VI. CUPIDITÉ ET LIBÉRALITÉ. lo
4413 (2098. III, f> 348 vo). — Travailler à faire sa fortune est une chose qui peut amuser: on espère toujours.
4144 (304. I, p. 326). — Je trouve que la plupart des gens ne travaillent à faire une grande fortune i.s que pour être au désespoir, lorsqu'ils l'ont faite, de ce qu'ils ne sont pas d'une illustre naissance.
1113* (2o38. III, f> 335 v°). — Un homme de basse naissance se tourmente bien fort pour faire fortune, c'est-à-dire pour être dans cet état où il rougira 20 toute sa vie de sa naissance et du tourment de cette idée.
1440* (73. I, p. 66), — L'avare aime l'argent par
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(sic) lui-même, non pas à cause des utilités qu'il en retire. Cela s'appelle appetere malum qua malum.
ill7 (2089. III, f° 345 V**). — Je disois à un avare :
< Vous faîtes bien d'amasser de l'argent pendant
3 votre vie : on ne sait ce qui arrivera après la mort. »
d448 (1200. II, f® 92). — L'Aparice. *— Elle est si sotte qu'elle ne sait pas même compter*
1419 (659. 1, p. 460). — Avarice. — Souvent il y a des avares qui ne se soucient pas de dépenser en
10 gros. Il n'y a que la dépense en détail qui les fatigue. C'est qu'ils font un ouvrage qui les occupe : de faire une grosse somme avec des petites. Je les compare à cette folie des soldats d'Antoine (dans l'expédition des Parthes) qui mangèrent une herbe dont l'effet
i3 étoit de leur faire amasser en un monceau toutes les pierres; après quoi, ils ne s'en soucioient pas.
1120 (552. I, i^ 436). — Dans les villes de commerce, comme les villes impériales et celles de Hollande, on est accoutumé de mettre un prix à tout; on
20 met à ferme toutes ses actions; on trafique des vertus morales; et, les choses que l'humanité demande, on les vend pour de l'argent > .
1121 (593. 1, f° 446). — Je disois : c II n'y a pas de petites sommes pour l'avarice. Le duc de Marlbo-