‹ Pensées (volume 2)Chapitre 190 sur 306 · Ent. : en un sens contraire · texte numérisé non relu

Ent. : en un sens contraire

6. Ent. : la doctrine de la chute et de la rédemption, si rarement exprimée qu'elle soit dans l'Ancien Testament, suffit à lever tous les doutes et à en faire jeconnaître le caractère révélé et pour ainsi dire chrétien.

Jence que nous fait Dieu (27). La grâce du haptéme, source de la vie ihrétientie (28). J'aime la pauvreté (29). Ce qu'est un saint (jd). La moindre action en morale (ji). La charité (j^). La prière Q4, j/). Faim des choses divines (?6). Contrainte nécessaire O7). La vie éternelle ici-bas (-jS). Les petits enfants (^p). Les conventions sociales pour Je chrétien {40). Transformer les passions en vertu (41). Devoir de la soumission (42, 44). Ne pas juger (4J). J.-C. en nous (46).

1. Première partie : Misère de l'homme sans Dieu, Seconde partie : Félicité de l'homme avec Dieu.

Autrement. Première partie : Que la nature est corrompue. Par la nature mcme '.

Seconde partie : Qu'il y a un réparateur. Par l'Ecriture *.

2. Préface de la seconde partie : Parler de ceux qui ont traité de cette matière 5.

J'admire avec quelle hardiesse ces personnes entreprennent de parler de Dieu, en adressant leurs discours aux impies. Leur premier chapitre est de prouver la divinité par les ouvrages de la nature.

Je ne m'étonnerais pas de leur entreprise, s'ils adressaient leurs discours aux fidèles, car il est certain [que ceux] qui ont la foi vive dedans le cœur voient incontinent que tout ce qui est n'est autre chose que l'ouvrage de Dieu qu'ils adorent. Mais pour ceux en qui cette lumière s'est éteinte et dans lesquels on a dessein de la faire revivre, ces personnes destituées de foi et de grâce, qui, recherchant de toute leur lumière tout ce qu'ils voient dans la nature qui les peut mener à cette connaissance, ne trouvent qu'obscurité et ténèbres : dire à ceux-là qu'ils n'ont qu'à voir la moindre des choses qui les environnent, et qu'ils y verront Dieu à découvert, et leur donner, pour toute preuve de ce grand et important sujet, le cours de la lune et des planètes ■*, et prétendre avoir achevé sa preuve avec un tel discours, c'est leur donner sujet de croire que les preuves de notre religion sont bien faibles, et je vois par raison et par expérience que rien n'est plus propre à leur faire naître le mépris.

Ce n est pas de cette sorte que l'Écriture, qui connaît mieux les choses qui sont de Dieu, en parle. Elle dit au contraire que Dieu est un Dieu caché ; et que, depuis la corruption de la nature, il les a

1. Ent. : prouvé par la nature même. C'est la partie purement philosophique de VApologie, celle qui correspond d'une manière générale aux neuf premiers articles de cette édition des Pensées.

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