SCÈNE FE D SEVERE, ORCHIDEE
ORGHIDÉE. — Je serais honteuse jusqu’à
. ma mort de troubler la rêverie de Monsieur
EE
ie visiteur.
SÉVÈRE. — Laissez donc Mousloue le visifeur tranquille. Ces politesses me glacent ‘aujourd’hui. Je suis Sévère, le petit mar- GChand d'huile, vous le savez bien.
ORCHIDÉE. — Notre tâche n’est pas de dire aux personnes ce que nous savons,
… mais bien de leur faire plaisir.
SÉVÈRE. — Oui... Villusion 1.
ORCHIDÉE. — Il arrive aux comédiens
d’être sincères.
SÉVÈRE. — Je le crois, Mademoiselle Orchidée. E En attendant, je suis et je reste le petit marchand ambulant,
ORCRIDÉE. — Pas pour toute cefte soirée que vous avez tant attendue |
SÉVÈRE. — Mademoiselle Orchidée, j'ai
peur, ma poitrine s’emplit d'ombre.
ORCHIDÉE. — Peur de quoi ?
SÉVÈRE. — Ne suis-je pas ridicule ?
ORCHIDÉE. — Vous êtes très beau.
SÉVÈRE. — Ne vous moquez pas de moi.
| ORCHIDÉE. — Ai-je l’air de me ROUUer de vous ?
SÉVÈRE. — C’est la première fois que je
suis habillé ainsi. Cela me gêne. En vue de cette soirée, j’ai acheté cette robe de soie et ce chaypeau il y a trois mois. Je ne me suis décidé à m’en vêtir et à m'en coiffer que tout à l’heure. Il 7 a qu’un bout de Miroir chez moi: je n’ai pas pu me voir fout entier. Une vbix me disait : « Petit vendeur d’huile, petit vendeur d'huile, qwu’as-tu fait de tes seaux ? Les arbres et les fleurs du isrdin s'inquiètent de ta métamorphose.
Ton chaperon n’est pas fait pour ta tête, Ta
condition n’est pas de choisir parmi les
jolies filles dans le jardin des fleurs splendides. Oseras-tu ouvrir la bouche ? »
ORGHIDÉE. — Comme vous l’aimez!- Et
vous voilà forcé d'attendre... # SÉVÈRE. — J'attends depuis sept A Lg Aujourd’hui, Chaque minute est plus longue
SÉVÈRE. — ne veux déranger personne.
Madame Source m'a demandé de bien.
rai ce vêtement dérisoire — et ce sera
commerce et je demanderai au travai
J’habit des hommes.
ne no | CADRES 5 Pai vu des cœurs :
(SÉVÈRE. — Si elle était telle qu’ ‘on ao je ne l’aimerais pas, mais je sais bien Lo ’e est tee fu je la devine.
Cest un on que je vous donne... or lez-vous me PAUDENSE de m'asseoir ft ve "hr are
ainsi de on vos compagnes.
ORCHIDÉE. — Je suis seule ce ut | avoir pas d'ami, | SÉVÈRE. — Vraiment?
ORCKIDÉE. — J'ai tenu à rester avec vou SÉVÈRE. — Merci. ca ORCHIDÉE. — Et puis. je suis to
loir. le cas échéant. remplacer R in n'est-ce pas? pl Sévère. — Vous êtes toute amabitit | demoiselle Orchidée, j'apprécie vos mé éclatants…. Vous êtes belle. Vous bonne ? mais Reine ne peut être Fo ce soir dans mon Cœur. |
ORCHIDÉE. — Si elle vous AO SÉVÈRS. — Je rentrerai chez moi, je D
ORCHIDÉE. — Vous vous empoisonn SÉVÈRE. — Non, Je retournerai à mo:
tuer jo en moi.
Reine au Le | SÉVÈRE. — Sans dus mais il n'y Ê)
son regard | |: ni ORCHIDÉE. — Elle est vaniteuse.
SÉVÈRE. — Elle est fière.
OrcmpÉe. — Elle ne fait attention
SÉVÈRE. — C’est qu’elle est , 7 leur cœur ou ce qu'ils appellent ne l’intéresse pas. RU
OrcmDée. — Elle n’éconte personn
SÉVÈRE, — ee que son chant est le plus beau! HAN
vel 1 de
' E — Pourvu qu’elle ne souffle pas
jAMB U. | AU baignoire est remplie. Je e onsieur le visiteur de venir prendre
qe — C'est da pourtant.
RE, se levant. — Soit!
BOU. — Monsieur le visiteur trouvera, trant, du ne un bol de bouillon de
4 SCÈNE IV BAMBOU, ORCHIDE E Dour
à 1 Mademoiselle!
E, — Reine est 14?
J, —- Oui, mademoiselle, mais il une chose épouvantable... Elle est...
HIDÉE. - — Quoi? fi
fl
Je, — bent ivre!
se — Pauvre monsieur Sévére!
JU —— se PNeE