SCÈNE TREIZIÈME
JULIETTE
Voilà trois mois que monsieur le marauis me fait la cour.
CAROLINE
Hein?
r!i quoi, Juliette!
JULIETTE
Ce n'est pas ma faute, si monsieur le marquis est louibè amoureux de moi ; j'étais la seule femme distingué qu'il y evit au château.
FERNANDE
Au chàtea», mais alors ce billet que j'ai trouvé dans ma chambre?
Elle tire le billet de son coiva^o ot lt> «bune à Juliette. JULIETTE.
C'est moi qui l'avais perdu !
CAROLINE
Une lettre du marquis. (Désiçnam le coffret.) Tu as donc abisé de ma coniiance ?
Elle passe *.
FERNANDE
Est-ce que tu en doutais?..
CAROLINE
Et la lettre apportée hier par Joseph?
JULIETTE
C'était encore pour moi.
CAROLINE, elle passe ••.
C'est indigne, je ne veux plus rien conserver du marri uis. (Elle tire de son corsage des lettres qu'elle déchire.) Etre jOUée
r»insi, quelle leçon!
Elle tomiie sur un siège à gaiicJie.
FERNANDE
Quelle honte 1
Même jeu, à Jntite.
• Juliette, Caroline, Fernande.
•• C«r9line, Juliette, Fernande.
30 PKRFIDE COMME L'ONDE
JULlËTÏi;.
Si ces dames veulent encore une tasse de thé. .
lERNANDE, se lève.
Mademoiselle, ù compter d'aujourd'hui, vous quittez mon service,
JULIETTE
Ah! madame.
CAROLINE, se leva.
Juliette, je vous prends au mien... f\ part.) Cette lilleli\ me sera très-précieuse contre mes amies; ma chère Ternande, tu as pris ta revanche avec beaucoup d'esprit* C'était de bonne guerre, si nous faisions la paix.
FEUNANDE.
J'allais te le proposer!
Elles s'embrassent.
JULIETTK.
Oh! les femmes! perfides comme l'ondei
Ridaan.
flN