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^8 PRÉPAGE GÉNÉRALE.
271 C'est un héritier qui trouve les titres de sa maison. 217 Dira-t-il : peut-être qu'ils sont faux? et négligera-t-il de les examiner?
43S Enirc nous et Tenfer ou le ciel, il n'y a que la vie es entre deux, qui est la chose du monde la plus frasrile.
*3fi Un homme dans un cachot, ne sachant si son arrêt «« est donné, n'ayant plus qu'une heure pour l'apprendre, cette heure suffisant, s'il sait qu'il est donné, pour le faire révoquer; il est contre la nature qu'il emploie cette heure-là, non à s'informer si cet arrêt est donné mais à jouer au piquet.
* Ainsi il est surnaturel que l'homme, etc.
* C'est un appesantissement de la main de Dieu.
Ainsi, non-seulement le zèle de ceux qui le cherchent prouve Dieu, mais l'aveuglement de ceux qui ne le cherchent pas.
* Cachot'.
— Je trouve bon qu'on n'approfondisse pas l'opi- 27 nion de Copernic, mais ceci :
— Il importe à toute la vie de savoir si l'âme est mortelle ou immortelle.
«5rt Nous courons sans souci dans le précipice, après 27 que nous avons mis quelque chose devant nous pour nous empêcher de le voir.
En marge dans la copie : « commencement. »
PRÉPACB G^HréRALE. 49
^9o Nous sommes plaisants de nous reposer dans la société de nos semblables. Misérables comme nous impuissants comme nous, ils ne nous aideront pas; on mourra seul. — Il faut donc faire comme si on était seul et alors bâtirait-on des maisons superbes, etc.? On chercherait la vérité sans hésiter; et si on le refuse on témoigne estimer plus l'estime des hommes que la recherche de la vérité.
es
* La sensibilité dé l'homme aux petites choses et ss Tinsensibilité pour les grandes choses; marque d'un étrange renversement.
267 La religion est une chose si grande, qu'il est juste que ceux qui ne voudraient pas prendre la peine de la chercher, si elle est obscure, en soient privés. De quoi se plaint-on donc, si elle est telle qu'on la puisse trouver en la cherchant '?
Si Je blâme également, et ceux qui prennent parti dcw7 louer l'homme, et ceux qui le prennent de le blâmer, et ceux qui le prennent de se divertir; et je ne puis approuver que ceux qui cherchent en gémissant.
* Plaindre les athées qui cherchent; c^r ne sont-ils 63 pas assez malheureux? — Invectiver contre ceux qui en font vanité.
• II* Kecueil MS. du P. Guerrier, pag. 151.
* On doit avoir pitié des uns et des autres ; mais on ^^^ doit avoir pour les uns une pitié qui naît de tendresse et pour les autres une pitié qui naît de mépris.
[Barré.)
— " Il faut bien être dans la religion qu'ils méprisent pour ne les pas mépriser. (Barré.)
— * Cela n'est point du bon air. (Barre.)
— * Cela montre qu'il n'y a rien à leur dire, non par mépris, mais parce qu'ils n'ont pas le sens commun : il faut que Dieu les touche. (Barré.)
— * Les gens de cette sorte sont académistes, écoliers, et c'est le plus méchant caractère d'homme que je connaisse. (Barré.)
-- * Vous me convertirez. ( Barré.)
— * Je ne prends point cela par bizarrerie, mais par la manière dont le cœur de l'homme est fait. (Barré.)
— * Il est sans doute qu'il n'y a point de bien sans la connaissance de Dieu; qu'à mesure qu'on en approche on est heureux et que le dernier bonheur est de le connaître avec certitude; qu'à mesure qu'on s'en éloigne on est malheureux, et que le dernier malheur serait la certitude du contraire. (Barré.)
^^ — C'est donc un malheur que de douter ; mais c'est
un devoir indispensable de chercher dans le doute. Et
PRKFACB OÉNÉaALE. 24
ainsi celui qui doute et qui ue cherche pas est tout ensemble malheureux et injuste. Que s'il est avec cela gai et présomptueux, je n'ai point de terme pour qualiiier une si extravagante créature. (Barré.)
— * Cependant il est certain que Thonime est si déaalui^é, qu'il y a dans son cœur une semence de joie en cela.
— * Est-ce une chose à dire avec joie? C'est une chose qu'on doit donc dire tristement. {Barré.)
— * N'est-ce pas assez qu'il se fasse des miracles eu un lieu, et que la Providence paraisse sur un peuple?
— * Le beau sujet de se réjouir et de se vanter, la tête levée, en cette sorte : . . . . donc réjouissonsnous; vivons sans crainte et sans inquiétude et attendons le reste, puisqu'il est incertain, et nous voirons alors ce qu'il arrivera de nous! — Je^n'en vois pas la conséquence. (Barré.)
2io — Est-ce courage à un homme mourant d'aller, dans la faiblesse et dans l'agonie, affronter un Dieu toutpuissant et éternel? (Barré.)
— * Que je serais heureux, Jsi j'étais en cet étal, qu'on eût pitié de ma sottise et qu'on eût la bonté de m'en tirer malgré moi I
— * Quel sujet de joie de ne plus attendre que des
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misères sans ressources! Quelle consolation dans le désespoir de tout consolateur! {Barré,)
2ti3 — Mais ceux-là mêmes qui semblent les ptUs opposés à la gloire de la religion n'y seront pas inutiles pour les antres.
Nous en ferons le premier argument qu'il y a quelque chose de surnaturel, car un aveuglement de cette sorte n'est pas une chose naturelle ; et si leur folie les rend si contraires à leur propre bien, elle servira à en garantir les autres par l'horreur d'un exemple si déplorable et d'une folie si digne de compassion.
— * Est-ce qu'ils sont si fermes, qu'ils soient insensibles à tout ce qui les touche? Eprouvons-les dans la perte des biens ou de l'honneur. Quoi? c'est un enchantement
— * Le bon air va à n'avoir pas de complaisance et la bonne piétë à avoir complaisance pour les autres.
— * .... Non par un zèle de dévotion et de détachement, mais par un principe purement humain et par un mouvement d'intérêt et d*amour-propre. {Barré,)
Les notes qui suivent ne se trouvent que dans la copie. En niari^e du premier alinéa la copie porte l'indication suivante : « Ceci est dans le cahier commençant par ces mots : Qu'ils apprennent... »
.... * Amour-propre; et parce que c'est une chose qui nous intéresse assez pour nous en émouvoir, d'êlrc
assurés qu'après tous les maux de la vie une mort inévitable qui nous menace à chaque instant doit infailliblement 4ans peu d'années .... dans l'horrible nécessité.... {Barré.)
— * Les trois conditions.
— * Il ne faut pas dire cela que c'est une marque de raison.
— * C'est tout ce que pourrait faire un homme qui serait assuré de la fausseté 'de cette nouvelle ; encore ne devrait-il pas eu éti*e dans la joie, mais dans l'abattement.
— * Rien n'est important que cela et on ne néglige que cela.
60 — Notre imagination nous grossit si fort le temps présent, à force d'y faire des réflexions continuelles et amoindrit tellement l'éternité, manque d'y faire réflexion, que nous faisons de l'éternité un néant et du néant une éternité; et tout cela a ses racines si vives en nous, que toute notre rajson ne peut nous en défendre et que....
— * Je leur demanderais s'il n'est pas vrai qu'ils vérifient par eux-mêmes ce fondement de la foi qu'ils combattent, qui est que la nature de l'homme est dans la corruption.
^, — Qu'on s'imagine un nombre d'hommes dans les chaînes, et tous condamnés à la mort, dont les uns étant chaque jour égorges à la vue des autres, ceux qui
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restent voient leur propre «Mindition dans celle de leurs semblables et se regardant les uns les autres avec douleur et sans espérance, attendent leur tour : c'est l'image de la condition des hommes.