Ent. : selon la multitude des
cas, des phénomènes que présente la vie morale, et plus bas, par la multitude des cas qui se présentent pour voir la course... C'est le cas de se rappeler le mot de Ballanche que les Pensées sont plus d'une fois de véritables chiffres dont Pascal seul avait la clé.
7. L'instinct d'arrêter, l'instinct du chien d'arrêt, dans la langue barbare de l'ancienne physique.
8. L'instinct, qui nous fait tendre à notre fin et prouve notre grandeur, l'expérience qui nous mor.tre tant de basses actions, et nous instruit de notre faiblesse.
9. Descartes (^Discours de la Méthode, 4° partie) avait déjà développé cette preuve de l'existence de Dieu. Pascal ne se cachera pas ailleurs de la trouver quelque peu abstraite et inefficace. (Œ Art., VIIL)
ARTICLE I ly
consiste dans ma pensée ; donc moi qui pense n'aurais point été, si maméreeùt été tuée avant que j'eusse été animé. Donc je ne suis pas un être nécessaire. Je ne suis pas aussi éternel, ni infini ; mais je vois bien qu'il y a dans la nature un être nécessaire, éternel et infini.
12. Il y a des herbes sur la terre'; nous les voyons, de la lune on ne les verrait pas. Et sur ces herbes, des poils; et dans ces poils, de petits animaux; mais après cela, plus rien. — O présomptueux ! — Les mixtes sont composés d'éléments ; et les éléments, non 2, — O présomptueux ! — Voici un trait délicat. Il ne faut pas dire qu'il y a ce qu'on ne voit pas 3. — Il faut donc dire comme les autres, mais ne pas penser comme eux. (XXV, 3.)
13. La nature recommence toujours les mêmes choses, les ans, les jours, les heures ; les espaces de même et les nombres sont bout à bout à la suite l'un de l'autre. Ainsi se fait une espèce d'infini et d'éternel. Ce n'est pas qu'il y ait rien de tout cela qui soit infini et éternel, mais ces êtres terminés se multiplient infiniment; ainsi il n'y a, ce me semble, que le nombre qui les multiplie qui soit infini4. (XXV, 9.)