PER£ ET TELS
diamans , dont il voua prie de vous parer sur-le-champ!.,
CLÉUENTINE, sourianl et prcnrtni l'ccrin.
Des diamans pour courir la poste?
LÉOPOLD. Vous ne partez plus... soafils est ici... et pour paraître .ü sa noce...
CLÊMENTINB , qui a ouvert récrin. Âli!,.
c’est beau!., un collier... des boucles d’oreilles... jainaisje n’oserai mettre cela.
LÉOPOLD. M. Mathias l’exiQe...
CLÉMENTINE. Je ne veux pas le contrarier... mais en vérité, tout ce qui m’arrive me semble un rêve!... un chaii- {jement si inattendu... (Tout en causant elle séparé avec Us diamans.) Car, vous ne savez pas...
LÉOPOLD, d’an air contraint. Si, si...
mademoiselle. . . j ’ai appris qu’un événement heureux... je vous félicite bien sincèrement...
CLÎMlnTISI.
Aim : Si /e suis infirtète. ( La Fiancée.) Qnelle froideur Madame !
F.h I bon Dieu! mon bonheur Voua fait-ii de la peine?
LSorOLn.
Jngez mieux de mon cernr :
Je vons rois si distraite Par l'éclat des bijoux...
CLBUsaTiai, achevant d*ntloeher ses boucles d'o~ reitles.
Vous me croyez coqncitc.
C'est bien mal entre noos.
( Se tournant vers lui.)
Voyons, monsieor, comment me tronvez-vons ?
Dites, monsienr, eomment me trouvez-Tons ?
LÉOPOi.D. Très-bien!., cependant, vous me sembliez mieux ce matin... maintenant, que vous voili riche... grandedame.
CLÉMENTINE , souriant. Grande dame !...
moi... quelle folie!... il n’en est rien, je vous jure... si j’ai retrouvé un ami... si j’ai repris un nom que j’avais trop de raisons de cacher... en quoi cela peut-il vous attrister?..
LÉOPOLD. C’est que moi , je n’ai changé ni de nom... ni de fortune...
CLÉMENTINE. Eh bien ! croyez-vous que je ne me souvienne plus que ee matin , quand j’étais abandonnée de tous, je n’avais qu’un seul appui... qui me disait alors...
(Le regardant en dessous.) Qu’est ee que vous me disiez donc ce matin , monsieur?...
LÉOPOLD , avec embarras. Je ne me rappelle pas...
CLÉMENTINE. Moi, je ne l’ai pas oublie... et, quoique peut-être ce ne soit pas convenable, je vous le répéterai : vous ne désiriez la fortune que pour me l’oftrir... moi, je ne «aux un-jsort heureux que pour le partager avec vous...
LÉOPOLD s avec joU. Ciel!...
CLÉMENTINE. Et si l’on s’y opposait.....
ch bien !
/firme olr que U prèeéJtnt,
Sans regiet, san» ü’istesae,
Soudain Je repondrais :
Kepeenet lua richesse,
Vos don» et ro» bienfait» î Mot, devenir ingrate \ tester pauvre est pin» donx!
LIOPOJ.O , avec irnnsftort.
Dieu ! Quel cs[K>ir tue flatte 1
CLsaeKTiHB, tendrement.
Toujours! loujour» à touil ( Se Umrnant vers lut en iourûint.)
Et maintenant comment me trouvet-vou» f
Mai», parlea donc, comment me trouTes-voDs?
LÉOPOLD, lui baisant la main. Alt!...
pltu jolie que jamais... mille fois mieux que ce matin...
CLÉMENTINE. JVn étals sûre!.. ( Regar~ dont au fond.) Eh! mais... quelle foule!...
LÉOPOLD. Ah!... sans doute... la noce de ce baron ridicule...
CLÉMENTINE , effrayée. Ib viennent ici... ah! mon Dieu!., la comtesse qui m*a défendu de rraaraîire devant elle. . .
LÉOPOLD. Il faut attendre M. Mathias!
que craignez-vous, d’ailleurs?., ne suis-je pas lÂ?...
CLÉMENTINE. Oh!... c’est égal j'ai
peur !...
(Elle M cache dana uo coin, à rextremité da tbcàirt.
Léc^Id e»t prêt d'elle. )
Les Mêmes, MATHIAS FILS, LA COM- TESSE, en toilette, LE NOTAIRE,
Hommes et Femmes, Invités, nuû