‹ PépéChapitre 115 sur 167 · JOSEPHA · texte numérisé non relu

JOSEPHA

Je crois qu'on monte l'escalier...

; SOPHIE

lEVEUxX...

M Joseprxa

‘oi entend rire sur le palier.

sue SOPHIE :

en retard |... ch

le au lointain.)

D JoserHa

‘Chut !

SOPHIE

On sonne à l’autre étage |!

JosErxaA

ji es + bien quatre heures |

A Vienne, chez Mme Weber, le 12 juin 1781.

SOPHIE nier Davantage !

JostpnA hante lis se node de nous, m2 chère !..

SOPHIE ue ù Sûrement !.… JOsEPHA FU

Oui, car la place Pierre et notre logement Ne LE paraissent pas à trouver GRAS

SOPHIE PRES Nous ne leur plaisons plus !.… |

JOsEPHA Ÿ Tu crois ?… SOPHIE : nee Quels imbéciles !...

(Sonnette.) JOSEPHA On sonne !...

. SOPHIE e Les voilà ! :

JoSEPHA Qu'ils sont gentils !

SOPHIE

- Maman,

On a sonné !..

LA Voix DE MME WEBER Constance, ouvre dons !….

JosEPHA

Quel roman !.… SOPHIE AA

Nous les calomnions !

JOSEPHA I] faut leur rendre hommage Fe

CONSTANCE, à la porte.

Maman, monsieur Leitgeb nous envoie un fromage Fe

La Vorx DE MME WEBER

Je Flavais commandé. Paye-le, mon enfant !. ee

SOPHIE er Eh bien ?.… LR JosePHA FLG: ST . Il est joli, leur amour !... | ; # SOPHIE = \ Fee C'est ponte Le | JosspHA |

Si l’un de ces serins m'’aborde encore et siffle Son air...

SOPHIE Tu l’'éconduis ?.…

. Espérez he

JosEPHA

Je lui flanque une gifle !...

MME WEBER, sortant de la chambre avec M. Thorwarth.

"Vois, monsieur Therwarth, les nouvelles du jour !..

Elles ne sont pas très brillantes !...

M. THORWARTH

Tour à tour, .

Le ci montre aux humains le soleil et la pluie !.. Le soleil viendra !.….

MmME WEBER Ce qui m'ennuie, C’est de ne pas louer mes chambres. J'en ai trois Où pourraient se loger superbement des rois...

- M. THORWARTH Des rois ?.….

cs MME WEBER ‘Des petits rois !.….

M. THORWARTH Ah ! bien !.…

ME WEBER

Des militaires, . Trouvez-moi donc trois locataires!

Is seraient mieux chez nous qu’à l’ auberge du coin... moi, j'aurais soin

Des professeurs!

Lei Jeur ferait des plats...

De leurs habits... On voit l’église des fenêtres.

Ici, monsieur Thorwarth, il nous faudrait trois Da

. fEres.d..

a M. TRORWARTH C’est beaucoup, mais enfin, si je peux...

Pensez-y |

Vous êtes le tuteur des enfants :

Père,. autant dixe !

leur quasi-

M. Tao er Non, mais...

Mme WEBER La vie à ‘Vienne

Est si chère !.….

f re Î \ ; Î }

M. THORWARTH Je sais.

MME WEBER T1 faut qu'on nous soutienne !

Écidolin gagnait peu, mais régulièrement...

Il est mort en entrant dans cet appartement... Aloyse m'aidait.. Mais, quoique bien payée À l'Opéra, depuis qu ‘elle s’est mariée, Les frais de son ménage absorbent tout son gain, À peu près.

M. THORWARTH

Au revoir. Je reviendrai demain. MmME WEBER A demain !...

M. THORWARTH Je m'en vais inspecter les costumes Du théâtre. |

MME WEBER Constance épluche Jes légumes :

Je l’appelle !.…

io. U & MOZART

Monsieur Thor

Sinous n'avions pas eu vos conseils d'homme

Soyez sages !... Le ciel bénira vos méri

| Vous êtes un tuteur vigilant et sagace...

M. THORWARTH Pourquoi ?.…

MME WEBER Constance, arriv s'en val... (Consiance Dites-lui bien n

Mes enfants !.…. | 0 M. THORWARTH

À quoi bon ?

Mme WEBER 4 Maïs sans vous, sans vot La vie était pour nous comme une corde Et nous aurions piqué la tête en bas, c'e

M. THORWARTH. ; Vous êtes Diée aimable !... Au revoir, mes P

MME WEBER Merci, monsieur Thorwarth |. de

M. THORWARTEH - Mais non |! FA

- a sur le Mais si :

Seule À mon âge. avec trois filles. nue

MME WEBER

ne

MME MRBES Ma fille, un compliment ne coûte argent ni Et, bien lancé, n’a jamais fait de mécont Il faut toujours payer qui vous sert : les moin: Sans bourse : ‘délier, S ’acquittent en courbe

a Pourtant, l'orgueil, maman.

MME Mrnet Un panache, Aux cavaliers, mais pas à ceux qui vont à

JOoSsEPHA Oh !.… MmME WEBER j Mes chères enfants, nous sommes des pauvrt

JoSErHA La fierté...

MME WEBER

Gardons-nous de ses a

C’est en baissant la tête, et sans anbons ni Qu'on affronte le mieux ce déluge de chiff Qui brouille à tout moment aux yeux du La route où vont de pair bourse vide et ch

SOPHIE Peut-être LR à MME WEBER Croyez-moi !.… JosErHA

Là! Ma

on R que nous allons entendre Iphigénie [RE Mure Were :

Je ne sais plus où j'ai mis les billets.

Ne SOPHIE ur

ton missel !.…

MME WEBER Tout juste !...

JOSEPHA Et si tu t'habillais ?

MME WEBER

en

Et tu seras charmante...

MmME WEBER . eus mon temps où je n'étais pas re !

L nes one dans Mannheim étaient lustres ..

ea esse ? |

SOPHIE Oh non ! maman, je n’ai pas ni!

MMmME WEBER Qui donc ?

Jostrra

Alovse et son mari,

Mme WEBER Is &evaient donc venir ?

JostPHa | Jele suppose ! MME Wire ouvrant la porte.

ous entrant et l’embrassant.

Maman, bonjour | MMmE WEBER

Ah ! mon Dieu, quélaue

Fe | [chose

pas!

En ÂLOYSE 0 os

: Que'que chose, en effet ! Tu dis bien !

onheur ke .… Ce n’est pas grand’ chose, ce r’est

[rien,

MME WEBER Aloyse !...

AILOYSE RUE -Il est temps que je sorte enter.

| JosEepHaA - Qu'as-tu ?

Ke

; À ATOYSE ; Je suis aux trois quarts MR CRT [morte De: chagrin, de: Foie et de: dégoût. L Ne {Elle a jeté son: chapeau SUY va Let On rpRe au moins !. Ouf!

SOPHIE Assteds-toi donc !...

ALOYSE. ï Merci!

Quel poids, quand on n'est pas heureuse, l'existence |

| CONSTANCE, sortant de sa cuisine .

C’est toi ? Bonjour ! Comment vas-tu ?..

AIOYSE ; Très mal, Constance !

SOPHIE

Ton théâtre ?...

: : ALOYSE

Chacun m'y gâte et le Est aussi bon pour moi que celui de Munich

JosEPHaA Ton mari ?

ALOYSE se $ Je t'en prie !.. I ne l’est plus !.. Qu'on 3 pie [nomme

Autrement ce grossier personnage, cet homme Lâche, ce vil jaloux qui ne sait qu’abîmer :

Dans la honte, aujourd’hui, ce qu’il a feint d'aimer*..

MME WEBER, concilianté.

Allons !...

ÂALOYSE | Il a voulu m’enfermer tout à l’heure !.… JoserHA Toi ?

Je me suis sauvée !...

MME WEBER Et maintenant ?

ALOYSE Il pleure,

Sans doute !

MME WEBER il: t'aime: 2%.

ALOYSE

Donc,

À sa triste façon, En tout cas...

MME WEBER C’est un pauvre. garçon le ALOYSE | Surtout, ne plaignez pas un brutal dont la rage Perverse, nuit et jour, me harcèle et m'outrage !... MME WEBER 1 LE

C'est possible !.…

Que veux-tu.

ALOYSE Rien. Ne plus le voir... La paix...

; [L'oubii.. + Le calme intérieur lentement rétabh... ti Mme WEBER On ne rompt pas sa vie ainsi! Le Arr so | Bien des torts, et, plus tard, avant vieilli.

ALOYSE LAC Qu’ on trompe “Ti. jeune fille, hélas ! en lui vantant l'attrait

Du foyer, la douceur de vivre à deux !.. Un trait De ce monstre : il prétend qu'avant de le connaître On me voyait des jours entiers à ma fenêtre,

Me fardant, dépeignant mes cheveux, les lissant,

Dans l'espoir de séduire enfin quelque passant ! de

pe | MME WEBER

cé ! :

ot ALOYSE

Qu’ en dis-tu ? Faut-il que ta fille tolère Ces D2ps ? Ai-je tort ? Blâmes-tu ma colère ?..

: MME-WEBER Toi dont l'art seul émut jadis si purement...

ALOYSE | Laisse tes souvenirs, de grâce, en ce moment...

Mur WEBER Je crois que, malgré tout, il vaudrait mieux, peut-

| * ALOYSE [être Àà Moi, guetter des passants au coin d’une fenêtre pe L aurais joué ce jeu jusqu’à scandaliser Nos voisins, tant lardons de me faire épouser M excitait ls > : FEES $ ne 7. C'est trop fort !…. RES ALOYSE - Pta Enfin, il m'a frappée !

| SOPHIE Vraiment ? h . MME WEBER Tu n'es donc plus sa petite poupée, Son idole, comme ii t’ appelait se

No

ALOYSE + Ce temps-là LAPS EN loin! ; - & MME WEBER Ma pauvre enfant !.

(On entend sonner.)

Sans doute, le voilà !

© ALOYSE C'est fini !….

MME WEBER si ... Néanmoins...

ALOYSE

. -N'ouvrez pas !.…

Quoi qu ’on fasse, Je ne veux plus, je ne peux plus le voir en face.

Kia n temps.) ; JosEPHA Ce n ’est pas lui qui gratte ainsi.

MME WeSEr

ALOVSE 7 bin devant celui-là, surtout !

SOPHIE, qui a ouvert.

MozART

si ai cut, malgré moi, l’ancien signal

Par quel hasard ?

Monsieur Mozart !..

Ne m'en veuillez pas trop si, devant votre porte

SA ST £ ro ï TC ne à ; de eee ss à Le ca è MME R À Pris À ni & z ” a ne | SormiE Vous vous croyiez € encore à Mannheim € en n gra Mozart. FES He Mais oui... C'est ridicule, au fond... 1” y pensai - SOPHIE

Veut bien franchir Le ou de notre souriciè

Mozart us Je ne dérange pas quelque besogne ?...

JosEpHA

Mozart - Ab ! je n'avais pas vu Madame...

MozART.

ALOYSE | n.

Monsieur, ne sovez plus fâché !... Devant ma Et mes sœurs, je le dis : votre amitié m'est a

MozaART Mon amitié | Arovse e Le sort, d’un brusque coup de :

Où nous ne voulions pas nous entraîne souvent.

ï MozaRT Madame !… ALOYSE : nn Il ne faut pas, vous, me garder ran Mozart a

Croyez bien, contre vous, que je n’en garde au On se trompe. Un espoir s'évanouit. Un © Vous manque, mais on trouve un. grane talent

Nous offre un ne aussi ba. réu:

Je ne vous en veux pas, Aloyse… Mir

: ALOYSE

MozaRT.

Seulement...

Ds ALOYSE Seulement ?

MozaRT Rien E7 x ALOYSE

Vous souriez !

Hélas ! je puis ALOYSE Je pensais qu’à Paris, si loin...

MozZART.

Je pense

Madame, qu'à à présent, vous ne regrettez

ALOYSE Oh ! rien. L aa

fe À Aiovse Ve ai. | Mu WEBER HN). Sa carrière est prospère ! A | Moza RT ;

f LAN

ent ALOYSE ni J ai profité de vos leçons.

Mozart

rous avez à l'Opéra de vrais succès...

; | ALOYSE beaucoup travailié !

MoOzZART Votre Voix est si belle.

ais ALOYSE à 5

Mozart

me semble, si j'ai boune mémoire, un jour, A ‘a écrit pour elle un air... un air d'amour, Sue Non.

oitvatt le cœur, et qui me parut brève jt c'est le plus bel air que j’écrivis Me

ALOVYSE h ait un très bel air !.… Fi MozaRT DNA Oui, je crois 1... Je l'aimais..

0 se a ouvert le clavecin.)

Ne le jouez pas, Aloyse !.. on m'honore

4 | ALOYSE À Vous ne l’aimez plus ?

Mozart tone Te l'aime trop encore...

MME WEBER, après qu'on a sonné.

mari 2 FI TES Fr ; ALOYSE Sans doute, oui !...

| LANGE, à qui Josepha a ouvert.

Ma, femme est-elle ici ?

Reurbe

| natureliement, mon. ami, me voici!

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