MADAME DU BARRV ET MADAME DE BEAUVAU
Madame du Barry, étant à Luciennes, eut la fantaisie de voir le Val, maison de M. de Beauvau. Elle fit demander à celui-ci si cela ne déplairait pas à madame de Beauvau. Madame de Beauvau crut plaisant de s'y
trouver et d'en faire les honneurs. On parla de ce qui s était passé sous Louis XV. Madame du Darry se plaignit de différentes choses qui semblaient faire voir qu'on haïssait sa personne. « Point du tout, dit madame de Beauvau, nous n'en voulions qu'à votre place. » Après cet aveu naïf, on demanda à madame du Barry si Louis XV ne disait pas beaucoup de mal d'elle (madame de Beauvau) et de madame de Grammont. « Oh ! beaucoup. — Eh bien, quel mal, de moi, par exemple? — De vous, madame, que vous étiez hautaine, intrigante; que vous meniez votre mari par le nez. )> M. de Beauvau était présent : on se hâta de changer de conversation.
DUBREUIL ET PEHMÉJA.
M. Dubreuil, pendant la maladie dont il mourut, disait à son ami M. Pehméja : « Mon ami, pourquoi tant de monde dans ma chambre? Il ne devrait y avoir que toi ; ma maladie est contagieuse. »