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LA FEMME DE CHAMBRE, d Armande, =: Ma.
dame, c’est le billet de chemin de fer que Madame à commandé. |
ARMANDE, prenant le billet, —- Ah! bien !
Merci. (Sort’la jemme de chambre.)
La Fajrorre. — Le billet! Que! billet ?
Vous vous en allez ?
ARMANDE. — Je m'en vais. Du
LA FAJOLLE. — Mais qu'est-ce que c'est ?.….
Mais Dos Aer ?... Vous n’y songiez pas tout à l'hsure
ua — — Dispensez-moi de m 'expliquer.
. LA FAJOLLE, à Bridier. — Enfin, quoi, Jacques ?.….
BRIDIFR. — Dispense-moi également. D'aileurs, je v ens te faire mes adieux.
LA FAJOLLE, — Fomment Î tu t'en vas, toi aussi ?
BRIDIER. — Mais oui ! Voilà fuit jours qu on
nm ’attend à Florence.
LA FAJOLLE. — Qu'est-ce que vous racontez là, tous les deux ? À quoi rime ce revirement subit ?
= ARMANDE. —- Ma conscience a parlé.
LA FAJOLLE. — Votre conscienee ? Et qu'est.
ce qu’elle vous a dit ?
ARMANDE. — Elle m'a dit que jé né pouvais pas devenir la femm: d’un homme pour lequel je fus... Pouche !
LA FAJOLLE. — Et pourquoi pas ? Ce fut un stratagème exquis. un jeu charmant |
ARMANDE, =- Un jeu dangereux !
LA FAJOLLE. —) Pourquoi ? Puisqu’au bôut
de ce jeu il y a le mariage !
BRIDIER, à part. — Le mariage!
LA FaAto1LE. — Hein, Bridier ? la voilà la solution. la seule !
BRIDIER, tout à coup. — Mais oui |... Epouser cellé qu’on connaît. toute... l’enchantement
de la possession prolongeant le chärme du déar... Un mariage d’amants, n'est-ce pas le
vrai, le seul mariage d'amour ?
La FAIOLLE. — Bravo | Bravo! Ah! que c’est beau !:| ARMANDE, à Pridier. — Mais... êtes-vous
bien certain que celui qui risquérait pareille
aventure ne régretterait pas un jour.
BRIDIER. — Lui ? J'en réponds... de lui :
LA FajJoze. — Moi aussi!
-BRIDIER. — Mais elle, la marquise, une pa-
reille mésalliance.….
LA FAJOLLE. — 4 Mésalliance ? » Comment, + mésalliance » ? Je suis le vicomte de La Fajolle !
BRIDIER, continuant. — N'est: pas plutît elle qui refuserait..
LA FAJOLLE. — Qui refuserait ?. 6 . ARMANDE, courant à Bridier. —- Moi 2. Oh!
Jacques !
La FAIOLLE, stupéfait. =—- Eh ben, eh Bien,
qu'est-ce qui vous prend ? Qu est-ce que Ça veut dire ? |
RIDEAU
“de vous réncontrer ?
; à fe ï CAPES ARS CA £ 4
ARMANDE, montrant | Dust) = Ça veut 1 que jé l'aime. . et qu'il m'aime...
Brinier, —— Et que jé l'épouse! Pa mon vieux.
. FAJOLLE, Ssuffogré. — Tu. ho tt … C'est une blague ?.…. Le a dans les bras de Bridièr.
c'était une blague, est-ce que vous croyez je me laisserais embrasser conuhe ça?
LA FAJOLLE, — Alors, vous me plé Mais ce n’est pas aimable, ça, madamé |!
papa ?... Que va dire papa ? ES ARMANDE, - — Oh! pour papa, soyez tr quiile.. vous ne serez pas maudit par paf Je prends volontiers l'engagement d’ aie :
juret là-bas, én Avigñôn, que c’est moi qui v vc refuse. 20 LA FAJOLLE, comme précédemment. — Oh Oh !... (4 Bridier.) Toi, si jamais je te deñias d’arranger mes affaires ! | Bribier. — Mon vieux, j'ai tout fait po ARMANDE. — Oh ! oui, il a tout fait p LA FAJOLLE. — Mais qu'est-ce que jé w dévenir, moi, tout seul dans la vie?
ARMANDE.— Tout seul? Vous oubliez LA FAJOLLE, avëc joie. —- C'est Vrai, j Cécilé !.. Pourvu qu'elle n'ait pas fichu Camp, elle aussil — Adieu, madame! (12 v sortir, puis redescend vivement.) Pardon!
nant la gerbe de fleurs destinée d'abord mande et le petit bouquet abborté par P Vous permettez ? (Fausse sortie. Rem sur le puériion le belit bouqust de Pouc, l'embarrasse.) Non... celui-ci n’est pas à (Regagnant la porté.) Cécile !... Cécile li
sort en courant.) a.