Ent. : s'il y a rien de faux en cela, dans ce choix
6. C'est le mot bien connu de M"' de Sévigné : « Je suis embarquée dans la vie sans mon consentement; il faut que j'en sorte, cela m'assomme. » (16 mars 1672.)
7. Il est à peine besoin de remarquer que les quatre termes de cette double série se correspondent avec une exactitude géométrique.
8. Le côté d'une pièce de monnaie autrefois marqué d'une croix.
vous perdez, vous ne perdez rien '. Gagez donc qu'il est,, sans hésiter. — Cela est admirable : oui, il faut gager; maisje gage peut-être trop ^. — Voyons. Puisqu'il y a pareil hasard de gain et de perte, si vous n'aviez qu'à gagner deux vies pour une, vous pourriez 3 encore gager. Mais, s'il y en avait trois à gagner, il faudrait jouer (puisque vous êtes dans^ la nécessité de jouer), et vous seriez imprudent, lorsque vous êtes forcé à jouer), de ne pas hasarder votre vie pour en gagner trois à un jeu où il y a pareil hasard de perte et de gain. Mais il y a une éternité de vie et de bonheur. Et cela étant, quand il y aurait une infinité de hasards dont un seul serait pour vous, vous auriez encore raison de gager un pour avoir deux et vous agiriez de mauvais sens, étant obligé à jouer, de refuser de jouer une vie contre trois à un jeu où d'une infinité de hasards il y en a un pour vous, s'il y avait une infinité de vie infiniment heureuse à gagner 4. Mais il y a ici une infinité de vie infiniment heureuse à gagner, et autant de hasard de gain que de perte 5 et ce que vous jouez est fini ^. Cela est tout parti 7. Partout où est 1 infini et où il n'y a pas infinité de hasards de perte contre celui de gain, il n'y a point à balancer, il faut tout donner. Et ainsi, quand on est forcé à jouer, il faut renoncer à la raison ^ pour garder la vie plutôt que de la hasarder pour le gain infini, aussi prêta arriver que la perte du néant 9,
Car il ne sert de rien de dire qu'il est incertain si l'on gagnera, et qu'il est certain qu'on hasarde; et que l'infinie
1. Croix, c'est la vie éternelle, c'est tout; pile, c'est le néant qui suit la mort, au dire de l'incrédule.