‹ Pensées (volume 2)Chapitre 302 sur 306 · VI. ^ A LA MARQUISE DE SABLÉ · texte numérisé non relu

VI. ^ A LA MARQUISE DE SABLÉ

Décembre 1660.

Encore que je sois bien embarrassé, je ne puis différer à vous rendre mille grâces de m'avoir .rocuré la connaissance de M. Menjot% car c'est à vous sans doute, madame, que je la dois. Et comme je l'estimais déjà beaucoup par les choses que ma sœur m'en avait dites, je ne puis vous dire avec combien de joie j'ai reçu la grâce qu'il m'a voulu faire. Il ne faut que lire son épître pour voir combien il a d'esprit et de jugement ; et quoique je ne sois pas capable d'entendre le fond des matières qu'il traite dans son livre, je vous dirai néanmoins, madame, que j'y ai beaucoup appris par la manière dont il accorde en peu de mots l'immatérialité de l'âme 5 avec le pouvoir qu'a la matière d'altérer ses fonctions et de causer le délire*. J'ai bien de l'impatience d'avoir l'honneur de vous en entretenir 5.

1. La marquise de Sablé, après avoir été l'uue des Précieuses les plus brillantes, était devenue l'amie de Port- Roj'aJ. C'est dans son salon qu'ont été produites les Maximes de La Rochefoucauld et peut-être aussi quelques Pensées de Pascal. V. Introduction, Style des Pensées.

2. Médecin protestant fort en vogue à cette époque, et qui, par ses objections à M"" Périer sur la question de l'Eucharistie, provoqua la publication de la Perpétuité de la foi par le grand Arnauld.

3. Cf. sur ce sujet qui a vivement sollicité la pensée de Pascal Pensées, Vin, 39, 40, etc.

4. Dans son livre sur l'Histoire et le traitement des fièvres malignes.

5. On a coutume de se figurer Pascal finissant sa vie dans la pratique étroite d'une religion aussi mortifiante pour la pensée qu'elle fut impito\'able pour les sens. Il est intéressant de voir que, même en ses dernières années, les recherches spéculatives des sciences et de la philosophie n'avaient pas pour lui perdu leur attrait et que sa vie a jusqu'au bout réalisé l'idéal qu'il a si éloquemment tracé dans les Pensées, la parfaite union de Vbonnètt homme et du chrétien.

1. Formes grammaticales. — Mol (IX, i), vieil (Vl, 44), je vas (IX, i), avenir (pour advenir), sont des formes encore usuelles au temps de Pascal.

2. Substantifs. — On trouve souvent comme substantifs : i" l'infinitif verbal: le croire, le courir, les toussers, crachers, éternuers... 2° l'adjectif neutre : un raccourci d'atome (I, i); le juste est de ne point parier (X, i), il les renvoie comme au plus fort (XXIII, 35).

3. Les substantifs abstraits s'emploient souvent au pluriel : les oppressions, les prévoyances , les conduites, etc.

4. FoM^re est masculin (VII, 18), duché {éminin (VI, 62 bis).

5. Quelques substantifs s'emploient avec des compléments qu'ils n'admettent plus : la confiance de la miséricorde, des exceptions de la règle, etc.

6. Article. — L'article est souvent supprimé devant un substantif; prendre parti de louer l'homme (I, 9); provoquer à courroux, à jalousie, etc.

Il est parfois supprimé devant le superlatif, qui semble alors se confondre avec un comparatif : Les matières où il doit avoir moins de force (Vide).

7. Adjectif. — L'adjectif s'accorde avec le plus rapproché de deux noms : Un commerce et une conversation telle...

8. Quelques adjectifs sont, contre l'usage actuel, placés devant le substantif: une certaine persuasion =: une persuasion certaine (X, 2); la seule comparaison (I, i), la seule démonstration (X, i).

9. L'adjectif admet, par imitation du latin, certains compléments: puissant de, léger à...

De même aussi qu'en latin, l'adjectif dhpossessij marque d'autres rapports que ceux de possession : Votre fléau = le fléau qui vient de vous (Maladie).

10. Pronoms. — 77, y, jouent le rôle de pronoms neutres aussi bien que le : il est plus clair que le soleil (cf. VI, 3).

11. Soi s'emploie pour lui en parlant des personnes : Il s'aime soi-même (XXII, 24).

12. Il, le peuvent remplacer un nom sans article : Ceux qui prennent parti de... ceux qui le prennent de...

13. Le pronom personnel dépendant d'un infinitif se place avant le premier verbe, qui devient ainsi un véritable auxiliaire : ne <e peuvent plaire (III, 3).

14. Son, leur sont employés pour en le, en la : embrasser leur circonférence (I, i). — D'autre part, en est mis pour de soi, de son, de lui, de leur : n'en être point diverti (de soi, VI, 59 bis); les impies en doutent (de lui, XXIII, 9).

15. En, y, remplacent souvent toute une phrase : Il les faut laisser; c'en est la marque (VII, 21, cf. XIX, 4 bis, etc.); il n'en cède pas = pour cela (VII, 15).

16. Le pronom neutre est évité dans une tournure analogue à l'attraction latine ; le jugement est celui à qui = c'est au jugement que (VII, 34).

Cet (hocceislud) est, ainsi qu'au xvie siècle, employé une fois comme pronom : Cette est la vie éternelle (Mémorial).

Le latinisme n'est pas moins frappant dans la locution pronominale. En faveur d'un tel, hujuscemodi (XXIII, 1 1).

17. Qui s'emploie au sens du latin si quis; Qui ne mourrait pas pour conserver son honneur, celui-là serait infâme (II, i ; XXIII, 17).

18. Quel et quoi, conjonctif neutre, s'emploient pour lequel : Plusieurs choses à quoi je suis obligé.

Quoi que, est mis au sens du latin quid (dicam de eo) quod(Wl\[, 3 1).

19. Que est mis : 1° pour ce que : Selon que les circonstances y auront mis (ce qxie, VI, 59); 2° pour dont, à quoi : A ce qu'il ne veut pas songer (XIII, 28); de ce qu'on parlait (VI, 15) — Ce que est mis pour ce fait que (III, 5 ; Myst., 7).

20. Où est un véritable pronom conjonctif équivalant à lequel accompagné d'une préposition quelconque : Les grandeurs charnelles où elles n'ont pas de rapport (XVII, i); ceux où (Myst., 7).

21. Qui reste au singulier dans la locution une des raisons qui a fait (II, S).

22. Personne équivaut à nul homme dans la tournure imitée du latin : Il n'y a personne raisonnable qui... (IX, .1). — De même Rien := aucune chose (XIII, 32). — Tel que je io« = quel que je sois (Maladie, 15).

23. L'emploi du pronom conjonctif avec la conjonction que, dans des phrases que l'on couperait aujourd'hui par une incise ou que l'on continuerait par la proposition infinitive, est un essai pour traduire la construction latine quam esse affirmavit : Laquelle on ne savait pas qu'elle y fût (VII, 26).

24. Verbes. — Être s'emploie pour avoir dans la locution ce qui est vrai, de faux (Eiitret.)

25. Le conditionnel se trouve pour l'indicatif : 1° après si : S'ils auraient aimé ces promesses (XV, 7); 2° dans une incidente : Ils ont résolu une question qu'on n'aurait pu trouver jusqu'ici (IV, 2).

26. Le subjonctif est employé : 1° par attraction, après un premier subjonctif : De peur qu'on ne crût que le sceptre ftît (était) ôté de Juda ; 2° par imitation du latin, dans les phrases où l'on rapporte la pensée d'un autre : Montaigne a tort : la coutume doit être suivie... non parce qu'elle soit raisonnable (VI, 40); 3° par un autre latinisme dans la tournure : ce n'est pas la raison qui puisse déterminer (XIII, 18).

27. Les verbes transitifs s'emploient sans complément avec un sens plus général et plus vague : concevoir, fournir (I, i); ôter, ajouter (Esp. géo. 11); conclure, insinuer, sanctifier, etc. Ils admettent à la fois un complément direct et une proposition complétive : II sait qu'il meurt, et l'avantage que l'univers a sur lui (I, 6).

28. Les verbes intransitifs admettent parfois un complément direct : Vivre une condition, prétendre quelque chose, etc. Ils sont surtout suivis de prépositions que ne comporte plus l'usage actuel : consistera, éclairer à, regarder à, contre-dire à, s'abandonner rffl«5, choisir ^c, prétendre de, accoutumer de, etc. Périr a le participe ^m etcracher a un passif comme en latin con^pni, (XVIII, 14).

29. Les verbes réfléchis sont souvent pris au sens passif : s'accompagner r= être accompagné, s'engager = être engagé , etc. Selon l'usage à peu près général du xvii« siècle, ils perdent à l'infinitif leur complément : Et qui nous fait perdre = nous perdre (III, 2).

30. Se laisser, suivi d'un infinitif, a un régime direct qui correspond au datif latin : se laisser conduire au plaisir, gouverner à la volonté, abattre à une règle, etc. Cf. Permittere se alicui deducendum .

31. Le participe et l'infinitif peuvent avoir un autre sujet que le verbe principal : Le froid est bon, pour se chauffer (VI, 46) ; le monde subsiste /'Oî»-c.w;-a'/- miséricorde et jugement (XX, 20); vices qui, en étant le tronc, s'emportent comme des branches (VI, 11).

32. Le participe des impersonnels il est, il y a, se construit d'une manière absolue : Étant juste et qu'ils vous connaissent et qu'ils nous méprisent (II, 8); n'y ayant rien de si inconcevable que (I, i).

33. NÉGATION'. — Ne : 1° est supprimé au début d'une phrase interrogative : Y a-t-il pas plus de distance? (XXV, 55 ; cf. XXII, 36); 2° est ajouté après une phrase à tour négatif : inévitable que ne, si on ne veut qu'elle tie prenne fin (III, 8).

34. Ni, ni s'emploie après un adjectif de sens négatif : incapables (= n'étant capables) fti de certitude ni de bonheur (VIII, 10).

35. Non : 1° affecte, comme en latin, toute une phrase : où non les 'ettres sont changées en lettres, mais... (VII, 25); 2° s'emploie par

euphonie entre deux que : ils trouvent plus sûr que Dieu les approuve que non pas qu'il faille observer la loi (XXIV, 14).

36. Aussi, dans une phrase négative, s'emploie pour non plus : Comme je ne sais d'où je viens, aussi je ne sais... (IX, I); je ne prétends pas aussi vous rendre raison (XII, 5).

37. Prépositions. — Elles se substituent plus librement qu'aujourd'hui l'une à l'autre; à équivaut à en, avec, sans, à V égard de : Les lois du pays aux (=: dans les) choses ordinaires ; suspendus à tout (=: en tout, à l'égard de tout) ; point de liaison à eux (=avec eux) ; ployable à tout sens (en tout sens), etc.

Dans est mis pour à ; entrer dans un sermon (III, j).

De se prend pour par, pour, d'après, sur, avec, combattu de l'espérance et de la crainte (Pass.) ; agir de mauvais sens(X, i); il importe de tout (VII, 16) ; traiter de mépris la perte du néant =: la perte qui porte sur le néant (X, i); comme on juge d'y voir := pour y voir (I, 10).

38. Pour devant un infinitif s'emploie pour quoique ou parce que : pour durer dix ans davantage (= quoi qu'elle dure, I, i); on ne montre pas sa grandeur pour être à une extrémité (= parce qu'on est... VI, 21).

39. Proche est pris four près de, vers pour envers, au prix de pour auprès de; à l'égard de = par rapport ou par comparaison à\ ensuite de = après.

40. Conjonctions. — Que s'emploie pour si ce n'est : Il est impossible de faire une démarche... ^w'en la réglant (IX, i).

Ai. De ce que est mis pour que : reprocher de ce que (I, 4 bis); considérer de ce qu'W y a (VI, 49) ; à cause de ce que (VI, 62).

42. Selon que signiHe à proportion que; tandis que, aussi longtemps que (XV, 1 3 bis) ; devant que, avant que ; d'abord que, aussitôt que, etc.

43. Si est-ce que, au sens de néanmoins, si fréquent dans les Sermons de Bossuet, se rencontre aussi dans les Pensées : Si faut-il ou croire, ou nier, ou douter (XXV, 49).

44. Ellipse. — L'ellipse est une des particularités les plus notables de la langue des Pensées. Pascal supprime tantôt un substantif qui nous paraîtrait nécessaire : Elle n'est que faible = elle n'est qu'une raison faible (XIII, i); se connaître en vers (suppl. ni en mathématiques; VI, 15); tantôt un verbe : Ils sentent leur néant, car := Je dis leur néant, car... (VI, 59) ; quand on voit le style naturel = que le style est naturel (yil, 28); tantôt une liaison importante : et inflexibles: et cela en restant inflexible (XI, 6); dans l'état comme si^=:dansle même état que jj...(Xin, 32). Il supprime même parfois tout un membre de phrase: trop et trop peu d'instruction... suppléez : empêchent l'esprit (I, i) ; si on n'y songe pas asse^... ajoutez : on ne Juge pas bien (III, 2 bis.) De même, dans un fragment des plus elliptiques : Et les autres au contraire... entendez : Et les autres disent en sens contraire (III, 4).

45. Pléonasme. — Les pronoms en, y, forment souvent pléonasme, par une. certaine négligence plus ou moins volontaire de construction : Quand je m'y suis mis à considérer (IV, 2); dont nos doutes ne peuvent en chasser les ténèbres (III, 15); une différente coutume f7t donnerait d'autres principes na;urels (III, 13). Il faut signaler aussi la tournure pléonastique : Cesi ce que produit la connaissance cm' est de communiquer = ce que produit la connaissance est de communiquer (X, 2). Remarquer enfin le double complément indirect : c'est là où. (I, 9 bis.).

46. Syllepse. — La syllepse, également causée par la rapidité du st\'le, fait souvent accorder un pronom, non avec son corrélatif , mais avec l'idée qu'il représente : le peuple... ils (III, 8) ; la pluralité... ils (IV, 4); le monde... ils (IV, 2); la logique... ils (= les logiciens, Esp. geo., II). De même les duchés et les magistratures {ont penser aux ducs et aux magistrats auxquels se rapportera la phrase suivante (VI, 62).

47. Anacoluthe ou phrase brisée. — C'est la figure la plus fréquente et la plus caractéristique de laprose de Pascal. Tantôt c'est une simple inversion qui dérange plus ou moins l'ordre grammatical de la phrase : Le ne\ de Ch'opdtre, s'il eût cté plus long, toute la face de la terre (VI, 44) ; ces cordes qui attachent donc sont = sont donc{\'I, 62): quils ont donc secoué le joug = quel avantage y a-t-il donc (IX, i) ; pu'.squclle dit que c'est même = puisqu'elle dit même que c'est (IX, i) ; et après en traitant avec mépris = et en traitant après avec mépris (IX, I.), etc. Tantôt la phrase offre un défaut de suite manifeste : Si l'on assemble tous les biens... la royauté est le plus beau poste du monde {IV, 2); Les philosophes qui mit dompté leurs passions, quelle matière l'aurait pu faire? (Vlll, 59). Tantôt un sujet est brusquement substitué à un autre : S'ils auraient... il (XV, 7); le secours qu'il n'obtient pas des clyoses présentes, mais qui sont toutes incapables (VIII, 2); les occasions qui n'imposant point de nécessité, si on n'aime pas Dieu, on fera une certaine chose (XXIV, 10, où l'on reconnaît en même temps la tournure latine : quibus nos non cogentibus.) Tantôt enfin une phrase inattendue est intercalée dans un développement dont elle vient rompre la suite : La plus grande des preuves de J.-C. sont les prophéties; c'est aussi à quoi Dieu a le plus pourvu (phrase à mettre régulièrement entre parenthèses); car l'événement...

48 . Inversion . — L'ordre de la construction grammaticale présente chez Pascal beaucoup de souplesse et de liberté, et la disposition infiniment variée des mots et des groupes de mots dans la phrase lui permet d'exprimer les nuances les plus délicates de la pensée : Licrédules, les plus crédules ; se crever les yeux agréablement ; nid n'est heureux comme un vrai chrétien, ni raisonnable, ni vertueux, ni aimable; cela conclut, entre de certaines gens qui T entendent bien, etc. {V. Introduction, Langue des Pensées.)

Abandon, au sens actif, action d'abandonner (XVII, i); au sens passif, état de délaissement (IV, 13).

Abattre, (s'), opp. à s'élever (XII, II) ; tomber tout d'un coup {Eutret.).

Abêtir, rendre automate (X, i).

Abîmer, jeter dans une profondeur où l'on est anéanti (IX, 16).

Abjection, mépris de soi-même (XII, 19).

Abondamment, surabondamment (XV, 3 bis).

Abreuver, imprégner (X, 8).

Abstraire, isoler par la pensée, (VI, 30).

Accepter, faire acception de (XXI, i).

Accorder, mettre d'accord, concilier (XIV, 10 bis).

Achopper, se trouver arrêté (I,

Adhérer, s'attacher (conversion).

Admirer, s'étonner (I, i ; VII, IS; XI, 8).

Affection, sentiment (XV, 12); attachement pour une créature(III, 3)-

Affliger, frapper douloureusement (VI, 22 bis; maladie).

Agilité, activité souple et prompte (VI, 21).

Agréer, être au gré, à la convenance de quelqu'un (III, 27 ; esp. £éo»:., II).

Agrément, qualité qui permet d'agréer (VI, 5 ; VII, 24).

Aheurter, arrêter devant un obstacle (XX, 7).

Ainsi, par exemple (XII, 12 ; XVI, 2^, etc.).

Air, le bon air, les belles manières, les façons d'honnête homme (VI, 33 ; IX, i).

Aller à : 1° tendre, avoir pour but (IX, I ; XVI, 13); 2° arriver à, (X, I ; VIII, 40).

Alliance, rapport, dépendance

Amplitude, degré d'ampleur (VII, 2).

Amuser, distraire des choses importantes (II, 5).

Anatomiser, diviser, analyser

Ancrer, fixer solidement (II, 5).

Artifice, art (vide).

Asseoir son imagination, la reposer (I, i).

Assiette, position dans laquelle on est assis, status (II, i ; VI, 39; XXII, 14).

Assoupissement, indifférence (IX, 9).

Assurer : 1° mettre dans un état de confiance (XIV, 2); 2«> mettre dans une position stable (Esp. gêc); 3° donner pour certain(XIII,2); s'assurer = être sur.

Authentique, public (III, 3).

Auto.mate, qui se meut mécaniquement (X, 8).

Autoriser, revêtir d'une autorité (XV, 19).

PETIT VOCABULAIRE

Avancer, procurer de l'avancement {grands III).

Ballet, danse (VIII, 30).

Baptiser, donner une qualification particulière (VI, 15 ter).

Barre, jeu où il s'agissait de placer des barres avec adresse

av, 3)-

Bassesse, humilité (X, i ; XIII,

Béatitude, bonheur éternel (X,

BiEN(adv.),àbon titre (XXIII, 18).

Branler, osciller (I, i ; III, 3; 8).

Brave, bien mis (V, 12).

Brocatelle, étoffe de soie, sorte de brocart (V, 13).

Cabale : 1° doctrine mystérieuse des Juifs; 2° doctrine secrète d'une secte philosophique (III,

15)- Capacité : i" propriété de contenir (I, i) ; 2° puissance de faire (XII, 12); 30 qualité de celui qui est en état de faire (I, 8) et de bien faire {Esp. géo.,

Caractère, empreinte (maladie).

Chambre, classe (VI, 37).

Charité, amour de Dieu (III, 3 ; XV, 7 ; XVI, 1 3 ; XVIII, 5).

Charmer, enchanter. R. carmen, incantation (conversion).

Chef: 1° objet capital(XI, 10 Wi); 2° tête (XVIII, 14).

Chiffre : 1° ensemble de signes (VII, 23) ; 2° langage symbolique (XVI, 7, 8 bis; XXV, 152).

Chimère, monstre (VIII, i).

Cœur, faculté de connaître immédiatement (VU, 19; VIII, 6; XIII, II, 14).

Coiffer (se), n'avoir qu'une idée en tête (III, 3).

Collet (prêter le), être prêt à se

colleter, à entrer en discussion avec quelqu'un. (Entretien).

Comédie, toute œuvre, toute représentation théâtrale, tragique ou comique (VI, 31).

Co.mme, par exemple (III, 11).

Commodité, avantage (XXIII, 38).

C0M.MUNIQ.UER, entrer en commerce d'idées (II, 6).

Compagnie, société (VI, 55 ; Myst., i).

Comprendre, contenir, catere

(I, 0- Concupiscence, inclination de la nature déchue vers l'orgueil, la curiosité et la volupté (VI, 34, 53; VIII, 30; VIII, 2, s;

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