MADAME LOUISE ACKERMANN XIII
Et ces vers d'anxieuse interrogation à Pascal :
Tu nous en fais l'aveu : si quelque chose au monde
T'a jamais irrité, Pascal, et confondu.
C'est que l'on pût dormir en une paix profonde.
Lorsque sur un ahime on se sait suspendu;
C'est un monstre pour toi que cette indifférence.
Quoil ne point s'enquérir du suprême secret
Qui doit remplir nos cœurs d'horreur ou d'espérance ;
Rester dans l' insouci du suprême intérêt;
Aux choses d'ici-bas restreindre notre envie;
Sur des spectacles vains tenant fixés nos yeux.
Passer sans demander autre chose à la vie
Que son voile d'un jour pour nous cacher les deux !
<c Entre une pièce et Tautre, il y avait souvent des années de silence. C'est seulement lorsque j'étais trop fortement saisie par une idée que je me décidais à l'exprimer*... » Et l'expression la rend à son tour si impressionnante, que si quelques vers cités au hasard surprennent tout à coup, dans un journal ou une revue, il les semble lire pour la première fois, tant ils frappent.
M™« Ackermann descendait parfois de « sa montagne » à Nice. On montait la voir. Sa retraite devenait un lieu de pèlerinage.
Autobiographie,