SCÈNE VI
F.WIÈRES , sombre , MADAME DE VITRÉ, CAROLINE.
MADAME DE VITRÉ
Ah! c’est vous, Favières?
FAVIÈRES , bourru*
Oui, moi. Et vous, vous voilà ici, bien tranquille? Vous ne savez guère ce que fait votre bon sujet de üls pendant ce Icir.ps-là?
MAbASifi 0Ë VtTné, ave; ac^lsse.
Mon fils !... mon ûls! que fait-il? où est-il? De grâce, mon' ami! où est-il?
FAVIÈRÈSi
A deux pas d’ici, parbleu ! à l’opéra { dans les coulisses, (u r*
l'aiMOlr à droltb de la dxoïinéa.)
ÜADAIIIË Dë vttnéj ATèo ha éclôt de |3ls»
Ah I le ciel en soit loué ! C’est-à-dire , ne mêlons Jias le ciel à
ces ChOSeS-là... (a part, regardant de coin de l’œil Caroline qnl e’ast lalsade tomber sur un fauteuil au fond à droite où elle traraille.) El O aimerait mieUX
qu’il se fût brûlé la cervelle 1 ( Haut.) Je suis bien contente de ce cpie vous me dites, mon bon Favicrcs, allez !
FAVIÈHES.
Comment ! vous êtes contente que votre fils soit avec les demoiselles de l’Opéra? Eh bien 1 vous n’étes pas difficile à contenter.
MADAME DE VITRÉ, riant.
Voilà comme je suis, moi !
FAVIÈRES
Eh bien ! c’est gentil... c’est moral !
MADAME DE TITRÉ
Ah! c’est ça... parlez-nous de morale, vous, je vous en prie!
(Caroline prend son ouvrage d’un air de rL'Solntion, et travaille en silence.) MaiS a
propos," Favières, comment se fait-il que vous ne soyez pas encore couché? Car, Dieu merci 1 vous ne m’avez pas dissimulé vos projets intimes, au inoment où vous quittiez la chancellerie.
Sans doute, c’était bien ihon intention mais le grand air
m’avait réveillé... une fantaisie m’a pris : j’ai traversé la rue et fait un tour dans les coulisses...
MADAME DE ViTRÉ.
Ahl ahî Caton... l’ancien!
FAVIÈRES
Oh! mon Dieul sans aucune prétention; Et cependant ... (son Tistfe B’douircit.) Pour rendre hommage à la vérité, je dois dire que je n’ai pas été mal accueilli. Ges dames...