‹ PépéChapitre 118 sur 167 · LANGE · texte numérisé non relu

LANGE

Votre indulgencel] |

Méconnaît mon respect ou mon inteliigence, | Maître ! Je ne suis rien qu’un humbie acteur, etl D quand

Moi, je ne jouerai plus, ma gloire de clinquan Ne sera plus que cendre froide et soufile vide. La vôtre, au ciel Ge l’art, luira, toujours spiend'de |

MozaRT

Monsieur, vous agitez noblement les lauriers | Si cela se pouvait, vous me consoieriez… LANGE ke Vous consoler ? :

ALOYSE De quoi ?… MozarT LA

Du traitement barbart L De mon prince !.… LANGE Y1 suffit d’un simple coup ‘0 de Du destin pour que tout vous fie 1/4 |

MozART D

; Alors, espoir | L

ALOYSE ni 1

Maître !.… de m1 à Mozart, s'inclinant. nu

Madame !

LANGE, se retournant sur la porte, à l'instant à

“partir : Au gran honneur de vous revoi

eu ne avec Sa femme.)

Mozart

Vous ne m'avez pas dit, ou je n’ai pu Venteba c Son nom...

MME WEBER Le nor de qui ?

Ps MozarT À

: De monsieur votre gendre

MozarT Eu

Mue WEBER Il s'appelle donc Lange.

MozART Un très grasione nom.

MuEe WEBER D RE Vous trouvez ?

È MozarT F:

Et pour moi, la chose assez étrange C’est qu'à Paris, souvent, tout bas, je nommai « l'ange

Celle qui désormais s'appelle ain$i vraiment, Grâce à lui! Nous rêvons, mais, ironiquement Dans ua songe ambigu notre fièvre associe 4 Au clair espoir qui ment l’obscure prophétie !.

: Mozart

J'ai fui à tristesse j'avais impérieuse envie ‘oublier Prune où se débat ma vie, En retrouvaat chez vous, si je pouvais encor Un. souvenir des temps heureux !...

MuEe WEBER Si le décor changé. si plusieurs de Leu leur rôle

MozART Oh ! madame Weber, vous êtes...

Mme WEBER

.… Pourtant, vous voir est une fête

Mon pauvre Fridolin vous aima, ni quel bien os savantes leçons furent pour notre filie..,

ors de votre retour de Paris, son accueil,

Qui descendit alors sur votre âme affligée Nous toucha. Croyez-le, ce fut une gorgée

l en est mort un peu, je puis le dire, là !.. t Sophie, et Constance, et Josepha le savent !…. ais jet radote !... Assez !..

cr

ONE Maman l’a dit

por

Mme WEBER

Mean Non !.…

Mme WEBER

| Du vieux ? | MozARTY n'ai pas soif |

Mme WEBER

Après des propos si sévères, est bien naturel que nous choquions nos verres ! MozART oquons-les donc !.….

… - Mme WEBER Constance, apporte le plateau.

CONSTANCE

MME WEBER Reste-t-il un peu de ton gâteau ?

|(On l'entend chanter.)

Vieille et bête, |!

"est grâce à vous qu'elle a du succès, qu'elle brille !... |

À Munich, comme à vous, nous fit honte, et le deuil | De fiel que mon pauvre homme, à cette heure, avala !

. Les larmes qui nous lavent | La face n ’essuient pas le sang des cœurs blessés !... |. . , .

5 Tais-toi | e dr plus uen de cette histoire L. : Assez | pes | (Mme Weber remplit les verres.)

| Pas !

de or l’ai dit de mon mieux ! |

HA En ra DA x na. SUR fé nl We EE QUI A AU Ext GANT 14 SALE NE Mr je 1 | : Ur (lu / 1% rh ei x HA Ge d 1 \ à TN A AE ne À {* Se OOR RU (ue ï { deu 1? it 16 4 (se US RD au MEN D FN Ê à ? Us < JUS où He Mme Weser à CONSTANCE é ss NET fonsieur Mozart, je suis contente qu ‘aujourd “hui Je crois bien ! ous soyez, pare venu chez nous. Mme WEBER

Sers-le donc !.…

dans la cuisine.

CONSTANCE,

Tout de suite !.….

MozaRT k

Elle chante. Le Mme WEBER à

Oui ! C’est votre visite, aujourd’hui, qui l'enchants | |

oo elle est calme et grave !...

JosEePxA Elle ne rit | Presque jamais ! ; :

SOPHIE Vraiment!

MozaART | Mais elle a de l'esprit, Pourtant ? sos SOPHIE | Je crois qu'il est, tout au fond de son

[ême, ‘ [Un secret !.. RS ; ME WEBER :

Un secret !.. Es-tu folle ?

SOPHIE Une flamme Bizarre, par instants, illumine ses yeux !…

(Constance ventre avec le plateau, le vin, les verres, le gâteau.) Mme WEBER à

Voici l’ami du pauvre !…. Il rend j joyeux

|Les plus mornes logis !.….

JOSEPHA Pourvu qu ‘on n’en abuse

MME WEBER Naturellement !...

JosEPHA À la plus noble muse, À la vôtre !.….

AS MoOzART Je bois à vos bonheurs futurs.

Que Dieu vous les prodigue à la fois longs et purs Lo

MME WEBER, buvant.

Amen !.. N'est-il pas doux ?.…

Du velours en bouteille

MME WEBER

Encore un verre? A MozarT Oh non !

JosEePHA

Maman, je te surveille !..

MuEe WEBER Bab 1...

| | Joszexa NA ar ne Mu None | 1 Un verre de plus te fera mal J.. a Din aan : nous aurons de l'orgueil !

do WeBer, à Mogart, insistant. À. CONSTANCE | | Ji on / Un brin ! | Au revoir, Maître |. d nt ot MozarT : in Un tan 0 de AI Non, vraiment! .: . ue | Encor merci pour votre accueil !

D |, Mur WeBer Gus ip (EA Pari) te ..

Hu Boire un peu, quand on a du chagrin, ME WEBER OL ONE ro On: a beau dire allez L'ic'et. : L'ouragan nous frôia de près ! ie,

SEEESS

Hoi | SOPHIE | See Ce ii RUE Tea lâche ! s re C'est la prés Si Ari U Du Maître qui valut à Lange obéissance MME WEBER ji Et D De quand il fit le signal du départ | 1 NS VE Peut-être !.…. | ME WEBER AN IOR : : SOPHIE Ta sœur n'a pas voulu, par fierté, que Mozart, Le gâteau de Constance est bien un peu champêtre !|1n;1< je tableau d’une discorde conjugale, à . Mozart |Contemplât sa revanche, une tristesse égale

A celle, l’an dernier, qui l'étreignit, le jour

hi: est Lo pe, PAU Que l’ingrate, à Munich, méprisa son amour !...

Mme WEBER

Din ir Monsieur Mozart, je loue ic JosEPHa Fi] Des chambres !... Si jamais vous revenez |. Du reste, elle à joué fort bien son personnage ul ; Mozarr, à Constance qui lui offre du ho Mme WEBER | VA ir À Merci !.. | Mozart peut croire encor au bonheur du ménage ! ; U Fe | MME WEBER ‘ À TosEPHA PE ER ne crois pas, d’ailleurs, qu’on en trouve dans Lange aussi qui venait pour tonner sûrement | 0 [Vienne A mis une sourdine à son emportement!. us meilleur prix | Jos L re du 1 SOPHIE :

Joe un peu génée. Mozart fut tellement aimable! o on aman |, MME WEbrE | D Mu | MMe Wasser | Quoi qu'il dise, A * Bref, qu'il vous en sou-|Son cœur n est ‘pas encor guéri |... LES “vienne !

| Nora Ë Joserxa | jamais, en effet, dans Vienne, le hasard " Comes Me ramène... il Eut tort L.. ) | no v We : MME WEBER ni Mo EE Elle le sait, mais, surtout à présent | Chez nous, mon cher monsieur Mozart, Ne la désclons pas en le lui redisant pie Vous serez bien reçu, vous le savez d'avance | | SOPHIE | an | D MOzaRT ; D’ I phigénie, hélas | nous manquons l'ouverture | \ De revenir bientôt je n’ai pas l'espérance, Mais enfin. JoSEPHA : TE NEATE WEBER Plus le chant magnifique où, las de sa torture «1 Indiquez l’adresse à vos amis !.|Le triste Agamermmnon dévoile au vieil Arcas eue la position où le malheur à mis Les intérêts divers qui COLOIQNEN son cas | Ma f famille, il faut bien, n'est-ce pas, que j'essaie SOPHIE RUES iDe piquer, comme on dit, une rose à ma haie l... Et la reine à présent connaît l'affreux oracle de ‘| ARE Mozart, se levant. Me WEBER à e dois partir !.. | Alors, nous renon£ons pour un soir au spectacle 0e Déjà OPRIE Joserma do je Oh non ! maman ! <a " MozART SOPHIE ne Mon DOUTER mécontent | Ici, l'ennui rous tue! JostpHA ARGUS SGPHIE Quand une belle voix au vent des vins :

Palpite et se déploie, ah ! mon âme est ravie ! Mme WEBER, son Eee à la main.

Suis-je bien peignée à

mi Un. A NT ER Ne D'abord, “madame, a .. chapeau s sur lu te. a nee © Horer Re ee Coiffée ? ® 0 4 ; $ ! Il est tard... \ ” ï A ‘ Ait < À & à ; nn ; ï « SR “SoPRE Ne (or : Mai Hate A TA Ho uv AVtIA faire enviel} Sn a ne AA RAS Der | Joserna | ti | dors 'AMOPER. AT A ne spprète toi. à Cie ' | | où NOUS venons Herr CONSTANCE | les : io | | Jossen ru tt VANNES © Non, je vais m ‘occuper | | Ils sont fous de à Won he l'E | Horse | de ie Fate 0 0 MME WEBER |: | Moi je m'appelle Hofer, je suis violoniste tu à REA OS Ï : é 0 1 î AY MONT na C'est cela ! Prépare le souper | ; Mur Weber Ne nu st Se pt SOPHIE HART De Da:

que : nous ue nous aurons faim, sans| à Haïe£ : AN A ï | [doute ! f'Et m i, Jacques Haibl..…. FRE “te à j ) à Feb DO 0 + ASIE Josersa MME WEBER nn te raconterons. notre soirée. ui Également artiste ue Ar Sorxir, à la porte; reculant. ï. à Ha1BT. à SEA nr Écoute ! je suis compositeur et ténor... ae ie ; re HOFER 1 A Re Peut Peur vous dire... Fe NE Rhin JosEPHA HaIBL Due HE Laissons sonner sans répondre... : ; À présent que vous savez nos noms. | He WEBER HoFEr ; Ca . Pourquoi ? Que nous voudrions bien. si … ie | | Josepxa LS | é Horer 01 UE Re our ne pas manquer le dernier acte. | Pour nous deux, quelle f fête ! à é MME WEBER MME WERER

Lo Messieurs, vous nous voyez le chapeau sur la tête. AUS Nous partions ! ot | i Horer Ni nue En voyage ? |

/MME WEBER oi ee .Mxe WEBER % Au théâtre | Un abbé, peut-être |... he HoFEr JosePHA Le | Elle ouvrira |! Haisr

i 1 Nous vous empêchons donc...

on WEBER P

Ve pis pour di me Es \ We E WEBER don 0

Mais cela ne fait: rien. FA

Asseyez-vous, messieurs... Vous serez plus à l'ais Là .

H9OFEr ÿ ie F se. : à (2

HOFER | mi | Nous souhaitons tous deux que notre abord vous.

MME WhBes lé pe

| s laise,. ë C’est moi, sans particule, [pi

Madame, car sans doute ignoriez-vous nos noms, Et les Ra vos sus, madame, nous tenons... |

: G } 4 ï { i $) vo ï el JosEPHa | Hair, bas à Hofer.i ANS RER : Tu t'embrouilles ! LHC D SOPHIE | Horse \ ( Maintenant ! un ui | \ Comment ? | | non ie Gen Jossrxa | HAIBL, même jeu. | A Oh non Î Tu t'embrouilles l. fi nee SOPHIE | HorEr RAR Pal] Pa E = 4 : j :

; C'est ridicule |! : Nos pères de Mue WEBER Ont longtemps exercé des commerces prospères, ï

| Mais un double revers, injuste s'il en fut. 0

à FAIRE : MuE WVeser pos Madame, mon ami s'est écarté du but. # Je n'ai i pas de fortune. et pas de talisman… ‘a ne HoFer j | SOPHIE

Mais non | ÎCes messieurs...

ÿ = + 1 | \ | NASA R Pur Mast ur | Mme WEBER

Mais si! Moquez-vous, pestez, faites la

JosEPHA, Das d sa sœur. Mais ces chambres, je dais les louer : je les 1

dia SD Je suis émue ! HAIBL ET HOFER

NS SOPHIE, même jeu. a Nous les Jouons |!

k = A A f { Eux tout de même! MME WEBER |

. Et quand vous les faut-il ?

HoFEr ET HAIBL

à : | | Haï8i On a, ua on est jeune, à résoudre un problème Qui surgit.

Mme WEeger, venant, crait-elle, à Lu Secours.

Le logis !... MME MESER

| JElles sont là, messieurs, si vous voulez les voi] | HoFzr, interloqué, | Comment ?

Mme WESER

| HaïIBL | Parfait !

# HorFEr Nous y serons comme des anges fi,

Le logement 1...

B Mars SOPBIE, leur faisant une grimace.

Vous avez... Diab

à Muse WEBER | ‘ HaieL J'ai compris immédiatement. | D'avance nous pavons !.…. à { Ne : HorEr | | Joserxa Mais... Din Ils sont impitoyab

MuEe WEBER Vous arrivez bien : les chamibres que je Vous coenviendront..

dons Horer Pouvez vous nous donner la nourriture aus

Mme WEBER

HorEr 4 À Vous prendrez, s'il vous plait, tous vos repas

Madame, il faut que je l'avoue.

| Mme WEBER NA en De

Vous n'êtes pas très fortunés ? 1e MODES SES tons | f : HaïBL ui

| ; C'est délicat, Ha 4 Mais. | | MOFER Mme WEBER | Ah |! mon cher, on no Si je vous demande à chacun un ducat, | Trouvez-vous que c’est trop, par mois ? Dans chaque Mme WEBER

chambre, | Vous serez parmi nous comme des coqs. en pâte Nous vous ferons du feu, dès le mois de novembre ! NEA ri

Enfin, dans ma maison, pourvu que vous soyez|& lies Heat de | cb | __ Corrects, vous vous croirez dans vos propres foyers ! ous aillez an théatre : 11onsy tous RE s ea Mes filles font aussi de la musique, et comme | MuEe WEBER Il est bien tard ! \ ;

HOFER Tant pis !

JosEPHA, bas à Hofjer. | | | Vous n'avez pas de Mue WEBER | HaïBE, Je vous dis ces choses tout de Hi | Nous n° entendrons qu’un acte ! Af que vous sachiez… |

Elles ont eu jadis les leçons d’un grand homme... | 44 Leur défunt père était un talent que le sort | Ne mit pas à son rang, mais fort, vraiment très fort.

F HoFEr Madame.

Mme WEBER

Fe SorPñtE Oui, le dernier !

pr | Partez ! | ie mr À HAIBL JosrpHA . Sans Prenez la fuite !|G;lc'est par celui-là qu'on finit | , ni | Me \VEBER HoFERr Ne les écoutez pas, jeunes gens ! Vite !

| JosePHA HaïBe

Mais, maman... |

MOZART

Re NME WEBER A 0 Mu Wzzer, prenant ses filles à part. pars moment... ne LALES De la prestance, De l’amabilité, de la eorrection,

Et ces deux jeunes gens, c’est ma conviction,

le entre dans a cuisine. j.

D al - HorEer de Seront amoureux fous avant une semaine | à 14 Line à { k è ; À D On s'observe à partir de demain | JostPxa Ra l À (i | À 4 | Jossrsa De qui ?

| trop fort ! : : Mme Werner, houssani les épaules. Vera rË e { ; SoPAaïE De moi, pardi !

Le Vous veniez demander notre main ? Jostena Haïsi Tu connais l’éme humaine, L otre mère nous offre une chambre ! Maman !

Ù L à C'est drôle ! Ces jeunes gens ne sont pas très jolis. + hi . JosEr#A Mme WEBER ss Buiproquo ! An Iis ne sont pas si laids ! | k L HaïBL SéPRrE Nous avons un moyen de contrôle, Mais ils sont bien polis |... | : présent ! (Elles sont farties. Constance enire, venant d2 a HAN SOPHIE cuisine. Elle va au buffet, en lire une nappe qu elle 1: À Comment donc ? : jette sur la table, puis dresse le couvert hour six

HoFER Dersonnes.)

Sous ce masque rieur, CONSTANCE

fi nous vous découvrons femmes d'intérieur, Décidément... Qui sonne ?

imables, - cuisinant gentiment, simples, nettes, (4 sa question on entend gratter à la porte.) us vous épouserons, car nous sommes honnêtes ! AH

La Voix DE MozaRT, un peu altérée.

Le rat de Mannheim !

HaAIBL t nous serons heureux !...

HoOFER

Et voguent nos amours ! CONSTANCE, ouvrant.

Vous ?.… | JOSEPHA Mozart | examen doit durer longtemps ? Le diable m'enlève et l'arrhevéque item ei re HaAïBL Fine Si je pensais si tôt regratter votre porte !... | 12 | Un mois .. | Mais on ne traite pas un Mozart de la sorte...

HorEr CONSTANCE Dix jours j | Qu'est-ce qu'on vous à fait ? Vous êtes tout trem- Phares | fhlant.… | MozART | | Une injustice te'le, un affront si sangiant | JOSEPHA [Que je viens de sentir dans mon âme en on

? ( DANS, mariage ou départ : | La haine à pleines dents hideusement me mordre

HoFER, éjevant des mains. den FE ‘CoNSr ANCE D. ; “he Que ta tvodré, INouet Si nous rompons ce pacte, Ô ciel, nuus mette en Mozart

[poudre !! Mme Weber m'a dit qu'elle louait

SOPHIE | Des chambres...

vous serez décents jusque là ? CONSTANCE ) HE] HaïBr Et HOoFrER, ensemble. En effet!

C'est juré: Mozar®r

J'accoin plis son souhait,

. ME WEBER, revenant. | | J'en loue une et je reste à Vienne !

j quand ils ont sonné, qui pensais : Un curé !.…

JosEPHA CONSTANCE : “ed viens, maman ? Est-ce possible ?

| | Mozart D NTRE | Je m'évade !... C'est fait !.. Je ne sers plus de cible Je viens. j'avertissais Constance, | Aux Jâches quolibets de FE ignoble prélat ! “ils aient de quoi souper. [11 fallait bien qu'enfñin mon faux respect croulât !

[Car j'étais comme au bagne, et l’ultime infamie

PHIE, Fe a ouvert la De: les faisant sortir, {Du geôlier à rompu mes fers l. Petite amie, )

Allons Les

ui SL ..

Pardonnez-moi... J'arrive ici comme un dément... Grediu, achève- ce il, en quittant mes services, ‘Je suis heureux... Je souffre abominablement... | Tu recevras la récompense de tes vices ! » il fait un signe au comte Arco….

es HAT TICONSTANCE | je ! Nous D lourecie | : ue CONSTANCE Mure Us sa MOZART. ’ | Monsieur Mozart !

Rene | En rentrant, tout à l'heure, je monte Mozart DA ESNEURR Chez le prince. II me voit et, soudain, à ma honte, | Tous deux ont dû régler cette scène à l'écart, W ol m'interpelle ainsi : « Vous voilà, polisson!o Car jamais, s'ils n'avaient été de connivence, h A L'acte n’eût suivi l’ordre avec cette impudence.} Ce CONSTANCE Le chambellan me prend par les épaules. sy e) 48 us CONSTANCE ; | MozZART Attendez | Cela n'est rien! « Votre façon Je ne veux pas... Assez !... Vous si grand... vous | De me servir n’est plus A atiel Vous êtes | ae ! | 1 Non seulement chez moi pour égayer mes fêtes, Moz:rT C nl:

Poursuit-il, mais j'exige aussi .qu ‘à tout moment, Monsieur, Vous soyez prêt, sur ron commandement, À me servir, ainsi que tous mes domestiques !

Un coup de pied, Constance, un coup de pied, la bal 3 Injure qu'on inflige aux laquais que l’on chasse.lh

Au lieu d'aller courir les cafés, les boutiques, CONSTANCE

Tenez-vous dans mon antichambre désormais, | À Vous !... Cela !... Les misérables !...

Et, sans ordre formel, ne Ja quittez jamais! » Mozart di NE

Je pâlis. I bavait, en mé jetant l’outrage. 11 AE laquaï

If avait bu. Ses yeux étincelaient de rage. CoNSTANCE A Ut « Monseigneur, fis-je, avec votre permission, |Ah! J'oserai protester, car j'ai pour mission, Mozarr J Chez vous, et mou contrat le poïte en propres ter-[ Constance !... Grand Dieu !... Pourquoi... [as CONSTANCE \ 4 Mon attitude calme et mes paroles fermes Je suffoquais!] L iritent davantage encore. li m'interrompt, MozART | à Soudain dressé, me tend les poings, CHÈRE UN JUTON TE ENT vos ten dia Ho dt point ?..

4) « Quoi ? Ce gueux s’enhardit dans sa fourbe, et, te- NE il [nace, \ | CONSTANCE Sr oo qu ose riposter, il parle, il me menace ?... » jte à | Leur bassess d

Le comte Arco, son chambellan, qui se tenait Ne souille qu'eux !.. |

__ À ses côtés, clignait de l'œil et ricanait.. | | . MozaRT ‘

L'archevêque le prend à témoin, m'injurie | Pour moi, je n'aurai plus de cess Avec des mots affreux d'office et d’écurie... Que je n’ aie — oh ! de quelle âme, avec quel ‘ans Et moi, debout, rauet, blessé, mourant, navré,|kRendu ce qu'il mérite au comte chambellan...

ie respectais encor le vêtement sacré, Sauf devant l'Empereur ou sous un toit aug

Taché de vins pourtant, écilaboussé de sauce. Partout, j’assouvirei ma vengeance trop just Car sur lui comme en lui tout est sale... 3 ‘exaucé J'iusulterai ce lâche et je le giflerai ! | Enfin son vœu secret, sans doute, en lui disant | Je le promets à Dieu qui m'entend, aussi vrai |

Que je ne puis servir sa grandeur à présent, Que nous sommes tous deux auprès de cette tab | Et qu'elle aura demain ma démission. € Drôle, | Et que je n'ai pas fait un songe éporivantable: | Réplique-t-il, tu veux te targuer du beau role li: CONSTANCE Ÿ

À ni me nargues, coquin, crétin, âne bâté... » Calhnez-vous ! # He CONSTANCE | MozarT | l a dit ces mots:1à ?...: Que vos mains soat fraîches !.… MozarT | CONSTANCE | I les a dits! | Votre fronl CONSTANCE : Brûle !

) Bonté Mozar® Divine ! Je suis fiévreux.…..

MozaART | CONSTANCE - . | Non, jamais je n'ai rien vu d horrible Après un tel afiront % { ?

. os po en proie au démon !. Il me crible MOLABT | , Di ‘insultes telles que. Votre douce pitié me ïait du bien ! en | ï d AR nt je CONSTANCE Dre Sa e A s% EN me feraient 1], Hi plie de Rue a | es me ent mal, comme à vous !... Ne serait pas émue au récit d’une infime : ie MozART Action. quand celui qu'elk accable soudai MAL | : # En tout cas, [| Peut aux fausses grandeurs, à la haine, au dédai

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