VIT
Un seul âge est propre à recevoir les semences de la religion. Elles ne germent pas sur un sol qu'ont ravagé les passions, ou qu'elles ont desséché et durci.
Tout enfant impie est un enfant méchant ou débauché.
Par l'association des idées, le bonheur du premier âge en fatt aimer tous les événements, les mets dont on fut nourri, les chants qu'on entendit, l'éducation que l'on reçut, et les peines mêmes qu'elle causa.
Les plus jeunes ne sont pas dans le devoir, quand ils n'ont pas de déférence pour les plus âgés , ni les plus âgés, quand ils n'exigent rien des plus jeunes.
N'estimez que le jeune- homme que les vieillards trouvent poli.
La sagesse philosophicpie des jeunes gens est toujours folle par quelque point. Comment, dans les trou-
as TITUK VII.
bles de l'âge, garderait-on l'équilibre de la raison? Comment aurait-on une raison droite, quand le cœur a tant de penchants, et le sang tant de turbulence et de fougue ?
Adressez-vous aux jeunes gens : ils savent tout !
L'âge mûr est capable de tous les plaisirs du jeune âge dans sa fleur, et la vieillesse, de tous les plaisirs de l'enfance.
Il est un âge où les forces de notre corps se déplacent et se retirent dans notre esprit.
La première et la dernière partie de la vie humaine sont ce qu'elle a de meilleur, ou du moins de plus respectable ; l'une est l'âge de l'innocence, l'autre l'âge de la raison.
Les passions des jeunes gens sont des vices dans la vieillesse.
Un jeune homme méfiant court le danger d'être fourbe un jour.
Pour bien faire, il faut oublier qu'on est vieux, quand on est vieux , et ne pas trop sentir qu'on est jeune, quand on est jeune.
Il n'y a de bon, dans l'homme, que ses jeunes sentiments et ses vieilles pensées.
La jeunesse aime toutes les sortes d'imitations ; mais
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l'âge mûr les veut choisies, etla vieillesse n'en veut plus que de belles.
Deux âges de la vie ne doivent pas avoir de sexe ; l'entant et le vieillard doivent être modestes comme des Icnimes.