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Pépinière de Auguste Dupuis au village des Aulnaies, comté de l'Islet [microforme]

5 Je suis henreux d'offrir à ceux qui désirent acheter des arbres fruitiers une appréciation de ma Pépinière, faite par

M. l’abbé Provancher, auteur du Verger Canadien et rédacteur du Nuturaliste Canadien.

J'y joins aussi un article de la Semaine Agricole, sur la plantation des Arbres fruitiers; de la nécessité de faire un bon choix d'arbres, et de les acheter chez des pépiuiéristes recom-

mandables.

AUGUSTE DUPUIS, Pépiniériste.

Une visite à la pépinière de M. Auguste Dupuis

Progrès avec prudence ; Pratique avec science,

Depuis plusieurs années le manque de pépinières se fait de plus en plus vivement sentir: dans notre Province. Il n'est pas tonjonrs facile de recourir aux pépiniéristes étrangers, surtout lorsque l’on n’a besoin que de quantités minimes de plants. Quelques spéculateurs peu scrupuleux se sont mis depuis une couple d'années à exploiter ce besoin, en se faisant agents de pépiniéristes américains pour exploiter la bonne foi de nos cultivateurs en leur vendunt des plants à des prix doubles et triples de ce qu’ils valent généralement. On n’en a pas vendu pour moins de 51,000 dans les comtés de Portneuf et de Champlain, dans l’espace de quelques semaines seulement. Les prix courants étaient de $9 à $10 la douzaine pour des plants tout ordinaires, qu’on peut avoir partout pour $4 et $5 la douzaine. i

Nous sommes heurenx de pouvoir annoncer à nos lecteurs que la Province de Québec possède actuellement une pépinière qui peut suffire pour le moment aux demandes des cultivateurs, et dont les prix n’ont rien d’exhorbitant. C'est celle de M. r Dupuis, au village des Aulnais, comté de PIslet, c’est-à-dire à 2 lieues plus bas que Québec. M. Du-

puis, engagé dans le commerce après son cours classiqne, fait au Collége Ste. Anne, est sur le point de laisser à un associé le soin de sun magasin, pour se consacrer uniquement aux travaux de sa pépinière qu'il affactionne d’une uianière toute ieulière et qu’il conduit en homme intelligent et enteudu, La probité de M. Dupuis, est bien connue dans. toute la côte du sud, et ses manières affables avec sun exquise politesse rendent eucore plus agréables les rapports qu'un peut avoir avec lui.

Voulant juger par nous-même des rapports qu'on nous avait faits, nous sommes descendu à St. Roch des Auinaieg et nous déclärons avoir été agréablement surpris de ce que nous y avons vn. Ses plants sont partout dans un ordre parfait et nous n’hésitons pas à les recommander comme étant ceux qui

euvent offrir les plus grandes chances de succès, D'ailleurs, il existe une immense différence entre un homine honnête,

ui tient à sa réputation, et qui écoule Jui-mêine les produits de sa propre culture, et l'agent spéculateur, le plus souvent ignore, qui ne vise qu’à arracher de l’ürgent pour leinoment, sans se soucier de ce qui pourra suivre. Ces agents délicats ont été jusqu’à assurer, en certains endroits, que les pommiers qu'ils offraient étaient greffés sur des senelliers. Pour. quoi pas aussi bien sur des trembles ou des épinettes, ce tzerait peut-être encore plus commode?

M. Dupuis a un lot de pommiers pour la vente de l’antomne actuel comme on peut guère en voir de plus beaux. Ses plants de 6 à 7 pieds de hauteur, eu égard surtout à la sécheresse qui a prévalu cette année durant ces derniers mois, n’ont fait que des pousses assez courtes, mais fortes, et de bois bien aoûté comme on dit en arboriculture. Nous anrions la plus grande confiance en ces plants, parce que le grand défaut en ce pays vient toujours de ce que, le plus souvent, les nouvelles pousses ne peuvent assez murir leur bois pour résister aux gelées de l'hiver. Ces plants à hautes tiges sont entremelés dans les lignes avec un grand nombre de stelains greffés sur paradis dont plusieurs portaient des fruits magnifiques. :

M. Dupuis a vendu des plants le printemps dernier ponr un montant considérable, et il se propose chaque année de donner plus d'extension à sa pépinière. Il y a pas de doute cependant qu'avant peu il ne pourra rencontrer toutes les demandes et qu'il y aura compétition quelque part. Mais nous pensons que M. Dupuis. a dans le terrain à sa disposition uu An as qu'on ue peut trouver partout ailleurs. C'est uu sable d'alluvion mêlé de schistes calcaires très-divisés, ce qui rend le sol toujours friable, facile à s’échautier et reteuant peu d'humidité, de sorte que ses plants ont toute

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JY'apparence de ceux qui auraient erm dans nn climat plus ay Sad. Ajoutez une excellente exposition protégée par de grands arbres contre les vents trop violents. Aussi avonsnous pu voir dans non verger un inagnifiqne poirier tout chargé de fruits de Ig plus belle venue. C’est un Louise bonne de Jersey grefté sur eognassier. L'arbre, qui peut avoir nne douzaine de pieds de hauteur, forme une piramide parfaite et ne porte pas moins de 200 beaux fruits.

C’est certainement ja un beau succès; cependant nous pensons que la culture du pririer ne peu réussir dans notre province’ qu'avec des soins ussidus et les circonstances de so]

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8 ce que nous et d'exposition exceptionnelles. Ce qui nous confirme dung 955 parfait et cette opinion, c't que nous avons vu tout près d'autres ant ceux qui I poiriers ne montrant pas un tel air de vigueur et de santé.

8. D'ailleurs, haine honnête, e les produits plus souvent ar le moment, ents délicats que les pomelliers. Pournettes, ce se-

M. Dupuis joint aussi à ses arbres fruitiers, comme on le fait duns presque toutes les pépiuières, la culture des arbres d'ornement, des petits fruits, des fleurs, etc.

Le prix des arbres de M. Dupuis varie de 25 à 75 centins. Labbé PROVANCHER. ES à

Plantous des arbres

Nons constatons avec le plus grand plaisir le nombre considérable d'arbres fruitiers qui se plantent cette année dans notre Province. Des pépiniéristes ont visité nos campagnes avec un suceës réellement étonnant et out vendu partout des milliers de sujets, spécialement des ponnniers. gi

Inutile de dire que nous encourageons ce mouvement ; mais comme toujours nous aimons à élever la voix de la prudende et à mettre nos lectenrs en garde contre les calcul exagérés : les déceptions sont si amères et parfuis si fatales aux cultivateurs !

D'abord il faut bien s’assurer de la qualité des arbres que lon achète: pour les pépiniéristes il peut se rencontrer des gens sans principes qui visent avant tout à écouler leur marchandise et qui se moquent d'avance des mécomptes qu'ils ont causé. Pour nons nons sommes, en général, opponé à ceux importés de l'étranger. Outre la protection que nons dévons à nos compatriotes, ces derniers uons oftrent toujotirs plus de 8 parce qu’ils bâsen: leur avenir sur les Spératlins qu’ils feront dans le pays et sur la confiance qu’ils sauroût iuspirer à leurs citoyens. Il n’en est pas ainsi des étrangers qui ne font que passer et ue comptent guère se faire une clieutèle durable dans ce pays. Cependant nous sommes loin de vouloir exclure les étrangers honnêtes qui veulent nous rendre de véritables services; tout ce que nous voulons

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surtout à la ces derniers nais fortes, et ure. Nous anparce que le > que, le plus ez murir leur ants à hautes grund nombre portaient des

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