‹ Peril en la demeure comedie en deux actes, en proseChapitre 56 sur 59 · LA ROSERAIE, MADAME DE VITRÉ, CAROLINE · texte numérisé non relu

LA ROSERAIE, MADAME DE VITRÉ, CAROLINE

MADAME DE VITRÉ

Mais pourquoi donc? (Haut, à caroiine.). Eh bien, mon enfant, vous voyez que notre épreuve a réussi... et j’espère que vous ne douterez plus de sa tendresse... (mie lui prend la main, comme pour la

eonduLre à son mari.)

Je vous comprends, madame... je vous remercie... Mais pour être bien assurée de cette précieuse tendresse... pour en être heureuse sans remords, il faudrait la mériter... et non la surprendre...

LA ROSERAIE

C’est donc vrai?

CAROLINE

Cet aveu , je le sais , monsieur, peut nous séparer à jamais ; mais s’il pouvait nous réunir, ah! ce serait aussi à jamais... Oui... dans une heure de doute et de découragement, j’ai écouté, avec trop de patience, un langage qui vous offensait. La main qui a écrit ce billeU pu un jour... un instant... toucher la mienne... J’en ai rougi ; mais je l’ai souffert.

MADAME DE VITRÉ

Bien, bien, mon enfant ! courage !

CAROLINE

Voilà ma faute , toute ma faute , je vous l’atteste ! Elle esS

grande, je le sais ; mais je vous atteste aussi devant Dieu que jamais l’ombre même d’une telle faiblesse na se fût mise entre nous, si vous m’aviez lait entendre jamais une ces dquces paroles que je recueillais tout à l’heure de vptre bouche avec ravissement!... Vous allez prononcer sur mon sort, monsieur; mais ces douces paroiee en ont déjà décidé. (Tris-émuc.) Condamnée ou pardonne© , je passerai ma vie désormais à chérir ou à regretter amèrement le cœur que j’ai méconnu... que je connais trop maintenant, si jo^dois le perdre. — Est-ce donc fini tout à fait... dites?

LA ROSERAIE, lai pron«nt U main* Jô VOUS CroiSi (U la serre sur son coeur.)

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