‹ PépinièresChapitre 25 sur 62 · Carré des semis · texte numérisé non relu

Carré des semis

16. Carré des repiquages et rigolages, — On peut, ainsi que nous l'avons indiqué par un trait, diviser ces carrés en quatre compartiments, afin d'y établir des catégories suivant la nature des plantes ou des graines.

17 — 17. Carrés des mères. — Dans l'un sont les mères à feuilles caduques; dans l'autre, celles à feuilles persistantes. — Suivant leur exposition et la nature du sol, on les place de l'un ou de l'autre côté. Ces deux carrés, en raison de leur emploi, sont des carrés de multiplication et principalement des carrés de couchage.

18 — 18. Carrés ou écoles de plantes grimpantes et volubiles. — On dispose ces plantes soit par ordre alphabétique, soit par ordre de genres : Chèvrefeuille, Vigne vierge, Tecoma ou vulgairement Dignonia^ Wistaria ou vulgairement Glycine, etc.

19 — 19. Carrés dans lesquels, à cause de leur exposition nord, on peut cultiver en pleine terre les plantes de terre de bruyère : Rhododendron^ Kalmia, Lediim, Azalea^ Vaccinium, Andromeda, Clethra^ Erica, Cyrilltty Rhodora, etc. Pour établir ces cultures on enlève d'abord la terre, qu'on remplacp par de la terre de bruyère; on plante tout autour

une haie de végétaux à feuilles persistantes : Buis, Thuia^ Bioltty etc.; et, pour régulariser le tout et enfermer les bâtiments dans un rideau de verdure, cetle haie ou ce rideau peut faire le tour des bâtiments, et se prolonger même jusqu'à la porte d'entrée ^, ainsi que l'indiquent les lettres khh h. A rintérieur de ces deux carrés, et dans les platesbandes iiy on fait, sous cloches et en pleine terre, des boutures à froid, particulièrement celles des espèces à feuilles persistantes : Laurier-Tin (Vibîirmim Timis), liaurier-Amande ordinaire [Lauro-cerasus vulgaris)^ Erica, Fusain du Japon [Evonymus japonica), Auaiba japonica, etc. On peut, s'il est nécessaire, y multiplier les abris, disposition indiquée dans l'un de ces deux carrés par les lettres j;.

20 — 20. Ces deux carrés peuvent être consacrés aux essais tu expériences, soit pour hasarder des plantes en pleine terre, soit pour essayer de nouveaux procédés de culture ou de multiplication.

Toutes les autres parties qui n'ont pas de numéro sur le plan serviront à l'éducation en grand des essences diverses, résineuses, forestières, à feuilles caduques, et à celle des arbres fruitiers ou d'ornement, etc. ; et pour la désignation de chacune d'elles on adopte l'ordre alphabétique ou l'ordre numérique.

Les grands arbres ou arbrisseaux destinés à servir de porte-graines et de porte-greffons , et qui, par leurs dimen- ■ons, exigent trop de place pour être réunis et disposés sous ferme d'école, peuvent trouver leur place le long des grandes allées, en les plaçant à des distances plus ou moins wpprochées, suivant la force que chacun d'eux peut acfiérir.

Le plan grav. il suppose un terrain à peu prés de nîncau et réguher, formant un rectangle qui se rapproche du Oirré. Dans le cas d'un terrain de forme irrégulière, il est toujours facile de le régulariser, en rejetant sur les bords, ainsi qu'on l'a vu précédemment, toutes les parties sinueuses anguleuses. C'est à dessein que toutes les allées, sur le

plan, sont dessinées en lignes droites; c*est la forme qui occasionne le moins de perte de terrain, et qui offre aussi la plus grande facilité pour Texéculion des travaux, deux points des plus importants dans l'exploitation d'une pépinière, au point de vue du produit. Si le terrain est en pente, on peut être forcé de modifier, de changer un peu la disposition des allées et des constructions, en consacrant à ces dernières l'emplacement le plus convenable, en ayant égard à la configuration du terrain, à la beauté du point de vue, et surtout à la facilité d'y arriver avec les voitures. Le manège, s'il est jugé nécessaire, est alors établi sur l'un des points les plus élevés ; sinon, on élève assez le réservoir principal pour que l'eau puisse ensuite se distribuer à l'aide de conduits dans toutes les parties du jardin qui doivent être arrosées. S'il est absolument impossible d'avoir de l'eau, excepté sur quelques points de la pépinière, les cultures les plus délicates, el qui par conséquent demandent à être arrosées, sont établies spécialement dans les compartiments à portée de l'eau; c'est là, particulièrement, que doit être réuni tout ce qui se rattache à la multiplication, et c'est là aussi que les bâtiments doivent être placés, à moins d'empêchements majeurs.

Ce plan, quoique compliqué en apparence, ne renferme cependant que ce qui est nécessaire à une bonne maison d'exploitation de pépinière ; il est bien entendu que toutes les divisions indiquées pour le terrain, ainsi que les constructions décrites, sont tout à fait arbitraires ; elles peuvent varier, suivant le goût du propriétaire ; dans une foule de circonstances, elles doivent même êlre modifiées, soit par la disposition du terrain, par sa nature, ou par tout autre cause impossible à prévoir, et en présence de laquelle on se trouve seulement au moment de la mise à exécution.

DE LA HULTIPLIGàTION. ^

Page 1