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Le comique naît du sérieux du personnage ; le pathétique, de la patience ou du repos de celui qui souffre. Il n'y a donc point de comique sans gravité, ni de pathétique sans modération. Celui qui fait rire doit oublier qu'il est risihle, et celui qui pleure, ignorer ou retenir ses larmes.
Le plaisir propre de la comédie est dans le lire, et celui de la tragédie dans les larmes. Mais il faut, pour l'honneur du poète, que le rire qu'il excite soil agréable , el que les larmes soient belles. Il faut, en d'autres termes, que la tragédie el la comédie nous fassent rire ri pleurer décemment. Ge qui force l<> rire et
< v (jui arrache les larmes n'est pas louable.
Le vrai comique excite, non pas seulement de la gaîté, mais de la joie. C'est qu'il y a, dans le vrai comique , beaucoup de lumière et d'espace ; les caractères y sont montrés dans un jour vrai el tout entiers; L'attention en l'ait le tour.
La comédie ne corrige que les Ira vers et les manières , et souvent elle les corrige aux dépens des mœurs.
La comédie doit s'abstenir de montrer ce qui est odieux.
Les théâtres doivent divertir noblement , mais ils ne doivent que divertir. Vouloir eu faire une école de morale, c'est corrompre à la luis la morale el l'art. Une morale héroïque cl poétique peut y avoir son utilité sans doute; mais la morale usuelle, quand on l'enseigne sur vos tréteaux) en contracte je ne sais quoi
de comique ou de tragique, qui h'enfah plus qu'un verbiage de comédien.