‹ Pensâees et fragments inâedits de MontesquieuChapitre 99 sur 263 · I. Voyez mon extrait d'Aristote, page io · texte numérisé non relu

I. Voyez mon extrait d'Aristote, page io

quoient, comme Ânnibal, Rome dans l'Italie; enfin, qui venoient pour détruire ou pour être détruits. Marins eut le bonheur de les exterminer et recula de plusieurs siècles la grande révolution que les 3 nations du Nord dévoient faire.

1537 (707. 1, p. 479). — La conjuration de Catilina n^est fameuse que par le nombre des scélérats qui la formèrent et des grands personnages qui cherchèrent à la favoriser : car, d'ailleurs, c'étoit un

10 dessein mal conçu, mal digéré, et qui étoit moins l'effet de l'ambition que de l'impuissance et du désespoir.

1538 (io63. II, f^ 64 vo). — Il n'est pas étonnant que Pompée et César fussent jaloux l'un de l'autre :

i3 chacun de ces premiers hommes du Monde ne pouvoit avoir de supérieur que l'autre. Mais nous, pourquoi serions -nous jaloux de quelqu'un? Que nous importe qu'il soit au-dessus de nous, ou non, puisque tant d'autres y sont déjà?

20 1539* (i 521. II, f° 23 1).— Pompée se vantoit mal à propos, en abandonnant l'Italie, de suivre l'exemple de Thémistoclès : car il fuyoit devant 6,000 hommes, et Thémistoclès, devant 900,000 ».

1540* (194. 1, p. i9i)- — République romaine, Sylla. 25 — La victoire de César eut le même effet à l'égard

I. Plutarque ne dit- il pas quelque chose de cela? — Voir Plutarque.

de la République romaine qu'auroit eu la victoire de Marius contre Sylla, s'il l'avoit eue > ; et, si Pompée avoit eu le dessus, peut-être auroit-il rendu la liberté à sa patrie, comme Sylla : car celui qui soutient le peuple, peuple lui-même, a des intérêts 3 bien plus noyés que le noble qui soutient le parti des nobles.

Toutes les anciennes républiques périssoient par le peuple, qui autorisoit un homme contre le sénat.

Deux causes occasionnelles de la chute de la lo République romaine : la reddition de comptes que Caton fit faire aux Chevaliers; les partages des champs aux soldats.

Cause de la chute de TEmpire : le siège transporté par Constantin à Byzance. is

4544* (195. 1, p. 192). — Il ne faut point être étonné du changement d'esprit des Romains après César». Ils étoient les mêmes que du temps des Gracches, des Marius et des Catilina; sans compter que ce changement n'est pas plus grand que celui que nous 20 avons vu dans notre France, de siècle en siècle ; surtout le passage de Charles VII à Louis XI.

1542* (961. II, f*' 22 v*^). — On trouve, dans les premiers temps de la République, l'explication de ce qui se fit lorsqu'elle ne subsista plus. C'étoit les 23 mêmes Romains dans d'autres circonstances. Les historiens, qui, pour la brièveté de la narration,

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