‹ Pensees Precedees Des Principaux OpusclesChapitre 208 sur 226 · HI RoiJf XII, jx · texte numérisé non relu

HI RoiJf XII, jx

2, (jlia, xvx.

Saint Pierre, ch. n l : faux prophetes passes, image des futurs.

411 ... De sorte que s'il est vrai, d'unc part, que quelques religieux relaches et quelques casuistes corrompus, qui ne sont pas membres de la hierarchic, ont trempe dans ces corruptions, il cst constant, de Tautre, que les veritables pasteurs de I'figlise, cjui sont les veritables depositaires de la parole divine, 1'ont conserve immuablement contre les efforts de ceux qui ont entrepris de la ruiner.

Et ainsi les fideles n'ont aucun pretexte de suivrc ces relachements, qui ne leur sont offerts que par les mains etrangeres de ces casuistes, au lieu dc la saine doctrine, qui leur est presentee par les mains paternelles de leurs propres pasteurs. Et les impies et les her&iques n'ont aucun sujet de donner ces abus pour des marques du d6faut.de la providence de Dieu sur son figlise, puisque, Tfiglise etant proprement dans le corps de la hierarchic, tant s'en faut qu*on puisse conclure de Fetat present des choses que Dieu Fait abandorui^e i la corruption, qu^il n'a jamais mieux paru qu?aujourd?hui que Dieu la defend visiblement de la corruption.

Car, si quelques-uns de ces hommes qui, par unc vocation extraordinaire, ont fait profession dc sortir du monde et de prendre Fhabit dc religieux pour vivre dans un &at plus parfait que le commun des Chretiens, sont tomb^s dans des cgaromcnts qui font horreur au commun des chrdticns et sont devenus eatre nous ce que les faux prophitcs &aient entre les Juifs, c'est un malheur particulier ct personnel qu'il faut i la v6rit<£ d^plorer, mais dont on

i. ttn IL

ne peut rien conclure centre le soin que Dieu prend de son Eglise; puisque toutes ces choses sont si clairement predites, et qu'il a etc amonc£ depuis si longtemps que ces tentations s'eleveraient de la part de ces sortes de personnes; que quand on cst bien instruit on voit plutdt en cela des marques de la conduite de Dieu que de son oubli a notre egard1.

Tertullicn : nnnqttaiu Eccksia njorwabltur-. 455

891 2° Man. Gwrrkr

II faut fairc connaitrc aux herctiqucs qui sc prevalent dc Ja doctrine des Jdsuites que [M tfesl pas] colic dc rfiglisc; ct que nos divisions ne nous sepatent pas cTautcl.

892 2° Man. Gncrmr

Si en diffcrant nous condamnions, vous auric?: raison. I/uniformitc sans divcrsitc inutile aux autrcs, In divcrsitc sans uniformitc ruincusc pour nous. — 1 Amc nuistblc au dchors, 1'auttc nuisiblc au dedans ;J»

i. (Ic fragment qui, clans le manus»cril, pwiscntc dc nonibfcuscs ct tntcrcssantcs variantcs, ctait dcstini au Pryef tk nmthmtnt etmtrc rA^oh^h des/faft/fcs cmi a etc trouvc clans les napicrs dc Pascal, ainsi cjuc plusicurs fragments qui sont dans la sccondc copic, page 611, ct que nous nc reproduisons pas ici. (Voir not re ccl des Qwvm compkits de Pascal, t, VII, p. 375 ct suiy.) (B.).

z. « L'Hglisc nc sera jamais reformcc. »

3, (X Ics expression?* que Pascal empmntc aux fitflaMtiotts dcs Jesuites : « Soumctttc a la Soctitc, et ains»i gardct Tucdformit<i; or> aujourd'huij ccttc unifotmiti est en la diversity car la Socifiri le veut » 11 &ut done voir ici unc objection des [estates 4 Pascal Iui-m6mc : Vous nous accuse dc difKrer les uns des autres, d'avoir des docteurs $6vfcres ct dcs docteurs tH ; nmis nous ne coadamnons personne ct nous

455 En montrant la verite, on la fait croire; mais en montrant ^injustice des minlstres 19 on ne la corrige pas. On assure la conscience en montrant la faussete; on n'assure pas la bourse en montrant Tinjustice.

427 Ceux qui aiment 1'figlise se plaignent de voir corrompre les mceurs; mais au moins les lois subsistent. Mais ceux-ci corrompent les lois : le modele est gate.

5 1 Jamais on ne fait le mal si pleinement et si gaiement que quand on le fait par conscience,

427 Cest en vain que Tfiglise a etabli ces mots d'anath&mes, heresies, etc. : on s'en sen contrc cllc.

97 Lc serviteur ne sait que ce que le maitrc fait, cur le maitre lui dit seulement Taction ct non la fin ^j ct c'est pourquoi il s?y assujcttit servilemcnt ct pcchc souvent contre la fin. Mais Jesus-Christ nous a dit la fin».

Et vous dctruisez ccttc fin.

sommes, par consequent, krdprochables, Si nous avions pour tous k m£me r^gle, nous nc rendrions pas au monclc Ics services que sa corruption attend de nous ct qui noun valent sa faveur; si nous ne conservions pas unc certainc uniti dans cette diyersite", notre ordre sc dissoudrait dc Iui-m6me (B,)-

i. Ou peut-6tto matins (T.).

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