VOLTAIRE A POTSDAM
M. de Voltaire, étant à Potsdam, un soir après souper, fit un portrait d'un bon roi en contraste avec celui d'un tyran, et, s échauffant par degrés, il fit une description épouvantable des malheurs dont l'humanité était accablée sous un roi despotique, conquérant, etc. Le roi de Prusse, ému, laisse tomber quelques larmes. « Voncz, voyez! s'écria M. de Voltaire, il pleure, le tigre! »
VOLTAIRE ET VAt CAISSON.
M. de Vaucanson s'était trouvé l'objet })rincipal des attentions d'un prince étranger, quoique M. de Voltaire fût présent. Embarrassé et honteux que ce prince n'eût rien dit à Voltaire, il s'approcha de ce dernier et lui dit : « Le prince vient de me dire telle chose » ( un compliment très- flatteur pour Voltaire). Celui-ci vit bien que c'était une politesse de Vaucanson, et lui dit : « Je recon-
nais tout votre talent dans la manière dont vous faites parler le prince. »
M. DE XIMEXÈS BIEN JLGÉ.
M. d'Autrep disait de M. de Ximenès : « C'est un homme qui aime mieux la pluie que le beau temps, et qui, entendant chanter le rossignol, dit : « Ah! la vilaine bête! »