‹ pere hecker: est-il saint?Chapitre 55 sur 58 · FT · texte numérisé non relu

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Conclusion.

Et maintenant, il serait temps de conclure; mais cette (âche est moins la nôtre que celle du lecteur.

Le P. Hecker.

Sur la personne du P. Hecker, nous n’avons, semble-t-il, que peu à dire, car sa physionomie apparaît vivante et vraie dans les citations que nous avons données de sa VIE

Cette physionomie n'est pas sans charme, même pour nous qui ne sommes point suspect de faiblesse en sa faveur.

Nous comprenons qu'on l’ait aimé, et nous ne doutons pas que la divine bonté ne lui ait accordé des grâces peu communes

Plus défiant de lui-même, plus soumis, plus humble, il eût pu devenir sinon un saint, du moins un homme d’une grande piété, un prêtre accompli.

La vie du P. Hecker.

Son malheur, après celui d’avoir manqué d'une direction spirituelle ferme et suivie, c’est d’avoir eu pour admirateurs et pour historiens des biographes trop peu discrets.

La science théologique, la connaissance des

éléments de Ja vie spirituelle, faute desquelles le P. Hecker s'égara si souvent, auraient permis à ses biographes : le P. Elliot et son traducteur anonyme, de ne pas mettre en évidence, sans le savoir, les côtés les plus défectueux d’un caractère qui appelait tant de réserve.

L'édition française, la seule dont nous ayons eu à nous occuper, en accentuant encore ce dé- faut de mesure et en prodiguant au P. Hecker des éloges outrés, l’a desservi devant lhistoire.

Les disciples du P. Hecker.

Ce que nous avons dit de sa Vie, nous le dirons, et plus encore, des disciples et des continuateurs de l’œuvre d’'Hecker. Les Paulistes vivaient en paix à New-York et nous à Paris.

Un livre qui, pour les élever, rabaissait toutes les familles religieuses et menaçait d'en altérer l'esprit par l’influence de ses doctrines, nous a obligé à dire aux fils d'Hecker ce qu’ils ne voudraient pas entendre. La faute n'en est point à nous.

Quant aux chefs de l’américanisme, à ceux qui mènent actuellement la campagne, ils ont tiré les conséquences des principes posés par leur maïitre et, en cela encore, n'ont pas servi sa mémoire.

L’américanisme.

Aujourd’hui, après l'examen que nous venons de terminer, sur les pièces rassemblées dans ce volume, et qui sont une faible partie de celles que l’on pourrait réunir; il est permis de considérer l'américanisme comme l’un des plus grands dangers qui menacent 1 Église. |

C’est la conclusion que cette étude a fait naïtre et a confirmée dans notre esprit; n'est-ce pas la vôtre, cher lecteur ?

Puisse, cette conviction, se former aussi dans l'esprit de ceux queles apparences du bien et les entrainements de la mode ontun Me :

puisse-t-elle leur faire rejeter la coupe \empoisonnée de l’erreur, qui déjà touche leurs lèvres! Ce serait pour nous une belle récompense.

En terminant la Vie du P. Hecker, son biographe anglais, le P. Elliot, disait de lui :

« Ce n'est pas un adieu que nous lui disons ici; car notre siècle et notre pays d'Amérique

acclameront toujours davantage, à mesure qu'ils les connaïîtront mieux, et sa personne et sa doctrine.

» Dieu conduit son Église à un apostolat qui développera, de plus en plus, dans le sein de la vérité et de la vertu catholiques les aspirations de l'humanité vers le progrès et vers le mieux : ce sera la gloire d’Isaac Hecker d’avoir enseignéles

principes et donné la méthode qui assureront le succès de celte œuvre splendide. » (Page 427.)

Nous n’avons pas à formuler de pareils vœux ni de telles espérances, mais si ce livre doit déplaire à plusieurs et nous attirer leurs reproches, nous répondrons que ce siècle qu'ils aiment est un siècle de libre discussion et de pensée indépendante : usant, pour notre part, d'une liberté qu’ils ne marchandent point à d'autres, nous faisons acte de cette initiative qu'ils préconisent et de cette « indépendance native » dont ils ne sauraient revendiquer le monopole pour eux seuls et pour leurs amis.

Dans un temps où tout le monde se mêle décrire, et où les plumes sont faites du même métal que les épées, nous usons du droit commun, en écrivant, et si quelqu'un se sent blessé par les coups que nous portons à l'erreur, eh bien! qu’il dégaine à son tour!

TABLE DES NOMS DE PERSONNES

Alexandre (Prince), 152.

Alphonse (Saint), 42, Dole Suiv. 11, 19, 123;

Aristote, 176, 178.

Arnold (Edwin), 326.

Astor (Baruch), 177.

Astor (John Jacob), 177.

Athanase (Saint), 305,

Auber, 122.

Augustin (Saint), 84, 85, 246.

Baker (R. P.), 46.

Barat (Vén. Mère), 159 et suiv.

Barnabo (Cardinal), 63.

Baunard (Mgr), 159.

Bernard (Saint), 144, 206, 207,

Bezimie, 386.

Bismarck, 156, 157,

Blondel, 96.

Booth (Général.), 230, 231.

Bossuet, 140.

Bouddha, 319, 331.

Bouix (Abbé), 139.

Bourdery, 319 et suiv,

Bourdoise, 164.

Bourrier, 381, 383.

Brownson, 99, 119 et suiv., 314 et suiv.

Brunetière, 274, 215.

Burnichon® (R: P:), 149,°4152; ISA

Calvin, 84.

Carlyle, 19.

Catherine de Gênes (Sainte), 30, 151.

Catherine de Sienne (Sainte}, LT.

Caussade (R. P. de), 140.

Cécile (Sainte), 140.

Chabrol (Comte de), 202, 206,

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