SECTION XI
Les Propheties.
En voyant 1'aveuglement et la misere de Thommc en regardant tout Punivers muet *, et Phomme sans lumi&re, abandonne a lui-m£me, et comme egar6 dans ce recoin de Punivers, sans savoir qui Py a mis, ce qu'il y est venu faire, ce qu'il deviendra en mourant, incapable de toute connaissance, j'entre en ef&oi comme un homme qu'on aurait portc endormi dans une lie deserte et efitoyable, et qui s'eveillerait sans connaitre ou il est, et sans moyen d'en sortir, Et sur cela j'admire comment on n'entre point en d^sespoir d'un si miserable 6tat. Je vois d'autrcs personnes aupres de moi, d?une scmblable natute : je leur demande s?ils sont mieux instruits que moi, ils me disent que non; et sur cela, ces mis6rables Agates, ayant regard6 autour d'eux, ct ayant vu quelques objets plaisants, s'y sont donnds ct s*y sont attaches. Pour moi, je n'ai pu y prendre d'attachc, et, considerant combien il y a plus d'apparencc qu'il y a autre chose que ce que je vois, j'ai rcchcrchd si ce Dieu n'aurait point Iaiss6 quclque marque de soi.
Je yois plusieurs religions contraircs, et partant
i. Cf. Pw& 206.
toutes fausses, excepte une. Chacune veut etre crue par sa propre autorite et menace les incr£dules. Je ne les crois done pas la-dessus. Chacun peut dire cela, chacun peut se dire prophete. Mais je vois la chretienne ou se trouvent des propheties, et c'est ce que chacun ne peut pas faire.
Et ce qui couronne tout cela est la prediction, afiti 232 qu'on ne dit point que c'est le hasard qui Fa faite.
Quiconque n'ayant plus que huit jours a vivre ne trouvera pas que le parti est de croire que tout cela n'est pas un coup de hasard... €
Or, si les passions ne nous tenaient point, huit jours et cent ans sont une m£me chose,
\*jUJ.M
Prophetks. — Le grand Pan est mort1, 171
SiiSMpenmt wrbnm cum owtri avidifate, scrutontts 401 ScriptnrtiSi si ila se habmnt a :
Prodita kge. ~ Impkta cerm. — Implenda collige*. 59
On n'entend les prophetics que quand on vpit les 100 choses arrivdes : ainsi les preuves de la retraite, et