ADD
crEuR. or Mais. rien, sans doute
des situations fausses, j ’ai déclaré en re Messieurs, RE vous dire que
ve : je ne sais pas encoré quel sera mon | thèse ».
es de mon suj5t de thèse.
D que aussitôt :
te désire, pour des raisons de prestige iscipline, qu'on m'appelle docteur à Ils me disent que c’est tout naturel.
un quart d'heure les raisons qui me ncre mes a et réclamer ee
aucunes connaissances ?
K. — Entendons-nous! Depuis mon j'ai toujours luavec passion les annonces
de pilules et des flacons de sirop qu'achemes parents. Dès l’âge de neuf ans, je par cœur des tirades entières sur l’exonéimparfaite du constipé. Et encore aui, je puis vous réciter une lettre admi- Ne en 1897 par veuve P..,°de à la Tisane américaine des Shakers.
ne nue avec je ie 4 la profession.
artout ee m ont Jaissé ES le
: curieux Fe la oniaitre — Je ne fais pas de propagande.
urs, 1e n’y a que les résultats qui comptent.
e clientèle nulle.
CTEUR. — Nulle... pardon ! pardon! - — Revenez voir dans un an ce que i fait. La preuve sera péremptoire.
seant à partir de zéro, vous agcroissez le re
. (Le docteur ] va bre lui 1) Je crois que je ferais démonter aussi le carburateur.
Je ne le. docteur
K. — Oui, vous, vous n'aviez pas la 1. Moi, je me suis présenté. Comme j'ai
Is me T'pARUear qu ‘ils he:
« Bien que n ‘étant pas
le n’en continue pas moins à leur expliquer
lui, de votre propre aveu, vous me:
. Déeee nn. faites. (1 revient.) Comme notre conversation se prolonge, j'ai dit à ce garçon d'effectuer son nettoyage mensuel de carburateur. RS
Mu” PARPALAID. -— Mais, avez été sur votre bateau, comment vous en
êtes-vous tiré ?
quand VOS
Knock. — Les deux dre nuits avant
de m “embarquer, je les ai passées à réfléchir. Mes six mois de pratique à bord m'ont servi
à vérifier mes conceptions. C’est un peu la
façon dont on procède dans les hôpitaux.
MMmME PARPALAID. — Vous aviez beaucoup de
gens à de +
Knock. -— L'équipage, et sept passagers,
de onto très modeste. T rente- -cinq Pers.
sonnes en tout.
MME PARPALAID. =— C’est un chiffre.
LE Docteur. —- Et vous avez eu des morts ?
Knock. — Aucune. C'était d’ailleurs con-
traire à mes principes. Je suis partisan de la diminution de la mortalité. ,
LE DocTEURr. —- Comme nous tous.
KNock. — Vous aussi ? Tiens! Je n’aurais pas cru. Bref, j'estime que, malgré toutes les tentations contraires, nous devons travailler à la conservation du malade.
Mme PARPALAID, — Il y a du vrai sans ce que dit le docteur.
LE DocTEUr. — Et es malades, vous en avez eu beaucoup ?
KNock. —- Trente-cinq. *
Lx DocTEUR. —— Tout le monde, alors à.
KNOCK. -— Oui, tout ie monde.
MME PARPALAID. — Mais comment le ba-
teau a-t-il pu marcher ?
KNock. — Un petit roulement à établir.
(Silence.)
LE DocTEUR. — Dites donc, maintenant,
de gros ennuis...
docteur, tout de suite. 2
“vous êtes bien réellement docteur ?..… Parce qu'ici le titre est exigé, ‘et vous nous causeriez Si vous n'étiez pas réellement il vaudrait mieux nous le confier
KNock. — Je suis bien réellement et bien
doctoralement docteur. Quand j'ai méthodes confirmées par l'expérience, je n'ai eu qu'une hâte, terre ferme, et en grand. Je n’ignorais pas que le doctorat est une formalité indispensable.
MME PARPALAID. — Mais vous nous disiez que vos études étaient toutes récentes ?
Kwnock. — Je n’ai pas pu les commencer dès ce moment-là. Pour vivre, j'ai dû m'occuper .
quelque temps du commerce des arachides, MuME PARPALAID. — Qu'est-ce que c’est ?
. Knock. — L’arachide s’appelle aussi caca-
huëète. (Mme Parpalaid fait un mouvement.)
Oh ! madame, je n'ai jamais été marchand au
panier.
vu mes
c’est de les appliquer sur la
J'avais créé un office central où les
revendeurs venaient s’approvisionner. Je serais
millionnaire si j’avais continué cela dix ans. Mais c'était très tastidieux. D'ailleurs, presque
tous les métiers sécrètent l'ennui à la longue,
KNOCK OÙ LE
comme je m'er suis rendu compte par amoimême.. Il n’y à de vrai, décidément. que Ja médecine, peut-être aussi la politique, la finance et le sacerdoce que je n'ai pas encore e<sayés,.
Mmx PARPALAID. — Et vous pensez en quer vos méthodes ici ?
KNGCK. — Si je ne le pensais pas, madame, re prendrais mes jambes à mon cou, et vous ne me rattraperiez jamais. Evidemment ïe préférerais une grande so ù MM PARPALAID, son mari. —- Toi qui vas à Lyon, ve nn pas demander au docteur quelques renseignements sur sa anéthode ? Cela n'engage à rien.
Le Docteur, -— Mais le docteur Knock ne semble pas tenir à la divulguer.
KNOCK, au docteur Parpalaid, abrès un terrps de véflexion, — Pour vous être agréable, je puis vous proposer l’arrangement suivant : au lieu de vous payef, Dieu saft quand, en espèces, je vous paye en mature : c'est-à-dire que je vous prends huit jours avec moi, et vous initie à mes procédés. ;
Lx Docteur, piqué. — Vous plaisantez, mon Cher confrère. C'est peut-être vous qui
m'écrirez dans huit jours pour me «domander conseil. 4 un — Jen rafténdra pas jusque-là. Je
compte bien obtenir de vous aujourd'hui même plusieurs indigations très utiles.
LE Docreur. — Disposez de mor, mon cher confrère.
KNock. — Est-ce qu 41 y à un tambour de ville, là-haut ?
LE DocTEUR. —- Vous voulez dire un homme
qui joue. du tambour et qui fait des annonces au public ?
KNoCK. — Parfaitement.
Le Docteur. — [I y a un tambour de ville.
La municipalité le charge de certains avis.
Les seuls particuliers qui recourent à lui sont les gens qui ont perdu. leur porte-monnaie, ou encore quelque marchand forain qui solde nn déballage de faïence et de porcelaine.
. KNG6CK. — Bon. Saint-Maurice a combien d'habitants ?
LE Doct£ur. —- Trois mille cinq cents dans
l’agglomération, je
crois, et près de six mille dans la commune,
KNocxk. — Et l’ensemble du canton ?
LE DocTEuUR. —— Le double, au moins.
Krock. — La population est pauvre ?
MME PARPALAID, —— Très à l'aise, au contraire, ct même riche. Il v à le grosses fermes, Jeaucoup de gens vivent de leurs rentes ou du revenu de leurs domaines.
L£ DocTEURr. — Terriblement avares, d'aillours, :
KNotk..— Il y a de l’industrie ?
LE Docteur. — Fort peu.
Kwock. — Du commerce ?
.MME PARPALAID. -— Çe ne sont pas les boutiques qui manquent.