‹ Pensées, Maximes, Anecdotes, DialoguesChapitre 60 sur 272 · UNE CHANSON DE MASSILLQN · texte numérisé non relu

UNE CHANSON DE MASSILLQN

Massillon était fort galant. Il devint amoureux de madame de Simiane, petite-fille de madame de Sévigné. Cette dame aimait beaucoup le style soigné, et ce fut pour lui plaire qu'il mit tant de soin à composer ses Synodes^ un de ses meilleurs ouvrages. Il logeait à l'Oratoire et devait être rentré à neuf heures; madame de Simiane soupait à sept par complaisance pour lui. Ce fut à l'un de ces soupers tète à tête, qu'il fit une chanson très-jolie, dont j'ai retenu la moitié d'un couplet :

Aimons-nous tendrement, Elvire :

Ceci n'est qu'une chanson Pour qui voudrait en médire ; Mais, pour nous, c'est tout de bon.

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