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Même décor.
observer à mademoiselle qu'il n’y a pas de quoi se vanter.
REINE. — Qu’insinuez-vous ?.…. JGRALS At n'est-ce pas?
SÉVÈRE. — À peine... Ne croyez pas cela.
REINE. — Pourtant...
SÉVÈRE. — Je ne pourrais assurer.
REINE, se cachant la tête dans ses mains.
— C'est affreux! Je suis déshonoréet Voyons fournisseur...
SÉVÈRE. — Mon nom est Sévère.
REINE. — Voyons : monsieur Yu m'a versé du vin. J'ai dansé. J'ai improvisé des vers. J'ai parlé parlé! et il a fallu que deux femmes et deux valets de monsieur Yx me ramenassent. Voilà ce qui est certain.
Oui... quelque horrible que soit la vérité, # convient de la regarder en face. Et ensuite...
SÉVÈRE. — Il n’y a pas eu de suite.
REINE. — Attendez! Ensuite vous m'aves versé du thé, .
SÉVÈRE. — C’est un grand honneur pour
moi que le thé offert par ma modeste main n’ait pas été refusé...
REINE. — Mes bagues?
SÉVÈRE. — Dans la coupe... Mademoiselle a bien voulu boire cinq tasses.
. REINE. — Est-ce possible?
SÉVÈRE. — Le jour est arrivé... Mademoiselle permettra-t-elle à la lumière de venir baiser le bout de ses pieds? |
REINE. — Je permets... Ouvrez le rideau. |
SÉVÈRE. — (C’est fait. Et maintenant, le pars.
REINE. — Pas encore. Donc j'étais ivre.
SÉVÈRE. — Mademoiselle était souffrante.
REINE. — Que faisiez-vous dans ma cham-
bre? Vous vous y étiez introduit dans quel but ?
SÉVÈRE. — Je ne me suis pas introduit.
On m’a introduit, selon la bonne règle des Clubs de Canards Mandarins: le bain chaud, les parfums, le souper et le siège réservé à l’hôte. Lys
REINE. — Le siège de l'hôte? Ici?
SÉVÈRE. — Ici!
REINE. — Tout cela pour vous, Sévère, le petit marchand?
SÉVÈRE, — Oui, mademoiselle, Je n’y mets pas de fierté, mais j’ai été hier soir un visiteur, un seigneur Vetane pour une fois.
REINE. — Alors vous vous êtes trompé de chambre. Vous avez cru aller chez Cigogne de l’Ouest ou chez Brillant-Nénuphar.
SÉVÈRE. — Non, mademoiselle,
REINE. — Vous veniez chez moi?
7 SÉVÈRE — 1e m'étais
Hoiblement: risqué 5 monter jusqu au noble étage de made-
| moiselle. | | REINE. -—— Avec Fautorisation de Mue no bre | | nr — Elle-même a guidé mes pas.
REINE. — Je connais Mme Source.
| SÉVÈRE, —— Mademoiselle veut-eile m’autoriser à disparaître. Je dois m'en aller avec a jour. Mes affaires m’appellent et cette
explication m'est pénible.
REINE. -— Ei moi, je veux être de je vois l’ordonne. Vous êtes venu ici &n visiteur, comme on vierit pour Cigogne, ‘pour Orchidée, pour Nénuphar. Quel espoir
saugrenu aviez-vous donc?
+ SÉVÈRE. — L’espair est toujours saugrenu.
fes t la déception qui est naturelle.
REINE. — Saviez-vous qui je suis?
SÉVÈRE. — Oui.
Reis. — Et vous avez cru?
SÉVÈRE. — J'ai espéré. Mon amour pour “ous est si grand, mademoiselle Reine, qu’à côté de lui tous les miracles me paraissaient po »ssibles. J'ai voulu vous le dire, cet amour. Reine. — Et vous avez eu le front!.… SÉVÈRE. — Je n'ai pas pu, mademoiselle,
na je n’en ai pas eu le loisir.
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