II AVANT-PROPOS
dont j'ai 6t6 profond&nent touchy, k l'amitte qu'on savait qu'il voulait bien avoir pour moi. C'est la m6me raison qui a fait que madame James Darmesteter a d6sir6 que je parlasse de son mari dans cette Revue de Paris dont la brill ante direction avait rempli les dernieres annees de sa vie, el c'est la m6me raison encore qui a engag6 la redaction de la Gazette des Beaux- Arts a me demander quelques pages sur Alexandre Bida. Darmesteter savait que, sans 6tre felibre, j'aimais et admirais Mistral et sa po6sie, et il m'obligea presque k 6crire Particle sur le poete de Maillane qui a 6t6 mon premier essai en dehors du cercle de mes etudes habituelles. Je trouvai d'ailleurs k l'6crire un veritable plaisir, et je proposal de moi-mfeme a la Revue de Paris de donner pour pendant au portrait de Mistral celui de Sully Prudhomme, de mettre le po6te de la vie interieure el de la inflexion en regard du pofcte du monde ext6-
AVANT-PROPOS. Ill
rieur et du mouvement. Enfin, lors de la r6ception d'Albert Sorel k FAcadGmie frangaise, le r6dacteur en chef du Journal des Debats, connaissant les liens affectueux qui m'altachaient depuis de longues ann6es et a Taine et & son successeur, me demanda de rendre compte de la seance.
Si j'ai indique ces circonstances, c'est d'abord pour m'excuser de publier un volume aussi 6loign6 du cadre habituel ou se renferment mes travaux, et ensuite pour appeler Fattention des lecteurs sur le fait, que tous ceux dont je parle dans ce livre sont ou ont ete parmi mes amis les plus chers. Cela donne a ce que je dis d'eux, a d6faut d'autre m6rite, un certain int6r6t documentaire, et je me suis attache en effet k ce que tous les renseignements qu'on trouvera sur chacun d'eux eussent une parfaile exactitude. Quant aux appreciations qui concement leurs personnes et leurs ouvrages,