I. Le paganisme même fournit des exemples mémo
rables de cette vertu. Chez les Romains la fidélité conjugale était si inviolable , que Lucrèce ayant été déshonorée par surprise et par force, ne put survivre à un tel affront. Elle en fit part à son cpoux, toute baignée de Jarmes. Son mari tâchant de calmer sa douleur, sur ce que cette infidélité n’était pas volontaire, elle répondit que, mage innocente , elle ne pouvait plus vivre après avoir été déshonorée.
Virginie, jeune Romaine, ayant été enlevée par l’ordre d’un sénateur, le père accourut aux cris de sa fille, et lui dit : On vous enlève, ma fille, pour vous ôter votre chasteté ; mais lequel voudriez-vous choisir, de perdre la vie, ou de perdre votre pudeur P.… J'aime mieux, répondit-elle, perdre la vie. Ensuite le père, tirant un poignard, l’enfonça dans le sein de Virginie, aimant mieux voir sa fille morte que de la voir déshonorée.
Le sénat de Rome envoya au roi Porsenna dix jeunes filles de qualité, qu’il avait demandées en otage. La jeune Clélie fit comprendre à ses compagnes le Rue où était leur pudeur dans le palais de ce prince, et leur
ersuada de la suivre.Clélie s’étant jetée toute vêtue dans
e Tibre, ses compagnes la suivirent, et le passèrent à Ja nage, aimant mieux exposer leur vie que d’exposer leur vertu.
Une vestale, accusée d’avoir perdu sa pudeur, fit connaître son innocence, et fut renvoyée ; mais le pontife la reprit de ce qu’elle avait l’air trop enjouée, et lui dit : Sivous aviez eu plus de modestie dans vos parures et dans vos manicres, on vous aurait crue chaste. La dissipation et des airs si enjoués ne conviennent point à une fille qui a soin de sa pudeur et de sa réputation. Ces exemples de chasteté et de modestie ne devraient-ils pas charger de honte tant de chrétiens et de chrétiennes qui aujourd’hui ont moins de retenue que les païens P
La chasteté convient à tous, sans excepter même les personnés mariées : chacun doit la pratiquer selon son état. Sans cette vertu on ne peut plaire à Dieu ni être sauvé. Si vous avez eu le malheur de la souiller, le re: mède qui vous reste c’est de vivre en chaste pénéent.