‹ Pensées de Bacon, Kepler, Newton et Euler sur la religion et la moraleChapitre 41 sur 83 · SENTIMENT DE BACON SUR LE DUEL · texte numérisé non relu

SENTIMENT DE BACON SUR LE DUEL

Je vais montrer que le duel est une pratique dangereuse et condamnable, et dans cette vue j'observe d'abord que si la vengeance est une fois tirée des mains des magistrats contre l'ordre de Dieu , qui a dit : Mihi vindicta, ego retribitam ; si les particuliers prennent l'épée, non pour se défendre, mais pour attaquer, s'ils commencent à se faire des lois à eux-mêmes, et à se rendre eux-mêmes justice, il n'est personne qui ne voie les dangers et les inconvénients sans fin qui résulteraient de cette licence...

De plus, il est certain. que dans l'ordre de la religion, comme dans Tordre civil, les crimes d'orgueil et de présomption sont les plus répréhensibles de tous. Les autres crimes supposent et n'attaquent point la bonté de la loi, ils n'entreprennent point de se défendre légalement et de se justifier eux-mêmes; mais celui-ci insulte expressément à la loi , il fait entrer en concurrence avec cette loi, qu"il appelle la loi de robe, une autre loi qu'il nomme la loi d'honneur; il faut même que Saint-Paul et Westminster, c'est-à-dire la chaire chrétienne et les tribunaux de justice, cèdent à cette prétendue loi...

Je vais plus loin, et je demande si ce n'est pas encore un grand malheur que des jeunes gens d'un excellent naturel et de la plus belle espérance, qu'on pourrait

appeler avec les poètes les enfants de V Aurore, des

• 1 Cet article est le réquisitoire ou le mémoire que Bacon, alors procureur général du roi, présenta à la chambre Etoilée au sujet des duels; nous n'en avons guère retranché que le préambule et le dispositif. Ce mémoire fut tellement goùlé des seigneurs, qu'ils ordonnèrent qu'il fût imprimé avec le décret qui intervint : c'est le premier réquisitoire à qui on ait fait cet honneur. [Note de M. Émery.]

jeunes gens qui faisaient l'espérance et la consolation de leurs parents, soient enlevés de ce monde et périssent sans cause et sans utilité? Ce malheur est encore plus déplorable si les victimes des préjugés insensés de nos temps sont des sujets appartenant à des familles illustres, qui, destinés conséquemment par leur naissance à exposer leur vie dans les combats pour le service du roi et de l'État, auraient été capables de décider le sort d'une bataille et de changer la fortune du royaume.

On voit donc combien est funeste le désordre contre lequel nous nous élevons, et l'on peut dire qu'il trouble la paix, qu'il prive l'État des sujets les plus propres à la guerre, qu'il porte la désolation dans les familles, et qu'il est aussi dangereux pour l'État que déshonorant pour la loi.

Si nous examinons les causes de ce désordre, nous trouverons que la première et la principale est incontestablement une fausse et absurde idée d'honneur et de réputation , que le roi , dans sa dernière proclamation , a très justement et très ingénieusement appelée un enchantement. Dans le vrai, si on en juge sainement, on trouvera que la cause des duels est une espèce de sortilège qui, par de fausses apparences, fascine les jeunes gens qui croient avoir de la grandeur dans le caractère; c'est une sorte d'illusion diabolique et un fantôme d'honneur qui apparaît et combat contre la religion, contre les lois, contre les vertus morales, contre les sentiments et les exemples des meilleurs temps et des nations les plus vaillantes, ainsi que je le montrerai incessamment.

Les principes de ce désordr^e, étant tels que nous venons de le dire, sont encore favorisés par des propos légers, par des idées qui, quoique destituées de toute espèce de vérité et de sagesse, ont tellement prévalu, que les hommes modérés et bien pensants, convaincus d'ailleurs de l'absurdité et de l'illégitimité des duels,

n'en sont pas moins entraînés par le torrent de l'opinion commune et contraints d'y conformer leur conduite, s'ils ne veulent pas dans leur manière de voir et d'agir rompre avec la société des autres hommes. Tellement, qu'ici nous n'avons pas tant à soumettre des particuliers qu'à combattre et à lutter conire des opinions dépravées et corrompues, comparables à ces esprits et à ces puissances que l'Écriture sainte appelle les puissances de l'air.

Ajoutez à cela que ces hommes ont perdu les véritables idées du courage et de l'honneur.

Le vrai courage ne consiste pas à exposer sa vie pour des sujets qui soient seulement justes et n'aient aucune importance. La vie des hommes est à un trop haut prix pour la sacrifier à propos de rien. C'est en faire un mépris injurieux, c'est même une faiblesse que de la hasarder pour des bagatelles; non, on ne doit pas se jouer ainsi de la vie de l'homme, et si on croit devoir l'exposer et la sacrifier, que ce ne soit jamais que pour le bien public, pour des services vraiment honorables, pour des causes, en un mot, qui soient en même temps justes et d'un grand intérêt.

Il faut raisonner de la dépense de son sang comme de celle de son argent. On sait que la libéralité ne consiste pas à répandre l'argent à pleines mains dans toutes les occasions, dans celles mêmes qui le méritent le moins; il en est de même du courage; ce n'est pas le prouver que de répandre son sang pour toutes sortes de sujets : le véritable courage consiste à l'exposer et à le verser pour des sujets qui aient vraiment de l'importance.

Mais en voilà bien assez sur les causes du mal; il est temps de s'occuper des remèdes. Voici ceux que je crois les plus sages et les plus efficaces :

1" On devrait faire connaître bien clairement et bien hautement la volonté ferme et constante où est le gou-

vernement de cet État d'abolir le duel ; car il vaudrait mieux ne point prononcer et ne point entreprendre la réforme de ce grand abus, si on devait mollir dans l'exécution; mais alors je demande quel est le particulier qui voudra prendre sur lui de venger lui-même les injures vraies ou prétendues faites à sa réputation, s'il voit que le gouvernement envisagera et traitera sa conduite comme une insulte faite à la puissance et à l'autorité du roi, et le poursuivra sans l'espoir d'aucune grâce.

Charles IX, roi de France, avait expressément déclaré dans un édit qu'il se chargerait de l'honneur de tous ceux qui seraient inquiétés ou molestés, en quelque manière que ce fût, pour avoir refusé la proposition d'un duel. Le gouvernement devrait adopter la disposition de cette ordonnance. Je suis intimement convaincu qu'il n'est pas un homme sage et raisonnable, quelque brave qu'on le suppose d'ailleurs, à moins que ce ne soit un fou ou un frénétique, qui ne fût charmé d'être affranchi par les lois et les ordonnances de la nécessité d'exposer fréquemment sa vie pour un faux et chimérique point d'honneur.

2° Il faut prendre bien garde de ne point traiter le mal avec trop de ménagement, et d'en fomenter en quelque sorte les dispositions... Il est certain que les accommodements des démêlés qui ont lieu, non par la voie de la commission martiale, mais par l'entremise de quelquegentilshommes particuliers, se font avec de si grands égards et de si grands ménagements pour les préjugée reçus, qu'ils semblent autoriser la pratique des duels et supposer qu'il y a pour ces malheureux combats quelque sorte de droit et de loi.

3° Je reconnais avoir appris dans la dernière proclamation du roi un moyen d'abolir les duels le plus sage et le plus efficace qu'il soit possible d'imaginer, si Sa Majesté veut bien en faire usage. L'abus du duel est fondé sur une fausse idée de l'honneur : ainsi il n'y a qu'à

le punir par cet endroit- là, in'eo quis rectissime plectilur, in quo peccat. Le roi est la source de l'honneur ; l'accès auprès de sa personne est ce qui maintient l'honneur; être banni de sa présence est le plus haut degré du déshonneur. Si donc il plaisait à Sa Majesté, lorsque cette cour condamnera pour cause de duel des personnes d'une qualité distinguée, d'ajouter de sa propre autorité que ces personnes seront bannies de sa cour, de celle de la reine et du prince pendant un certain nombre d'années, je suis persuadé qu'il n'y a pas d'homme né avec des sentiments qui osât se permettre davantage une action qui le jetterait dans l'obscurité et lui interdirait la présence de son prince.

Enfin, voici le dernier moyen que je suggère. On sait que l'abus dont il s'agit est difficile à détruire dans sa racine parce qu'il méprise la mort, qui est le plus grand des châtiments que puissent infliger les hommes. C'est sans doute une juste mais bien triste sévérité d'exécuter la loi sans rémission et sans miséricorde dans tous les cas qui sont jugés dignes de mort. Cependant la sévérité des lois françaises est encore plus grande, puisque, par l'article d'une loi confirmée en parlement, la partie qui a tué doit être incontinent conduite au gibet; et l'on a vu pendre un gentilhomme de grande qualité, ses blessures étant encore saignantes, dans la crainte qu'une mort naturelle ne prévînt le cours de la justice. Mais le moyen que je propose est beaucoup plus doux, quoique non moins efficace. Ce moyen, c'est de punir tous les actes et toutes les démarches qui tendent à un duel. Je n'entre pas maintenant dans le détail. On affaiblirait ainsi la racine en coupant les branches, et je ne doute pas que cette opération ne fît à la fin périr la racine elle-même. Cependant on aurait prévenu les dernières rigueurs de la loi.

Je sais qu'on censure les lois d'Angleterre sur deux points, mais c'est à tort et par pure ignorance.

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La loi, dit-on, ne met aucune différence entre le lâche et perfide assassin et celui qui tue son adversaire suivant les lois de l'honneur, ainsi qu'ils parlent. De plus, elle n'a pas décerné des peines et des réparations suffisantes pour des paroles injurieuses, pour un démenti, un soufflet, etc.; mais ce ne sont là que des nouveautés puériles, contraires à la loi de Dieu, contraires à toutes les lois humaines, contraires aux exemples des plus braves et des plus sages nations du monde.

1° La loi divine, quand il s'agit d'homicide, ne distingue qu'entre le volontaire et l'involontaire, que nous appelons homicide de malheur ou d'accident; et l'on avait établi pour ce dernier des villes de refuge où le meurtrier devait se retirer promptement, parce que la loi ne le protégeait pas contre ceux qui, voulant venger le sang répandu, l'auraient atteint avant qu'il eût gagné le sanctuaire.

Il est vrai que nos lois ont fait une autre distinction plus subtile; elles distinguent entre la volonté enflammée et la volonté froide, entre l'homicide commis dans la colère et l'homicide prémédité et commis de sangfroid, comme parlent les militaires.

On conçoit facilement que, chez une nation vive et belliqueuse, la première sorte d'homicide n'est pas indigne de quelque indulgence ; et il est vrai que la colère est une courte fureur : ira furor brevis, et qu'un homme en fureur n'est plus à lui-même. Le privilège de la passion ou de la colère était connu dans les lois romaines, mais elles le restreignaient à un seul cas : c'est celui où un mari surprend sa femme en adultère ; la fureur dont il est alors transporté a fait paraître digne de grâce l'homicide auquel il se porterait en cette circonstance : mais dans le cas où un homme en tue un autre, la différence qu'on prétend établir entre une lâche et une belle manière de tuer, entre un meurtre simple et un meurtre

précédé d'un défi, est une monstrueuse invention de ces derniers temps, et qui n'a pas l'ombre de fondement ni dans les lois divines , ni dans les lois humaines.

Je trouve, il est vrai, dans les saintes Ecritures, que Gain attira son frère dans les champs et le tua en traître, tandis que Lamech se glorifie d'avoir tué un jeune homme au péril de sa vie. Ainsi je ne vois point d'autre différence entre l'homme qui commet un meurtre en trahison et celui qui le commet avec fierté, c|ue celle qui se trouve entre Gain et Lamech \

Je viens aux exemples et aux autorités que nous fournissent les différents Étals politiques. Toutes les histoires s'accordent à dire que les Grecs et les Romains ont été les plus vaillantes et les plus généreuses nations du monde; et ce qu'on doit surtout bien remarquer, ils vivaient en républiques, et non sous un gouvernemeni monarchique ; or, sous celte première sorte de gouvernement, on pourrait plus facilement se persuader que les particuliers ont droit de se faire justice par eux-mêmes; cependant ils n'ont point connu le duel, ni rien qui lui ressemble; et certainement ils l'auraient connu, ils l'auraient établi parmi eux , s'il y avait eu quelque chose de noble et de louable dans celle manière de venger ses injures.

Il y a plus : Fas est et ah hoste doceri, dit-on communément. Voici ce qu'un ambassadeur de l'Empereur nous apprend de la façon de penser des Turcs sur le duel. Deux Turcs qualifiés s'étaient battus en duel ; l'un d'eux avait été tué ; le survivant fut obligé de comparaître devant le divan, qui lui fit celle réprimande : Comment avez -vous eu la témérité de vous battre ensemble? N'y a- 1- il pas assez de chrétiens à tuer? Ignoriez-vous donc que, quel que fût celui des deux qui pérît, c'était une perte pour le Grand Seigneur ?

1 Gen. IV, 8 et 23.

Ainsi les nations les plus belliqueuses, sans aucune distinction de barbares et de civilisées, n'ont jamais eu que du mépris pour des combats dont on ose à présent faire gloire.

Il est vrai que je trouve deux combats de cette espèce autorisés par des lois ; je n'examine point si le dernier l'était avec justice.

Le premier avait lieu quand, deux armées étant en présence l'une de l'autre, des particuliers se détachaient de l'une des armées et donnaient un défi pour faire preuve de leur valeur et fournir par leur victoire un préjugé en faveur de leur parti.

Les Romains appelaient ce combat un combat par défi : pugna per provocationem. Il n'avait lieu qu'entre des généraux qui commandaient avec une autorité indépendante, ou entre des particuliers, avec la permission de leurs généraux, et jamais d'autorité privée. C'est ainsi que nous voyons David demander permission quand il voulut combattre contre Goliath, et Joab, lorsque l'armée qu'il commandait était en présence de l'ennemi , donner une permission générale en ces termes : Que les jeunes geûs jouent devant nous. Un fameux combat de cette espèce est celui qui, dans la guerre de Naples, se donna entre douze Espagnols et douze Italiens, et où les Italiens eurent l'avantage. Il y a une infinité d'exemples de semblables combats, tous justes et louables, les combattants n'étant quelquefois qu'un de chaque côté, et quelquefois étant en plus grand nombre.

La seconde espèce de combat était Vépreuve judiciaire, lorsque le droit des parties était obscur. Ce sont les Goths et les autres peuples du Nord qui ont introduit l'usage de ces combats. Il fut reçu en Espagne plus tôt que dans les autres contrées. Mais les théologiens ne conviennent point que cette manière de prouver son

droit soit légitime. « Ceux qui combattent dans cette intention, dit un sage écrivain, paraissent tenter Dieu, puisqu'ils veulent que Dieu fasse un miracle pour que celui dont la cause est juste demeure victorieux. Ce qui souvent n'arrive pas. » Taliler pugnantes videnlur tentare Deum, quia hoc volunt ut Deus ostendat et facial miraculum utjusiam causain habens, victor efficiatur, quod ssepe coyitra accidit...

J'ai dit qu'on reprochait un autre défaut à nos lois : ce défaut, c'est de n'avoir rien réglé pour les cas de démentis et de soufflets reçus ; mais nous pouvons dire que les anciens législateurs auraient cru se rendre ridicules, s'ils avaient statué une punition pour un démenti qui, dans la réalité, n'est rien de plus qu'une parole de contradiction, une négation de ce qu'un autre avance. Le législateur, si on lui avait proposé cette question, aurait fait la réponse de Solon ^ ; il aurait dit qu'il n'avait point établi de peine pour ce cas, parce qu'il n'avait pas imaginé que les hommes pussent être jamais assez extravagants pour regarder un démenti comme une injure si atroce.

Les jurisconsultes demandent si on peut intenter l'action d'injure pour un démenti; et ils inclinent pour la négative. François P'', roi de France, est blâmé par tous les écrivains sages, comme ayant donné naissance à ce malheureux préjugé sur les démentis , et l'ayant profondément gravé dans les esprits. Il est vrai que luimême ayant donné un démenti à l'Empereur, et en ayant

1 Solon naquit vers l'an 639 av. J. -G. Après avoir voyagé dans toute la Grèce, il revint à Athènes, sa patrie, et s'y fit nommer archonte et législateur souverain. Le code de Solon, vanté beaucoup par les païens, justement permettait et même ordonnait bien des actions blâmées aujourd'hui, regardées même comme infâmes. Rien ne déciontre mieux et la faiblesse de la raison humaine et la supériorité du christianisme. Solon eut une conduite bien plus mauvaise encore que ses lois. Il mourut dans un âge très avancé.

fait courir le bruit dans le monde, il dit ensuite, dans une assemblée solennelle, que tout homme qui souffrait un démenti n'était point un honnête homme; et voilà la source et l'origine de cette nouvelle doctrine sur les démentis.

Quant aux paroles de reproches et d'injures, au rang desquelles on doit mettre les démentis, on ne croirait pas, s'ils ne subsistaient encore, combien les discours prononcés à Rome dans le sénat et les assemblées du peuple (et j'en dis autant de ceux qui ont été prononcés chez tes Grecs), sont remplis d'injures, et d'injures les plus grossières. Cependant aucun de ceux à qui elles s'adressaient ne s'est regardé comme blessé et noirci par ces injures. Ils les envisageaient comme les propos et le style d'un ennemi ; ils prenaient le parti de les mépriser ou de les renvoyer à leur auteur; mais jamais ces injures n'ont fait verser une sroutte de sans-

S'il s'agit de quelques coups légers donnés à une personne, ce n'est point en soi-même une affaire considérable, à moins qu'il ne s'y soit mêlé quelques circonstances fâcheuses qui rendent la chose grave...

Calomnier, battre, estropier, tuer, sont incontestablement des injures suivant les lois d'Angleterre et les lois de tous les pays; et s'il s'y joint des circonstances extraordinaires qui aggravent le cas, tels que senties libelles, les coups de bâton, et autres circonstances de cette espèce, les tribunaux en prennent connaissance et les punissent même exemplairement; mais quant à l'idée qu'un soufflet donné à une personne est une atteinte mortelle à son honneur, il faut rappeler aux personnes qui sont imbues de ce préjugé, le mot de Gonsalve% que j'aime à répéter: ce grand et fameux capitaine avait accoutumé de dire que l'honneur d'un gentilhomme

1 Gonsalve de Cordouc. Voyez p. 128.

devait, comme une grosse toile, être d'une trame assez forte pour n'étire point déchiré par le frottement ; au lieu qu'aujourd'hui cet honneur paraît semblable à un petit roseau, que le moindre vent est capable d'abattre, ou à corps malade, si sensible, que tout ce qui le touche lui fait mal et le blesse.

Certainement cette extrême délicatesse d'honneur, loin d'être le signe d'une véritable grandeur d'âme , est plutôt la preuve d'une grande faiblesse.

{Charge against, duel.)

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