‹ Pensées de toutes les couleursChapitre 4 sur 17 · PETITS CONSEILS QUE NIL NE S T I V H A · texte numérisé non relu

PETITS CONSEILS QUE NIL NE S T I V H A

silencieux : les uns nous forcent à ne rien dire, les autres à parler trop.

Aux heures de mélancolie et de désespérance, accrochez-vous au travail comme le passager à un cordage quand le bateau s'incline, tout près de sombrer.

Gardez-vous de citer un enfant comme modèle à un autre enfant : c'est le meilleur moyen de le lui faire détester.

Chaque matin, en aérant notre chambre, tâchons d'aérer aussi notre âme.

Dès le réveil, pour traverser la journée, jetons-nous dans la vie comme le nageur se jette à l'eau pour traverser un fleuve.

Occupez votre vie afin de l'oublier.

Même si vous n'avez rien à faire, persuadezvous que vous êtes très occupé : vous finirez par le croire. Et vous en tirerez un bénéfice moral.

« A quoi bon? » et « Remettons à demain! i> Deux petites phrases de trois mots chacune qui ont fait du tort à des milliers de gens.

PETITS CONSi:iLS QUE ML NE SLIVIIA ICI

Se lamenter sur le passé et se plaindre du temps qu'il fait sont paroles vaines : ce sont pourtant celles auxquelles nous nous attardons le plus volontiers.

La paresse est comme l'ombre fraîche, après une course au soleil. On s'y repose délicieusement... et l'on en meurt.

La plainte peut atténuer la douleur physique ; elle ne fait qu'augmenter la douleur morale.

Rien de plus fatigant que la paresse.

Parler peu et avoir l'air de s'intéresser à ce que disent les autres : deux moyens excellents pour réussir en société.

Tâchons de ne voir que le bon côté des choses. Quand il pleut à verse, répétons-nous : « C'est fameux pour les petits pois! »

Quand on s'aime, il ne faut jamais se quereller, même en plaisantant. Un mot échappe parfois, involontaire et exagérant la pensée, qui perce le cœur, tel qu'une flèche barbelée, et s'y incruste pour toute la vie.

PETITS CONSEILS QIE NIL NE SUIVHA 1C3

« l{ien ne vaut la peine de rien! » — D'accord!... Mais... « fautpasl'dire »!

Respectons toutes les religions, et aimons la nôtre.

Un vieux magistrat me disait : « Répondez le moins possible aux attaques de la Presse. Si on vous a accusé d'avoir assassiné quelqu'un, à la suite de votre réponse, on ajoutera que vous l'avez coupé en morceaux. »

L'art n'existe qu'à condition d'être sincère. Si tu n'as rien à exprimer, tais-toi !

Ne dites jamais : «Je voudrais être un tel! » Un tel, à la même heure, fait peut-être le même souhait à votre endroit.

Pour supporter la vie, tâchons d'avoir toujours quelque chose à faire et quelqu'un à aimer.

Etant lui-même capable de tout, en bien comme en mal, l'homme, logiquement, ne devrait jamais s'étonner de ce que peuvent faire les autres.

Page 1