‹ Pensées d'un croyant catholiqueChapitre 36 sur 50 · DEUXIÈME CONCLUSION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME CONCLUSION

D'après les termes du programme la seconde expérience devait consister dans la constatation de l'insensibilité des sujets. Mais après avoir rappelé les restrictions imposées à vos commissaires, que la face était mise en dehors et soustraite à toute tentative de ce genre, qu'il en était de même pour toutes les parties naturellement couvertes, de sorte qu'il ne restait que les mains et le cou;

Après avoir rappelé que sur ces parties il n'était permis d'exercer ni pincements, ni tiraillements, ni contact d'aucun corps, soit en ignition, soit d'une température un peu élevée; qu'il fallait se borner à enfoncer des pointes d'aiguilles à la profondeur d'une demi-ligne;

Qu'enfin la face étant en grande partie couverte par un bandeau, nous ne pouvions juger de l'expression de la physionomie pendant qu'on cherchait à provoquer de la douleur;

Après avoir rappelé toutes ces restrictions nous sommes fondes à déduire de ces faits :

364 I'EiNSÉKS d'un CROYANT CATHOLIQUE.

i° Qu'on ne pouvait provoquer que des sensations douloureuses très modérées;

2° Qu'on ne pouvait les faire naître que sur des parties habituées peut-être à ce genre d'impression ;

5° Que ce genre d'impression était toujours le même, qu'il résultait d'une sorte de tatouage;

4° Que la figure et surtout les yeux, où se peignent plus particulièrement les impressions douloureuses; étaient cachés à vos commissaires;

5° Qu'en raison de ces circonstances une impassibilité même complète, absolue n'aurait pu pour nous être une preuve concluante de l'abolition de la sensibilité chez le sujet en question.

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