‹ Pensees Precedees Des Principaux OpusclesChapitre 160 sur 226 · C£ Ptiuh · texte numérisé non relu

C£ Ptiuh

2, Cf, Pexsfos 572 et

y ait eu des proph&ies pour le fake croire, mais que ces propheties fussent par tout le monde, pour le faire embrasser par tout le monde,

489 Mais ce n'etait pas assez que les propheties fussent; il fallait qu'elles fussent distributes par tous les lieux et conservees dans tous les temps. Et afin qu'on ne prit point ce concert pour un effet du hasard, il fallait que cela fut pr&Jlt

II est bien plus glorieux au Messie qu'ils soient les spectateurs, et m&ne les instruments de sa gloire, outre que Dieu les ait 1 reserves.

405 Propheties. — Le temps predit par Tetat du peuple juif, par Petat du peuple paten, par Tetat du temple, par le nombre des annees.

405 II faut £tre hardi pour predire une meme chose en tant de manieres : il fallait que les quatre monarchies, idolatres ou paiennes, la fin du regne de Juda, et les sokante-dix semaines arrivassent en mSme temps, et le tout avant que le deuxi&me temple fiit d&ruit

167 Prophtties. — Quand un seul homme aurait fait un livre des predictions de J&us-Christ, pour le temps et pour la manure, et que J&us-Christ serait venu conjformdment £ ces propheties, ce serait une force infinie.

Mais il y a bien plus ici, c'est une suite d'hommes

i. Avait (B.).

durant quatre mille ans, qui, constamment et sans variation, viennent, Tun ensuite de Fautre, predire, ce meme avenement, Cest un peuple tout entier qui 1'annonce, et qui subsiste depuis quatre mille annees, pour rendre en corps temoignage des assurances qu'ils en ont, et dont ils ne peuvent etre divertis par quelques menaces et persecutions qu'on leur fasse : ceci est tout autrement consid£rable.

Predictions des choses particttlieres. — Ils etaient 329 etrangers en figypte, sans aucune possession en propre, ni en ce pays-la ni ailleurs. [II n'y avait pas la moindre apparence ni de la royaute qui y a et6 si longtemps apr^s, ni de ce conseil souverain des soixamte-dix juges qu'ils appelaient le synfJrin qui, ayant 6ti institue par Moise, a dure jusqu^au temps de Jesus-Christ : toutcs ces choses etaient aussi doigndes de leur etat present qu'elles le pouvaient Stre] lorsque Jacob mourant, et bdnissant ses douze enfants, leur declare qu'ils seront possesseurs d'une grande terre, et pr^dit fjarticuli&ccment i la famille de Juda que les rois qui les gouverneraient un jour seraient de sa race et que tous ses fr&res seraient ses sujets [et que m&ne le Messie qui devait Stre Pattente des nations naftrait dc lui et que la royaut£ nc serait point 6t£e de Juda, ni le gouverneur et le Idgislateur de ses descendants, jusqu'a cc que le Messie attendu arrivat dans sa fatmllc1].

Ce mcme Jacob, disposant dc cctte terre future comme s'il en efit iti maltre, en donna unc portion i Joseph plus qu?aux autrcs : « Je vous donne, dit-il,

i, Gtn*> ch. xxxxix (8 a ID).

une part plus qu'a vos freres.» Et benissant ses deux enfants, Ephraim et Manasse, que Joseph lui avait presentes, 1'aine, Manasse, a sa droite, et le jeune Ephraim a sa gauche, il met ses bras en croix, et posant sa main droite sur la tete d'fiphtaim, et la (gauche sur Manasse, il les benit en [la] sorte; et sur ce que Joseph lui represente qu'il prefere le jeune1, il lui rdpond avec une fermete admirable :« Je le sais bien, mon fils, je le sais bien; mais fiphraim croitra autrement que Manasse. » Ce qui a et6 en effet si veritable dans la suite, qu'etant seul presque aussi abondant que deux lignees entieres qui composaient tout un royaume, elles ont et£ ordinairement appelees du seul nom d'fiphraim.

Ce meme Joseph, en mourant, recommande i ses enfants d'emporter ses os avec eux quand ils iront en cette terre, ou ils ne furent que deux cents ans apres2.

Moise, qui a &rit toutes ces choses si longtemps avant3 qu'elles fussent arrives, a fait lui-mSme ^ chaque famille les partages de cette terre avant • aue d'y entrer, comme s'il en eftt iti maitre [et declare enfin que Dieu doit susciter de leur nation et de leur race un prophete, dont il a et6 la figure, et leur pr£dit exactement tout ce qui devait leur arriver dans la terre ou ils allaient entrer apr&s sa mort, les victoires que Dieu leur donnera, leur ingratitude envers Dieu, les punitions qu*Us en 333 recevront et le reste de leurs aventures.] II leur donne les arbitres qui en feront le partage, il leur prescrit toute la forme du gouvernement poUtique quails y observeront, les villes de refuge qu'ils y bitiront, et...

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