‹ Pensees Precedees Des Principaux OpusclesChapitre 134 sur 226 · R/^;;^ a Apion* TI · texte numérisé non relu

R/^;;^ a Apion* TI

2. fat de Motse, L II, ou Philod le juif cherche dans Mwfce I'origine du platonisme. Arnauld d'Andilly preparait une Edition de Josephe et de Philon qui ne patut qu apris la mort de Pascal

PENStiES / SECTION IX 421

et la plus rigoureuse de toutes, en ce qui regarde le culte de leur religion, obligeant ce peuple, pour le retenir dans son devoir, a mille observations particul&res et penibles, sur peine de la vie, de sotte que c'est une chose bien dtonnante qu'elle se soit toujours conservee si constamment durant tant de siecles par un peuple rebelle et impatient comrae celui-ci, pendant que tous les autres fitats ont change de temps en temps leurs bis, quoique tout autrement faciles,

Le livre qui contieni cede loi, la premiere de toutes, est lui-meme le plus ancien livre du monde, ceux d'Homere, d'Hesiode ct les autres n'elant que six ou sept cents ans depuis,

Copt?

La cr6ation et le deluge etant passes, ct Dieu ne 222 devant plus d&ruire ie monde, non plus que le recreer, ni donner de ces grandes marques de lui, il commenga d'etablir un peuple sur la tcrre, forme expr^s, qui devait durer jusqu'au peuple qne le Messie formerait par son esprit.

La creation du monde commengant a s'eloigner, Dieu a pourvu d'un historien unique contemporain, et a commis tout un peuple pour la garde de ce livre, afin que cette histoirc fQt la plus authentique du monde, et que tous les hommcs pussetit apprenclre par li une chose si necessairc i savoir, et qu'on ne put la savoir que par li

19 [Japhet commence la genealogie.] l.

Joseph croise ses bras et preftre le jeune 2.

491 Pourquoi Mo'ise va-t-il faire la vie des hommes si longue, et si pen de generations 3 ?

Car ce n'est pas la longueur des annees, mats la multitude des generations qui rendent les choses obscures.

Car la verite ne s'altere que par le changement des hommes. Et cependant il met deux choses, les plus tnemorables qui se soient jamais imagines, savoir la creation et le deluge, si proches, qu'on y touche.

^489 Sem, qui a vu Lamech, qui a vu Adam, a yu aussi Jacob 4, qui a vu ceux qui ont vu Mo'fse; done le dfiuge et la creation sont vrais. Cela conclut entre de certaines gens qui Tentendent bien.

*49i La longueur de la vie des patriarches, au lieu dc

1. Gw.> X, 1-5 . Japhet est le « pfere des Europ<Sen$ » ( De ver. Rchg., I, 16).

2. Cf. Pensfo 711, Cest Jacob qui pose sa main droite sur le plus jeune des fils de Joseph plac6 ^ sa gauche. G*;;., XLVIII, 13-20.

3. « Dans la g6n£alogie des patriarches, depuis Adam jusqu'a Jacob, on trouve vingt-deux g^n^tations en 2315 ans; et si on prend k vie entiere de chaque palriarche, ana vies au bout Tune de Tautre remplissent toutc cclte ctcnctuc. » (Havet).

4. Ce dernier detail n'est pas conforme au texte dc la Gmlse ; Port-Royal avait imprim6 : « ... A vu au moins Abraham, et Abraham a vu Jacob. » (B.)

faire que les histoires des choses passees se perdissent, servait au contraire a les conserver. Car ce qui fait que Ton n'est pas quelquefois assez instruit dans Thistoire de ses ancetres, est que Fon n'a jamais guere vecu avec eux, et qu'ils sont morts souvent devant que 1'on eut attemt 1'dge de raison. Or, lorsque les hommes vivaient si longtemps, les enfants vivaient longtemps avec leurs peres. Us les entretenaient longtemps. Or, de quoi les eussent-ils entretenus, sinon de Thistoire de leurs anc6tres? puisque toute Tliistoire etait reduite a celle-la, qu'ils n'avaient point d' etudes, ni de sciences, ni d'arts, qui occupent une grande partie des discours de la vie? Aussi Ton voit qu'en ce temps les peuples avaient un soin particulier de conserver leurs genealogies.

Je crois que Josue a le premier du peuple de Dieu 225 ce nom x, comme Jesus-Christ le dernier du peuple de Dieu.

628 Ccpie

Antiquite des ]ttijs< — Qu'il y a de difference d'un 225 livrc & un autrc 1 Je nc m'ctonne pas de cc que les Grccs ont fait Vllhid^ ni ]cs Egyptians et les Chinois leurs histoires.

II nc faut que voir comment ccla est nd. Ces historicns fabuicux nc sont pas contcmporains des choses dont ils ccrivcnt, Homcrc fait un roman, qu'il donnc pour tcl ct qui est rc9u pour tcl; car pcrsonne ne doutait que Troie ct Agamemnon n'avaient non plus 6tc que k pomme d'or- 11 ne pensait pas aussi a en fake une histoirc, mais settlement

i« « C!c nom do Josuc ou Jesus vcut dm sauvcur, » (Havct).

t\l,\ PJiNS^JiS / SUCTION IX

un divertissement; il est le seul qui ecrit de son temps, la beaute de Touvrage fait durer la chose : tout le monde Tapprend et en parle; il la faut savoir, chacun la salt par coeur. Quatre cents ans apres, les temoins des choses ne sont plus vivants; personne ne sait plus par sa connaissance si c'est une fable ou une histoire : on 1'a seulement appris dc ses anc6tr.es, cela peut passer pour vrai.

Toute histoire qui n'cst pas contemporainc, ainsi les livrcs des sibyllcs ct dc Trismegistc', et tant d'autres qui out eu credit au monde, sont ikux et se irouvent faux a la suite des temps. II n'cn cst pas ainsi des auteurs coniemporains.

II y a bieti dc la difference entrc un livrc que fail un parttculier, et qu'il jette dans le peuple, et un livte qui fait lui-meme un peuple. On ne pcut doufcr que lc Itvrc en soit aussi ancien que le peuple,

491 Josephc cache la hotite de sa nation.

MoTse ne cache pas sa hontc ptoprc ni... QMS mhi det ut o nines prophtmt * ?

II etait las du peuple.

277 fjrf mcmte des Juifs, — Depuis qu'ils n'ont plus eu de prophctes, Machab* Depuis Jesus-Christ, Massoretcs n.

j, Recueil d'oraclcs sybilllns conserves a Rome j. i 389 apres J.-C. ou ils furent brulds par Theodose, et sirie de bvres sacres venus d'figypte et attribue's par les Grecs 4 Hertn&s Tmmfaisle (= trois fots grand).

2. « Qui me donnera que tous proph<§tisent » Nontb, XI» 29, Texte latin de Vatable, dijEF6rent de la Vulgate.

3. Les livres des Machab^es, Merits apres le pillage du Temple

PfcNSEES / SECTION IX ^JZj

Ce livre vous sera en temoigtiage. l

Les lettres defectueuses et finales2.

Sinceres centre leur honneur, et mourant pour cela; cela n'a point d'exemple dans le monde, ni de racine dans la nature.

Sincmte des Jmfs. — Us portent avec amour et 333 fidelite ce livre ou Moi'se declare qu'ils ont etc ingrats envers Dicu toute leur vie, qu'il sait qu'ils le seront encore plus apres sa mort; mais qu'il appellc le ciel et la terre a temoin contrc eux, et qu'il leur a enscigne assez.

II declare qu'enfin Dicu, s'irritant contre cux, les dispersera parmi tous les peuples de h tcrre; que, comme ils Tont irrite en adorant les dieux qui n*etaient point leur Dieu, de meme il les provoqucra en appelant un peuple qui n'cst point son peuple; et veut que toutes ses paroles soicnt conscrvces eternellement, et que son livre soit mis dans Farchc dc PaUiance pour servir a jamais dc lemoin contrc cuxa.

Isaie dit la memc chose, xxx.

Sur Esdras 4. — Fable ; Les livrcs ont etc brulcs 247 avec le temple.

par Antiochus, vantent le zelc de cette famillc (c£ Pcnsfa 703). Le$ Massora sont un recueil de notes grammaticales sur 1* Ancicn Testament pat les doctors juifs. La Coph re{>r<)duit cette note isol^ment sous ccttc forme : Mathab., depuls qthk rfont plus de prophltes ; Massor, dtpuis Jfsus-CbrisL

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