‹ Perforation en arrière de l'ulcère du duodénumChapitre 8 sur 19 · ON PR TETE TETE · texte numérisé non relu

ON PR TETE TETE

deux, trois heures après les repas et l'apparition dixhuit ans après de saignements copieux sous forme d’hémathémèse, les évacuations couleur goudron et jusqu’à janvier 1912 les symptômes douloureux du côté du tube digestif semblent indiquer nettement un ulcère en évolution. |

-D’autre part la formation de cette tumeur résistante dans la partie droite de l’ahdomen, lf découverte d’un abcès qui guérit sans complication dans l’espace de trois semaines el l'amendement très net

après l'opération des sympômes douloureux pou-

vaient-ils conduire au diagnostic ?

-CEtla question quise pose, dit l’au‘eur, est celle-ci : « quelle idée peut venir en présence des phiegmons & apparaissant dans de telles conditions ? L'idée qui

. « vient tout d'abord à l'esprit est celle des abcès

«appendiculaires.

4 [ e . “ Q * « La première objection à cette façon de voir est .

-&que pendant la première semaine de la maladie

«le patient n’a présenté aucun symplôme objectif «au point appendiculaire ; la deuxième est que du « jour où le patient s’alita il n'eut jamais aucun « signe d'irritation péritonéale comme dans le cas « d'une appendicite aiguë.

«D'ailleurs à l'examen de la région lombaire droite,

« d’après la situation et les renseignements fournis

« par la palpation, la résistance assez bien délimitée

. «en avant et descendant vers la partie inférieure,

«et enfin les symptômes douloureux, on pouvait «aussi bien penser à ces abcès bacillaires fusant

« dans la fosse iliaque. Mon premier diagnostic en «examinant le malade chez lui fut celui d’abcès péri- « néphrétique intéressant le rein droit : il avait à ce «moment de l’albumine dans les urines; mais le « malade n’en avait jamais eu avant, ni aucun symp- « tôme de lésion rénale dont le phlegmon réel eut été « la résultante. Rien du côté des organes génitaux. « L'apparition d’albumine dansles urines ne pouvait «être que transitoire et due à l'état général du « malade. ; ;

« Donc ni dans les commémoratifs, ni dans l’état « du malade au moment de l'opération, où ultérieu- «rement rien ne vient à l’appui de la thèse que «l’abcès venait du rein droit. Pas la plus petite rai- « son de penser que le pancréas, le foie ou les con- « duits biliaires fussent le point de départ de la «suppuration (1). Par élimination restait à peu près. «le seul point possible desuppuration : le duodénum

« Si on réunit de tels faits et étant donné que le « malade en question avait sans aucun doute un «ulcère du duodénum et vit les derniers temps les « symptômes douloureux s’aggraver comme c'est le « cas les jours qui précèdent le moment où un ulcère « vase perforer il ne me semble pas seulement pro- « bable, mais à peu près certain que l’abcès dans ce «cas était dû à une perforation d’un ulcère de la « paroi postérieure du duodénum. »

1. De tels cas en effet avaient à ce moment-là été mis en lumière par Springel (Archio. fur. Klin, Ghir., 1911).

= OBSERVATION II (Fôrster 1865 (1).

Perforation en arrière constatée à l'autopsie.

Homme de dix-neuf ans précédemment en bonne santé. A longtemps souffert de douleurs et de tirailiements de la

région stomacale une à deux heures après les repas. Soudai-

nement a montré des symptômes douloureux aigus et meurt

peu de jours après. | j

L’autopsie montre la cavité abdominale remplie de débris

alimentairesetde gaz. La paroi postérieure du duodénum pré-

. sente un ulcère ouvert dans la région abcédée située sur la

face antérieure du rein droit, mais sans limites précises sur-

tout à la partie supérieure ‘ou elle fuse versfles gros vais-

seaux.

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