‹ PépéChapitre 132 sur 167 · R&INE · texte numérisé non relu

R&INE

nee ? vous êtés averti Li de HAN LÉVÈRE, — Oui, demoiselle, mo me o prévient, du re Eee

gée, nn re Fa EE SÉVÈRE. — Oh! en

retournez pas. up hi) : SA REINE. — ton a ?

doivent se re que sur la bea nn SES ER Ut SCÈNE na BAMBOU, entrant. — Voilà Jet thé.

| REINE. — Merci, Bambou. OR 1

gâteaux!

BAMBOU. — On a tait un bon!

Mme Quatre-Nourrices. . Made profite. 1

(Elle SOA

SÉVÈRE. - —— as mat REINE. — Alors dites quelque FA puis supporter qu’on reste ES moi, sans rien dire SÉVÈRE. — Voilà: me

« Immobile est le voile pourpre 1e sont les agrafes d'or,

La cassolette est éteinte, le Ai au milieu des fleurs.

Au boudoir, j'ose à peine coussins, pour ne pas effrayer 1e qui y sont brodés. Fire

«Et quanet je hausse la flarare d

la mémoire. : SEE SÉVÈRE. — Ce que vous dite

gravé.

REINE. — Voule ons F

HARBARS pour. boire du. vin i SÉVÈRE. EU Non, mare moi.

Quarne-Noumiers, — Salut,

: nine Salut, vénérable madame Qua- Nour rices.

une coupe de thé, ma tante ?

Quarre-Nounriges, — Oui, il y a le il y a aussi le vin. J’en aperçois con. Versez-moi un petite tasse. Vous | ARNMaes ma nièce ?

let poserai es couleurs.

DURE NOURRICES. — - Le dessin est

Li Mais pourrais-je vous deman- É: te, quel bon génie vous AOTASE

ine 15 Ain ae êtes ici de-

s sept mois. IL serait temps de ramasser dt

LE a que vous ne souhaitiez argent pour vous-même, mais ma-

! Regardez bien ce qu’elle a Cela lui a coûté un traiteie na classe. Et

tagne; celui qui s'appuie sur l'eau boit l’eau; le champ nourrit lagriculteur et: je

pêcheur vit de la mer. » Chacun sc nourrit de ce qui lui a été donné pour pos Vous. U avez la beauté. hi

REINE. — Je n’oserais….

qui s "appuie sur la montagne mange à mon- We ii

Mme QuarRE-NoURRICES. — On ne vous “ AAA:

presse pas. Mais pourquoi éconduisez-vous

tout le monde ? I n’y aurait plus que des

chenilles dans la maison si toutes vos sœurs

agissaient comme vous. Comment Madame pourra-t-elle continuer à vous nourrir si vous ne lui en donnez pas le moyen :

REINE. — Ma tante... ï 1) Mme QuarrE-NouRRICES. __ Je suis note,

bonne tante, mais il y a la règle, les demoi-

selles s’avancent jusqu’à la porte principale; elles saluent les hôtes dès leurs premiers

pas et, plus tard, elles les reconduis sent jus- f

qu’à la sortie derrière la maison; voilà.

Reis. — Ma tante, je ne suis pas. disposée à me livrer à cette besogne, ai

Mme QuATRE-NoURRICES. + QUE: est Ja maitresse, sinon Mme Source ? [Ii y a le.

règlement. Depuis près d’un an, on vous | prodigue tous les soins. Nous sommes de

bonnes ijardinières. Quand une demoiselle

arrive chez nous avant l’âge de la caresse,

nous attendons. Mais lorsque ce bel àge est

arrivé, nous sommes aussi contentes que le ji laboureur devant le grenier où üil a entassé

sa récolte. Vous êtes le bon grain.

REINE. — Ma tante, je préférerais.…

Mme QUATRE- Nourrices. — Vous êtes le.

délicieux grain, le grain admirable, le grain choyé, mais je suis chargée de vous dire que votre maîtresse est très irritée contre

VOUS. | REINE. — Contre moi 9 Mme Quarre-NourRices. — Oui.

REINE. — Pourtant, tout à l’heure encore... D,

Mme Quarne-NoURRICES. — Allons au fait:

si vous ne vous montrez pas obéissante, !

vous recevrez une volée au lever (6ts une volée au coucher...

REINE. — Je ne veux pas !.… à

Mme Quarre-NouRRICES. — On ne vous demandera pas votre opinion. Soyez raisonnable. Qu’est-ce qu’on vous demande ? De

goûter les dix mille joies et alors vous serez

contente et ravie.

REINE. -- Je suis d'Honuete maison, ma A to tante. J'ai été arrachée à mon père et à ma mère par les Tartares qui les ont tués. Pou-

Kiao, le sorcier Pas-Content m’a recueillie et m’a amenée ici, au club des Canards Man-

darins : « Ne la brusquez pas, enseignez-la iN

avec. douceur, a-t-il dit; elle ne vous obéirail pas si vous lui montriez de la colère. »

Ainsi, je suis entrée au camp des fours A don C'est per. na art j'ai été at

empertée dans le vent et dans la poussière,

ma tante. Vous feriez une meilleure action

‘en m'aidant à suivre le bien. Un mariage

me conviendrait æutrement mieux, Mme Quarre-NoURRICES. Qui épouseraif, petite sotte? Un va-nu-pieds.

Tandis qu'ici, vous pouvez être aimée par le fils d’un duc. Vous n’avez jamais vu un

fils de duc?

RaINE. — Non Mme QAR NONRERES — C'est magnifique !

REINE. — Ces grands seigneurs sont cou-

verts de pierres précieuses, n’est-ce pas?

Mme Quarre-NourRices. — De la tête us

pieds.

REINE. Et comme ils doivent bien s’exprimer |

Mme QUATRE-NouRRICES. — Une musique, ma chère. C’est du miel qu’ils vous glissent

dans l'oreille. Vous pouvez toujours en

voir un. le voir seulement...

REINE, — Le voir seulement...

Mine QuarTre-Nounrices. — Cela ne vous

engage à rien. J’apercois justement le sei-

gneur Wou-Pa. Il vient de la province voi-

sine, attiré ici par l’éciat de votre beauté. REINE. — Ma tante, je m’en vais.

Mme QuaTRe-NourRèCES. — Reste. Enfant que tu es! Tu n’auras pas tous les jours l’oceasion de voir un riche monsieur qu’on

appelle imonseigneur. Il ne te mangera pas.

Fais-lui une belle révérence, Monseigneur...

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