DE LA CALOMNIE GRATUITE
Je proposerais volontiers, disait M. D..., je proposerais aux calomniateurs et aux méchants, le traité que voici. Je dirais aux premiers : « Je veux bien que l'on me calomnie, pourvu que, par une action ou indififérente ou même louable, jaie fourni le fond de la calomnie; pourvu que son travail ne soit que la broderie du canevas; pourvu qu'on n'invente pas les faits en même temps que les circonstances; en un mot, pourvu que la calomnie ne fasse pas les frais à la fois et du fond et de la forme. » Je dirais aux méchants : « Je trouve simple qu'on me nuise, pourvu que celui qui me nuit y ait quelque intérêt personnel ; en un mot, qu'on ne me fasse pas du mal gratuitement, comme il arrive. «