LA FEMME DE M. DE VERGENNES
Le feu roi était, comme on sait, en correspondance secrète avec le comte de Broglie. Il s'agissait de nommer un ambassadeur en Suède ; le comte de Broglie proposa M. de Yergennes, alors retiré dans ses terres, à son retour de Gonstantinople ; le roi ne voulait pas; le comte insistait. Il était dans l'usage d'écrire au roi à mi-marge, et le roi mettait la réponse à côté. Sur la dernière lettre le roi écrivit : « Je n'approuve point le choix de M. de Yergennes; c'est vous qui m'y forcez : soit, qu'il parte; mais je défends qu'il amène sa vilaine femme avec lui. » (Anecdote contée par Favier, qui avait vu la réponse du roi dans les mains du comte de Broglie.)
LA FEMME Qu'iL ME FAUDRAIT.
Je demandais à M. de... s'il se marierait, a Je ne le crois pas, » me disait-il. Et il ajouta en riant : « La femme qu'il me faudrait, je ne la cherche point, je ne l'évite môme pas. »