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LE MÉRITE DL DUC DE

« Je crois, disait M... sur le duc de..., que son nom est son plus grand mérite, et qu'il a toutes les vertus qui se font dans une parcheminerie. »

MÉRITES GRADUÉS DE l'aBBÉ MAURY.

L'abbé Maury, étant pauvre, avait enseigné le latin à un vieux conseiller de grand' chambre, qui voulait entendre les Institutes de Justinien. Quelques années se passent, et il rencontre ce conseiller, étonné de le voir dans une maison honnête. «Ah! l'abbé, vous voilà! lui dit-il lestement ; par quel hasard vous trouvez-vous dans cette maison-ci? — Je m'y trouve comme vous vous y trouvez.

— Oh! ce n'est pas la même chose. Vous êtes donc mieux dans vos affaires? Avez-vous fait quelque chose dans votre métier de prêtre? — Je suis grand vicaire de M. de Lombez. — Diable! c'est quelque chose! Et combien cela vaut-il? — Mille francs. — C'est bien peu ! » Et il reprend, le ton leste et léger : « Mais j'ai un prici'ié de mille écus.

— Mille écus ! bonne affaire (avec rair de la considération).

— Et j'ai fait la rencontre du maître de cette maison-ci chez M. le cardinal de Rohan. — Peste! vous allez chez

le cardinal de Rohan? — Oui, il m'a fait avoir une abbaye. — Une abbaye! Ah! cela posé, monsieur l'abbé, faitesmoi l'honneur de venir dîner chez moi. »

l^E MESSE POUR HUIT SOUS.

L'abbé Raynal, jeune et pauvre, accepta une messe à dire tous les jours pour vingt sous; quand il fut plus riche, il la céda à l'abbé de La Porte, en retenant huit sous dessus : celui-ci, devenu moins gueux, la sous-loua à l'abbé Dinouart, en retenant quatre sous dessus, outre la portion de l'abbé Raynal ; si bien que cette pauvre messe, grevée de deux pensions, ne valait que huit sous à l'abbé Di nouart.

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