmes bien nées, elles sont plus fortes que ses loix.

III. Le cœur est donné tout entier à l'amour; l'âme 25 reste pour la vertu.

IV. Deux beautés communes se défont; deux grandes beautés se font valoir.

AFFECTIONS io3

V. C'est reflfet d'un mérite extraordinaire d'être dans son jour auprès d'un mérite aussi grand.

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