UN PHILOSOPHE ET LA SOCIÉTÉ
Un philosophe, retiré du monde, m'écrivait une lettre pleine de vertu et de raison. Elle finissait par ces mots : « Adieu, mon ami ; conservez, si vous pouvez, les intérêts qui vous attachent à la société ; mais cultivez les sentiments qui vous en séparent. »
PIERRE ^r A SPITHEAD.
Le czar Pierre P', étant à Spithead, voulut savoir ce
que c'était que le cliàtiment de la cale qu'on inflige aux matelots. Il ne se trouva pour lors aucun coupable; Pierre dit : « Qu'on prenne un de mes gens. — Prince, lui répondit-on, vos gens sont en Angleterre, et, par conséquent, sous la protection des lois. »
LA PIERRE PHILOSOPHALE DE AIADAME n'ÉPRKMÉNIL.
M. d'Épréménil vivait depuis longtemps avec madame Tilaurier. Celle-ci voulait l'épouser. Elle se servit de Cagliostro, qui faisait espérer la découverte de la pierre philosophale. On sait que Cagliostro mêlait le fanatisme et la superstition aux sottises de l'alchimie. D'Épréménil se plaignant de ce que cette pierre philosophale n'arrivait pas, et une certaine formule n'ayant point eu d'effet, Cagliostro lui fit entendre que cela venait de ce qu'il vivait dans un commerce criminel avec madame Tilaurier. « Il faut, pour réussir, que vous soyez en harmonie avec les puissances invisibles et avec leur chef, l'Être suprême. Épousez ou quittez madame Tilaurier. » Celle-ci redoubla de coquetterie; d'Épréménil épousa, et il n'y eut que sa femme qui trouva la pierre philosophale.