‹ PépéChapitre 104 sur 167 · RARE · texte numérisé non relu

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Voilà toujours ma valise

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LE DocrTEur. —- Mais si.

vons, madane Rémy ?

Mme RÉMY, — Nous voilà bier de chambres.

LE Docteur.

aujourd’hui ?

Mme RÉ“mYy. — Non, jour ordinaire.

LÉ DocrEür. — Et toutes vos chambres sont occupées, un jour ordinaire ? Qu'est-ce que c’est que tout ce monde-là ?

MmME RÉMy. — Des malades.

LE DocTEur. — Des malades ?

MME RÉMY. -— Oui, des gens qui suivent un traitement.

LE DoctEUR.

chez vous ?

ME RÉMY —- Parce qu'il n’y à pas d’ autre hôtel à Saint-Maurice. D'ailleurs, ils ne sont pas si à plaindre que cela, chez nous, en attendant notre nouvelle installation. 1ls reçoivent tous les soins sur place. Et toutes les règles de l'hygiène moderne sont observées.

- Lx DocTEeur. — Mais d'où sortent-ils ?

Mme RÉMy.-— Les malades ? l'epuis quelque temps, il en vient d’un peu partout, Au début, c'était des gens de passage.

LE Docreur. — Je ne comprends pas.

MME RÉMY. — Oui, des voyageurs qui se trouvaient à Saint-Maurice pour leurs affaires. Ils entendaient parler du docteur Knock, dans le pays, et à tout hasard, ils aïllaient le consulter. Evidemment, sans bien se rendre compte de leur état, ils avaient le pressentiment de guelque chose. Mais si leur bonne chance ne les avait pes conduits à Saint-Maurice, plus d’un serait mort à l'heure qu'il est.

LE DocrEeur. — Et pourquoi seraient-ils maorts ?

MmME RÉMyY. — Comme ils ne se doutaient de rien, ils : que ent continué à boire, à manger, à faire cent autres imprudences.

LE Docräur. — Et tons ces gens-là sont restés ici ?

MmE RÉmy. — Oui, en revenant de chez le docte:r Knock, ils se dépêchaient de se mettre au lit, et ils commençaient à suivre le traitement. Aujourd’hui, ce n’est déjà plus pareil. Les personnes que nous recevons ont entrepris le voyage exprès. L'ennui, c'est que nous

Comment allez- ! Je n'ai plus

— C’est donc jour de foire,

Pt pourquoi Here

manquons de place. Nous allons faire construire.

LE DoctTEUR — C'est extraordinaire.

Mux Rémy, après réflexion. —- En effet, cela doit vous sembler extraordinaire à vous. S'il fallait que vous meniez la vie du docteur Knock, je crois que vous crieriez grâce,

Lr Docreur. Hé ! quelle vie mène-t-il donc ? :

Mme Rémy. — Une vie de forçat. Dès qu'il est levé, c’est pour courir à ses visites. À dix heures, il passe à l'hôtel, Vous le verrez dans cinq minutes. Puis les consultations chez Ini. Et les visites, de nouveau, jusqu’au bout du canton. Je sais bien qu'il a son automabile,

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