PUIS, PAIE
D or. Le ER en, qu'est-ce que tu ves à dire pour Le. justifier ?
ŒQUELNE —
D — FRESSENOY. __ Naturellement, tu ne trouves …. Pour qu’une femme ne trouve rien.
ACQUELINE. — .
FRESSENOY. — Tu ne songes même pas à le
: …. PÉPÉ : : | res
mais he c'est différent, à.
Puisque vous êtes le par-.
| de Mlle Jacqueline, c’est-à-dire son second
a Fe nier. alors, avoue-le franchement, mieux Ça, parle, voyons, pere JACQUELINE. —- … > FRESSENOY, lui prenant les poignets et les ur servant. — Vas-tu répondre à la fin ?...
JACQUErINE. (Elle a un petit cri de douleur.
mais ne répond pas. , :
FRESSENOY. — je te forcerai bien... (17 Ja brutalise. ) ;
(Entre Pailloux.)
PaiLLOUX, sntervenant. — Eh Le voyons, tu es fou. Veux-tu lâcher cette petite ?
FRESSENOY, la lâchant. — Ah! mon cher, si tu savais.
Davillier kouche à bouche.
PaAaILLOUX. — Ah !
FRESSENOv. — Et sais-tu ce que cet imbécile a trouvé pour se sortir de là ?... Non, je te le donne en mille... il m'a demandé sa main.
ParzLoUx. — Sa main ?
FRESSENOY. — Oui, puisque je passe pour son parrain... on me demande la permission de coucher avec ma maîtresse.
pas ?
PaAILLOUX,
FRESSENOY, haussant la voix.
mon cher, je ne suis pas en train de rire... Je deviens le barbon, le vieux tuteur, Bartholo..… Éb'bien,; mon, ce rôle- là ne me convient pas et je n’ai pas encore l’â âge d’être berné !
ParLLoUx. — Ne crie pas si fort, ta femme pourrait t’entendre... C’est inutile.
FRESSENOY. — One
riant. — Oui, ça c’est drôle |
un baïser que tu me refuses.. Pourquoi ?
| JACQUELINE. — ... -
FRESSENOY. — Parbleu, ie vois clair aujourd’hui dans ton petit jeu ; tu m'as ioué la comédie à Grenoble, quand tu me disais que j'étais le premier amour de ta vie... Qu'est-ce que tu pensais à ce moment-là ?.…. Dis-le.…. .
JACOUELINE. —
FRESSENOY. — Tu pensais : Je m'embête en province, voilà une bonne poire qui va m’emmener à Paris... C’est pas vrai ?
JACQUELINE. — …
FRESSENOY. — C'est comme l'histoire de l'amant unique, le vieux monsieur de Grenoble, fabricant de gants, ami de ta famille, balançoire tout ça. Tu servais de réjouissance à toute la
ville de Grenoble... à toutle Dauphiné... avouelé donc.
JACOURLINE. —
FRESSENOY. — J'ai recueilli chez moi et je
fais passer pour ma fille une péripatéticienne de province. n'est-ce pas? Je vois juste, maintenant ? |
JACQUELINE. — ë FRESSENOY. — Mais, réponds donc... réponds quelque chose. avoue, nie, proteste, insulte,
engueule.… mais réponds, réponds...
JACQUELINE. — Je m'en vais... ; FRESSENOY. — Oh !.. Quoi !... Qu'est-ce que
tu dis ? ve
j'aime
. Je viens de la surprendre ici avec
Comique, n'est-ce
+ Oh non.
(A Jacqueline, à voix - basse et précipitée.) Ainsi tu accordes à Davillier
LA
DDR de a ea - PÉPÉ
JACQUELINE. — Je m'en vais.
FRESSENOY. — Eh bien ! non, non... Jacque- 1] line, je ne veux pas que tu t'en ailles.. Qu'est-ce c'est conclu. Je. suis ‘dans mon Heure à Et 1! R que je deviendrais sans toi ?.…. plus cher possible, hein !.. . (En sortant, à part.
JACQUELINE. — Je m'en vais. Et si Davillier était son amant, tout de même
FRESSENOY. — Oui, je viens de t'insulter.… PAILLOUX, à la femme de chambre. — Faite: de t'insulter grossièrement ; ‘mette demande. entrer ce monsieur. 11 pardon, je t'en supplie, je t'en supplie, reste. (La femme de chambre sort et introduit AN
Veux-tu que je me mette à genoux. . (1 lui vieux monsieur, très provincial.)
embrasse les mains.) C’est oublié, n est -ce pas ? . a JACQUELINE. — je verrai, je vais réfléchir. SOENE INPI |
(Elle se dirige vers la porte.) :
FRESSENOY. — Il y avait de quoi me boule- % AILLOUX, LE MONSIEUR, Puis Mu verser, tu comprends, après ce que je venais JEANNEROT “eüiS (LA FEMME: DE de surprendre avec Davillier. CHAMBRE Ro We
JACQUELINE. — Ah ! ça suffit là-dessus. | |
FRESSENOY. — Oui, oui, on n’en parlera plus. LE MONSIEUR. — Monsieur, je viens pou |
JACQUELINE. — Et tu lui feras des excuses. l'acquisition d’une automobile.
FRESSENOY. — Oh ! PaILLOUX. — Bien, monsieur ; prenez al
(Jacqueline fait une fausse sortie.) peine de vous asseoir. : qd.
FRESSENOY. — Oui... je ferai tout ce que tu Le MONSIEUR. — J'ai déjà vu la voiture chez! | voudras. “ le garagiste; je voudrais simplement avoir]
JACQUELINE. — Bien... Dans ces conditions- quelques renseignements complémentaires. là, je peux parler. ne : PAILLOUX. — Je vous écoute. |
FRESSENOY. — Parle, pare. Le Monsieur. -— Est-ce qu’elle peut monter!|
JACQUELINE. — Imbécile, Finite Puisqu’il les côtes de 12 0 /o ? : à t'a demandé ma main, c’est qu’il n’a pas pris PaILLOUX, hésitant, — Je suppose. à le reste. (Elle sort en riant.) Le MonsIEUR. — Comment, vous supposez..
Fe | 3 (Téléphone.) Lee SCÈNE XV PAILLOUX. — Excusez.. (Prenant le télé. |
/ phone.) Allô... Mme Jeannerot ? Mais je crois: FRESSENOY, PAILLOUX, puis LA FEMME duelle est à Biarritz... Oh ! je vais demander,
DE CHAMBRE. ne quittez pas. (11 sonne.) LE MONSIEUR. — Vous disiez donc ne pou- | PaAïrLOUX, qui a écouté tout cela en hochant voir formuler que des suppositions sur la valeur! la tête. — Pauvre vieux ! ascensionnelle… et FRESSENOY. — Quoi ? (Entre la jemme de chambre.) : PaiLLOUx. — Est-ce que je ne les avais pas PAILLOUX, au monsieur. — Permettez une) prédites, les catastrophes ? Et c’est sûrement seconde... (A a femme de chambre.) Mme jean-: | pas la dernière. nerot est ici ? il FRESSENOY. — Dis ce que tu veux, je m’en LA FEMME DE CHAMBRE. — Oui, monsieur, : fiche ; elle ne couche pas avec Davillier, c'est ehez Madame. é Ï essentiel. PAILLOUX. — Prévenez-la qu’on la demande PaiLLoux. — Ah! tu l'as ratée, la belle au téléphone. ocCase. LA FEMME DE CHAMBRE. — Bien, monsieur. FRESSENOY. — Laquelle? (Elle sort.) PAILLOUX )e PaILLOUX, au monsieur. — Continuez, monsituation inextricable, te venger en même temps sieur ! de ce petit fat de Davillier en lui donnant LE MONSIEUR, — Je m'étonnais que vous ne
comme épouse légitime les délices des Greno- soyez pas plus renseigné sur la force de votre blois et les tiennes... Le Dauphiné chez soi, voiture.
. quelle cure ! PaizLoux. — C’est que ce n’est pas ma vof | FRESSENOY. Ça, jamais... (Entre la femme ture, monsieur ; je ne suis qu'un ami du pro- . de chambre.) Qu'est-ce que c’est ? priétaire. :
LA FEMME DE CHAMBRE. — C’est un monsieur LE MONSIEUR. — Ah ! c’est fâcheux. qui vient pour la voiture. (Enire Mme Jeannerot.) £ FRESSENOY. — Quelle voiture ? MME JEANNEROT. — Bonjour, monsieur. LA FEMME DE CHAMBRE. — Une annonce Pailloux... (Le monsieur la salue ; elle lui rend que Monsieur a fait passer dans le journal, son salut, puis prend le récepteur.) Non... non... paraît-il. | oui... Je ne peux pas quitter ma fille en ce mo-. FRESSENOY. — Ah! oui, la Citroën... (4 ment. Au revoir, à demain, au Carlton... té Pailloux.) Dis donc, mon vieux, je n'ai pas accroche.) 4 beaucoup l'esprit à discuter des histoires de LE Moxsieur. — Madame est de la famille,
moteur ; veux-tu le recevoir ? sans doute ? 00